Test – Koihime Enbu : La romance des trois royaumes en version combat de filles

 

Il est assez surprenant de voir de plus en plus de jeux de combat revenir sur nos ordinateurs et consoles. Le genre paraissait pourtant être en large désuétude. Mais curieusement, peut-être encouragé par le prolifique Arc System Works, ces jeux réapparaissent petit à petit. Et si les plus célèbres sont en 3D, nombre sont exploitent parfaitement la 2D au plus grand plaisir des joueurs. Et c’est ici qu’arrive Koihime Enbu.

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Jeunes demoiselles et armes blanches

Alors, Koihime Enbu … Bon, on va la faire rapidement car il n’y a pas énormément de choses à dire sur ce jeu. Pour vous faire comprendre mon état d’esprit plus simplement, je dirais que Koihime Enbu n’est pas un mauvais jeu du tout mais le problème est qu’il n’y a pas grand-chose à dire dessus. Et vous allez vite comprendre pourquoi. En fait, le jeu ne propose pas énormément de contenu de prime abord. Vous me direz, des jeux comme BlazBlue ne proposaient que 10 persos de départ et c’était une bombe. Certes mais ici c’est encore plus pernicieux que ça. Le jeu vous propose 13 personnages, tous féminins, ainsi qu’un boss. Ce n’est pas énorme mais on peut faire avec. Ah, et si vous vous demandez pourquoi uniquement des personnages féminins, c’est parce que Koihime Enbu est un spin-off d’un … visual novel pour adulte. Oui, ce sont des personnages d’eroge (pour ceux qui connaissent). Ceci explique le côté fan service mais aussi certains excès de formes voluptueuses ça et là. Franchement, certains pourraient trouver cela dérangeant mais personnellement cela ne m’a pas gêné plus que ça pendant mes parties car ne connaissant pas l’eroge d’où sont tirés les personnages.

Revenons sur le jeu et donc Koihime Enbu est un jeu de combat en 2D assez classique qui a très certainement pris comme exemple les productions estampillées Arc System Works comme référence. En effet, les personnages sont beau, très beaux même et avec un grand soin apporté aux détails des animations. Sur ce point, rien à dire : c’est impeccable. Les décors en revanche m’ont un peu déçu. Ils sont bien jolis mais franchement ternes par moment et surtout totalement dénués de vie. Ce sont de beaux artworks sur plusieurs plans mais ça ne marche pas bien avec les personnages. On a souvent l’impression que les personnages ne s’intègrent pas du tout dans les décors, surtout ceux plus sombres par exemple. Passons maintenant à la partie gameplay et … hé bien c’est du classique. Deux ou trois coups spéciaux, une super et une super-super sont à votre disposition. Les coups sont quasi les mêmes entre tous les personnages ce qui permet de facilement passer de l’un à l’autre. Il y a 3 boutons de coups (faible, moyen et fort) et un bouton pour les choppes qui sert aussi pour certains coups spéciaux. Donner un coup en appuyant sur une direction changera la façon de frapper de votre personnage et vous pourrez ainsi jongler entre toutes les possibilités d’attaque.

Des filles qui se mettent sur la tête !

Des filles qui se mettent sur la tête !

Du classique, vous dis-je … mais pas très complet

Un de mes regrets à ce niveau est que le jeu est un peu trop avare en aspects techniques. Oui il propose la base des jeux de combats en 2D de l’époque mais c’est juste la base et j’aurais aimé qu’il me propose plus de choses. En parlant de plus, Koihime Enbu a également un système de support représenté par un personnage que l’on choisit au début du mode solo. Celui-ci vous permettra de lancer une attaque spéciale personnelle qui consommera une barre de furie, barre aussi utilisée pour lancer vos supers. Ettttt voilà, c’est à peu près tout. Le jeu est rythmé mais pas super nerveux non plus, le gameplay et simple, efficace mais donne un goût de trop peu. Sinon on a plusieurs modes de jeux et là aussi on sent qu’il manque pas mal de trucs. Hormis un petit mode entrainement peu utile et un mode galerie, on trouve les classiques modes histoire, arcade et versus en local ou en réseau. Pour le mode histoire, c’est presque risible. Un fond fixe, des rectangles de dialogue avec la tête des personnages et un texte tellement dispensable que l’on finit par le zapper systématiquement. Non, l’histoire n’a rien d’intéressant ni même de motivant. Préférez donc le mode arcade qui vous fait combattre contre une petite dizaine d’adversaire à la suite.

Il nous reste donc le mode versus en solo qui ne propose rien de bien folichon mais a le mérite d’exister. Et puis le mode versus en réseau queeeeee … je n’ai pas pu essayer. Trois jours durant j’ai tenté de créer un salon ou d’en rejoindre un sans aucun succès : je n’ai trouvé aucun joueur malheureusement. Alors je ne sais pas … malchance, personne de disponible à ces heures-là, … Que sais-je. Toujours est-il que je n’ai pas trouvé d’adversaire pour tester le mode multi. Je laisse donc le bénéfice du doute à Koihime Enbu mais cela me semble quand même étrange. Voilà, c’est tout et c’est pour tout cela que Koihime Enbu me laisse un goût d’inachevé dans la bouche. Le jeu n’est pas mauvais mais n’a clairement pas la prétention de jouer dans la cour des grands. Sa technique n’est pas mauvaise mais manque de finition et, surtout, il manque cruellement de contenu pour être vraiment prenant.

 

En conclusion

Mon impression finale est que Koihime Enbu est un bon petit jeu qui ravira les amateurs de jeu de combat en manque de titres intéressants. Attention, je n’ai pas dit non plus que c’est le jeu de l’année mais il propose le minimum légal et lorsque je parle de minimum, c’est le strict minimum. Mais il fait bien le taf et c’est finalement tout ce qui compte.

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