Test – Crimson Room Decade : La croisière s’amuse … ou pas

En découvrant Crimson Room Décade lors de ma première partie, je ne comprenais pas trop à quoi j’avais à faire. Etait-ce un jeu d’aventure en point & click, un jeu d’énigmes ou quelque chose d’encore plus nébuleux. Hé bieeeennn … comment vous dire …

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Bienvenue à bord

Crimson Room Decade vous met dans le rôle de l’inspecteur de police Jean-Jackes Gordot. Il a eu l’autorisation d’inspecter une chambre d’un bateau, le Crimson, dans laquelle son grand-père fut enfermé dans les années en 1925 afin d’y recevoir un lavage de cerveaux par les partisans Trotskystes de l’époque.  Le fameux bateau coula malheureusement emmenant avec lui le grand-père de notre héros. Après avoir retrouvé et remis à flot le Crimson,  vous n’aviez de cesse de rechercher quelques traces du passage de votre grand-père. Seulement, c’est à votre tour d’être enfermé dans cette pièce aux murs teintés de rouge.  Il vous faudra sortir de cette pièce tout en recherchant les éléments laissés par votre aïeul mais surtout en conservant votre raison intacte. Et croyez-moi, ce dernier point ne sera pas une mince affaire.

Tout d’abord, je ne connaissais pas le jeu Crimson Room sorti il y a plus de 10 ans. Ce fut alors un petit jeu qui inaugurait les jeux de type Escape Room. En gros, il fallait solutionner plusieurs énigmes plus ou moins tordues pour sortir de la pièce. Ce concept se retrouve désormais dans la vie de tous les jours avec les nombreuses Escape Room que l’on peut voir fleurir dans tous les pays. Que voulez-vous, on s’amuse comme on peut. On est donc avec Crimson Room Decade dans la suite directe de cet ancien jeu et force est de constater que les deux sont extrêmement semblables dans le fond mais également dans la forme. Mais là n’est pas la question, parlons de Crimson Room Decade.

Donc, vous êtes seul, dans une pièce fermée avec juste quelques objets comme des bouteilles vides, un lit boulonné au sol, une armoire basse et deux ou trois petites choses qui trainent. On est en face ici d’un jeu de puzzle en vue subjective mais où tout est extrêmement limité.  Les graphismes par exemple ne sont pas terribles avec des aspects assez cubiques qui ne sont pas vraiment du plus bel effet. Après je veux bien que l’on suive les traces du jeu original mais bon. Les couleurs et textures elles aussi sont de qualité très moyenne et puis notre personnage n’a même pas de corps. Je ne dirais pas que le résultat final pique aux yeux mais ce n’est déjà pas très encourageant.

Ho, une commode !

Ho, une commode !

Il est où le gameplay, il est où ?

Le gameplay est … comment dire. Limité n’est pas le mot. On est en plein dans du basique. On se déplace (pas trop vu que la pièce fait quelque chose comme 3m de long sur 2m de large), on se baisse et on touche un peu partout en utilisant le curseur  de la souris. Ce faisant, on peut parfois sélectionner un objet, le faire tourner sur lui-même l’utiliser ou tenter de le combiner avec un autre objet. Ca y est, vous savez tout. Après, il y a les énigmes … Là encore, je me demande un peu à quoi j’ai eu affaire car c’est parfois vraiment tordu comme le coup des rideaux et parfois beaucoup trop simple. Surtout que vous recevez des indices constamment lorsque vous cliquez sur quelque chose et que vous ne pouvez faire la bonne action directement. Je ne dirais pas pour autant qu’il n’y a pas de challenge.

Votre première expérience dans Crimson Room Decade sera sûrement très frustrante et vous vous retrouverez complètement perdu plus qu’à votre tour.  Mais c’est justement de là que viendra la pire frustration : se sentir autant perdu dans un espace aussi réduit au point de se retrouver comme dans le temps des anciens point & click à cliquer partout sans cesse et à refaire plusieurs fois les même actions en découvrant par hasard que çà a fonctionné. Non pas que je sois totalement contre ce genre de chose non plus mais c’est parfois assez lourd. Et pourtant,  j’ai joué à tous les jeux LucasArts du genre à l’époque.

Mais là où je ne suis pas du tout d’accord, c’est sur la durée de vie et sur la fin. Si ma première partie a pris un bon 3 heures car j’étais totalement perdu sur une énigme et après tout s’est enchaîné rapidement, j’ai réalisé qu’il y a moyen de terminer le jeu en quelques minutes. Impression confirmée par quelques let’s play que j’ai regardé par la suite où le plus rapide ne met que 6 minutes pour terminer le jeu. Attention, je ne dis pas non plus qu’il ne vous faudra que quelques minutes pour terminer le jeu à votre premier essai. En revanche, revenir dans Crimson Room Decade n’a quasi aucun intérêt si ce n’est de tenter de sortir le plus vite possible. Et la fin … Je suis peut-être un peu stupide par moment (j’ai besoin de vacances, c’est clair) mais vraiment je trouvais que la fin n’a aucun sens. Mais là encore, cela n’engage que moi. Au final, je ne peux vraiment pas dire avoir apprécié Crimson Room Décade car ce genre de jeu n’est pas vraiment ma tasse de thé. Non pas que je n’aime pas les puzzle-games mais là, avec l’aspect enfermé et les limites aussi bien techniques que visuelles, je n’ai pas accroché du tout.

 

En conclusion

Crimson Room Decade est peut-être un bel hommage à Crimson Room mais j’ai vraiment eu du mal. C’est surtout l’aspect tellement … limité du jeu qui m’a déplu. Après les amateurs devraient apprécier mais pour ma part, Crimson Room Decade ne m’a pas convaincu.

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