Clin d’œil sur Pixel Piracy : notre aperçu de la piraterie en pixels

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Comment ne pas succomber à l’appel de la mer, notamment quand on peut être confortablement assis devant son écran d’ordinateur. Se mettre derrière son gouvernail virtuel, en se laissant voguer au gré de la marée. Explorer le grand large, en accostant sur des bouts de terres inconnus, à la recherche de la grande aventure. Et pour y arriver, c’est justement ce que Pixel Piracy nous permet de faire, même s’il faut pour l’occasion un peu faire travailler son imagination. Le jeu n’étant qu’un gros amas de pixel, sûrement pour coïncider avec la vague retro du moment dont semble s’être accaparée la scène indépendante. C’est en tout cas l’excuse qu’on va lui donner, car quand on sait qu’une seule personne se trouve derrière le développement, on veut bien fermer les yeux sur ce point. On va plutôt sortir notre discours de vieux joueurs, que c’était meilleur avant, et dire que cela donne un certain charme visuel à Pixel Piracy.

Avant de prétendre au titre de Capitaine, encore faut-il se dandiner sur la plage et comprendre ce qu’on attend de nous pour se retrouver à la tête d’un équipage. Car pour ne pas faciliter les choses, le jeu est en anglais, ce qui n’est pas véritablement un handicap. Mais ce qui l’est bien plus, c’est le manque total d’indication. On tâtonne donc dans le vide, à travers les menus, pour essayer d’en saisir leur utilisation. Le clic gauche faisant avancer notre petit personnage, on défile le long de la plage pour aboutir sur une taverne rempli de pirates d’eau douce qui semblent être content de notre venu. Il ne reste donc plus qu’à trouver comment interagir avec eux, mais c’était sans compter sur nos gros doigts qui dérapent sur la barre d’espace, ouvrant au passage les menus. La liste des personnages à recruter s’affiche alors subitement devant nous, et une lumière s’allume en même temps, car on vient finalement de comprendre comment parler avec les PNJ.

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On a déjà vu plus intuitif mais on va s’en accommoder, pour finalement recruter un ou deux lascars qui voudraient bien nous accompagner. On se décide pour le guerrier, en se disant que son aptitude au combat ne sera pas de trop, ainsi que le pirate car son plan de carrière se rapproche du notre. Un choix un peu par défaut, car on se demande bien ce qu’on aurait fait d’un archéologue. Et le traite, avouons le, ne nous inspirait pas vraiment confiance. La bourse plus légère, on fait le tour des marchands et même si les sabres reluisants de l’armurier nous font de l’œil, il vaut mieux investir nos piécettes restantes dans un peu de nourriture. Car on se dit que la barre de faim en bas de l’écran, ne doit pas être là comme décoration. Une fois nos stocks en mains, il ne reste que le plus important à trouver : notre bateau. Heureusement, en furetant dans les menus on est tombé sur celui de la construction des embarcations.

Il faut reconnaître que le sentiment de jouer aux petites briques est tenace. Dans la mesure où il s’agit de placer des blocs sur un schéma fait de pointiller. Le bois étant limité, on va se contenter de faire une petite barque de fortune. On aura presque peur de le voir couler à la première grosse vague, mais il faut bien commencer par quelque part. On rameute donc notre équipage sur le pont, satisfait de notre œuvre, pour encore une fois se buter face à une accablante réalité. Celle qui murmure à notre oreille qu’on ne sait toujours pas comment lancer notre bateau sur les mers. L’aventure est à porté de clic, mais encore une fois l’on doit affronter cette immonde interface, à la recherche du procédé qui nous fera avancer sur l’eau. En tout logique, on se dit que la carte doit bien servir à quelque chose et le bon sens nous donne finalement raison. Des petites cases qui représentent des îles, on en choisit une et on clique fébrilement sur le bouton de navigation au coin de la map.

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C’est partie ! Nous voilà en mouvement, la tignasse au vent et la fleur au mousquet. Écoutant nos camarades faire la causette, tout en observant les requins pendant leur ronde autour de notre rafiot. Bien entendu, aucun de nos marins ne sait pêcher ou encore cuisiner. On se dit qu’on ira leur apprendre un eu plus tard, quand on aura un peu rempli nos coffres de pièces d’or. Mais la première chose à faire, ce sera de leur faire savoir comment aller proprement aux toilettes. Car contrairement à ce que veulent nous faire croire certains membres de l’équipage, les crottes sur le pont ne viennent pas que des mouettes du coin. Le bien être de nos camarades est la priorité, leur estomac satisfait et une bonne bouteille de rhum pour le moral, rien de mieux pour éviter la mutinerie. Mais payer leur salaire est encore le meilleur moyen de les rendre heureux et loyal à notre drapeau. Une bonne petite bagarre entre deux îles est également conseillée, pour se remplir les poches et couler quelques navires au passage. En n’oubliant pas de ramener notre équipage sur notre bateau avant la mise à feu, sous peine de le voir disparaître avec l’épave. Croyez-en notre expérience.

Les pillages continuent et on prend en assurance, se disant que plus rien ne peut nous arrêter. Même les terres autochtones ne nous font pas peur. On rase Même tout un village, pour ouvrir une caisse contenant quelques pépites d’or. Le sacrifice vaut bien la récompense. On finit par se croire maître de l’océan et on recrute d’autres gaillards assez costauds. Même si l’on gardera à l’œil l’un d’entre eux, celui qui se fait appeler le traitre. Deux de nos hommes ayant été retrouvé mort pendant la nuit, il se pourrait que ce dernier ait un peu fait parler sa lame. Pestant encore de temps à autre contre les menus, on finit par s’y habituer, même si la gestion de l’équipage et leur équipement est loin d’être agréable. Il faut admettre que le besoin de relancer souvent la sauvegarde, car on s’est pris une rouste face à un équipage plus puissant, cela casse un peu l’immersion. L’équilibrage de Pixel Piracy est loin d’être parfait, ce qui en résulte par des rencontres avec des ennemis bien trop puissant. Des soucis pas trop pénalisant, car il y a moyen de les contourner, mais on espère que cela s’arrangera durant le développement du jeu.

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Car en pleine milieu de nos égarements dans la piraterie, il faut noter que Pixel Piracy est encore en Alpha. Un terme pompeux pour dire que tout ou presque est encore à faire, afin d’avoir un jeu potable au moment de sa sortie. Les plus impatients pourront toujours se jeter sur sa version Early Access, le nouveau mode de consommation du moment pour ceux qui n’aiment pas attendre. Mais devant le prix prohibitif de 15 euros, on ne saurait que trop vous conseiller d’attendre un peu. On nous dit dans l’oreillette que des plates-formes comme Steam aiment bien le faire des soldes pour qu’on puisse acheter à moindre frais. Dans l’état Pixel Piracy est une belle curiosité inachevée, qui a du potentiel, mais qui mérite vraiment qu’on rabote les angles pour lui donner un peu plus d’éclat. Au mieux, aller faire un tour sur la démo disponible en libre accès, histoire de vous faire un avis par vos propres yeux. Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

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