Le coin du libraire : La malédiction de l’anneau d’or

Vous avez surement tous eu droit à des contes pour enfants avant d’aller dormir ou ce genre de chose. Ce sont souvent des histoires simples comme les Franklin, Tchoupi, l’âne Trotro ou bien (assez souvent) des histoires tirées des films d’animation Disney. Et puis les enfants grandissent et il est bon de varier leurs lectures et ainsi les aider à faire grandir leur imaginaire (hors télévision s’entend). Alors parlons un peu de La malédiction de l’anneau d’or de Fred Bernard et François Roca édité chez Albin Michel Jeunesse.

La malédiction de l’anneau d’or narre les aventures ou plutôt mésaventures de deux jeunes filles, Cornelia et Virginia, deux pauvres orphelines perdues au fond des bois, cloitrées dans un orphelinat. Cornelia étant aveugle, Virginia la défend souvent contre les autres. Mais la nuit, les deux intrépides décident d’aller explorer les alentours et trouvent des ruines protégeant au milieu d’un labyrinthe un mythique anneau d’or magique qui promettrait la meilleure des vies à son porteur … pour peu que celui-ci soit choisi par l’anneau. Tout pourrait s’arrêter là si leur orphelinat ne recevait pas de temps à autre la visite du beau et attirant Genius qui va tout changer dans leur vie. Et cette histoire c’est Jack, le corbeau de Cornelia, qui va la narrer.

Vous savez, j’aime quand on raconte des histoires dans lesquelles on peut partager les sentiments des protagonistes. Loin des simagrées et des effusions de joie ou de pleurs à tout bout de champ, avoir des réactions simples et réelles fait toujours plaisir à lire et c’est exactement ce qui se passe dans cette histoire. Par exemple la jalousie qui s’installe entre les amies pour le beau Genius ou la douleur d’être rejeté par ceux qu’on aime. L’histoire de Cornelia, de Virginia et de Jack se raconte simplement et sans chichis mais en y mettant assez de passion et de sentiment pour qu’on s’intéresse vraiment aux personnages. On me dira que c’est quand même plus une histoire « pour filles » au vu du sujet (deux jeunes filles, de la jalousie, la recherche de l’amour, la promesse d’une vie meilleure, la douleur de l’amitié …) mais pour moi une bonne histoire n’a pas de limite à son public. J’ai lu cette histoire à mon fils qui n’a que 6 ans et il l’a fort appréciée. De plus les illustrations hautes en couleurs qui ornent tout cet ouvrage sont superbes et rendent très bien l’ambiance et les événements de l’histoire. L’ouvrage en soi est surtout vraiment très beau. La couverture cartonnée rehaussée de lettres d’or, les grandes pages à l’écriture bien cadrée et richement illustrées, on se croirait presque en face d’une édition luxe tant le soin qui y a été apporté est grand. Décidément, j’aime quand on peut proposer à nos têtes blondes de si beaux ouvrages qui renferment en plus de beaux contes.

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