Le coin du libraire : Les travaux d’Apollon tome 2 – La prophétie des ténèbres

Si comme moi le nom de Rick Riordan ne vous dit pas grand chose, vous connaissez surement mieux Percy Jackson. Ce jeune homme est le fils de Poséidon dans le film “Percy Jackson et le voleur de foudre” mais surtout est le héros de sa série de roman justement écrits par Rick Riordan qui a développé tout un univers contemporain mélangé à de nombreuses mythologies. Et dans cette continuité, on retrouve les aventures du dieu Apollon puni par son père Zeus et se retrouvant privé de ses pouvoir ainsi que d’une (grosse) partie de sa mémoire, enfermée dans le corps d’un jeune ado : Lester.

 

« Pourquoi moi ? » se répète constamment Apollon. Toujours en fuite avec ses amis d’infortune Calypso et Leo, Apollon s’approche d’Indianapolis à dos de dragon mécanique. Ça aide d’avoir une magicienne millénaire et un rejeton bricoleur d’Héphaïstos. Malheureusement, avec trois anciens empereurs romains et leurs nombreuses troupes de soldats et monstres en tout genre, ce n’est pas de tout repos. Car Apollon va devoir continuer à se mettre plus ou moins malgré lui sur la route des trois empereurs s’il veut rester en vie et sauver son amie Meg. Il arrivera ainsi dans une demeure cachée, refuge d’anciennes chasseresses d’Artémis. Celles-ci lui demanderont de sauver leur fille adoptive Georgina du nouvel Hercule, cet empereur fou qu’Apollon ne connaît que trop bien. En même temps, la déesse des filets Britomartis lui donnera comme mission, qu’il n’a pas d’autres choix que d’accepter, de sauver ses griffons. Et bien sûr, il faudra à Apollon trouver en plus du reste le trône de la mémoire l’oracle local pour pouvoir continuer sa propre quête et retrouver enfin sa divinité. Qui a dit que la vie de dieux est facile, surtout lorsqu’on se trouve face aux résultats de certains de ses malheureux choix du temps de sa grandeur ?

Que j’ai eu du mal à démarrer ce roman, vraiment. J’aimais assez bien l’histoire de Percy Jackson et son univers mélangeant allègrement mythologie et monde contemporain. Le fait de savoir qu’il y avait plein de dieux, demi-dieux et autres créatures en goguette dans notre monde était assez fascinant. Sauf que je n’ai malheureusement pas pu lire le premier tome des aventures d’Apollon avant de commencer cet ouvrage. Du coup, j’espérais quand même un minimum de mise en contexte en début d’ouvrage, ce qui fut à mon sens bien trop succin. Heureusement que des informations distillées çà et là jusqu’en milieu de récit permettent de mieux comprendre l’histoire. Autre point négatif : le début de l’histoire est laborieux et assez complexe avec les termes utilisés. Les créatures farfelues n’aidant pas vraiment à entrer dans l’histoire. Mais par après, l’histoire démarre réellement et on commence à s’attacher aux personnages. Apollon, principalement est assez atypique avec son égocentrisme exacerbé, ses mimiques d’ancien dieu et un nombrilisme effarant. Mais son humanisation progressive lorsqu’il prend conscience de la conséquence de certains de ses actes passés comme avec son fils ou le second empereur est intéressante. Même ses petites anecdotes dans le monde de la musique sont assez amusantes (j’ai adoré celles comme quoi il aurait trouvé Pink dans l’arrière salle d’un Mc Donald ou son bœuf avec les Beatles). Et le fait qu’il essaye de remettre Calypso aux goûts du jour en matière musicale est génial.

Sinon, toute l’histoire autour de la quête des oracles est assez prenante, surtout lorsqu’on comprend qui est le second oracle d’Apollon doit voir et surtout quel est le prix à payer. Les personnages qui apparaissent dans l’aventure comme ce fantôme sans tête prennent du coup tout leur sens. Mais après il y a quelques personnages un peu exaspérants comme Britomartis ou Commode, pour lequel on ne sait s’il est fou ou juste stupide, ou encore les Blemmyes qui sont des créatures étranges, avec le visage au niveau du torse, qui parlent poliment mais stupidement et portent des fausses têtes pour passer incognito. Et couplé avec le brouillard divin qui fait que les mortels ne voient finalement jamais rien de ce qui se passe (ce qui me semble quand même un poil exagéré, même par rapport à tout le reste), on se retrouve dans un monde qui fait difficilement sens. Heureusement que le récit est ponctué de nombreuses scènes épiques.

En un mot comme en 100, La prophétie des ténèbres, le second tome des travaux d’Apollon, est un roman un peu spécial. Intéressant et intriguant, c’est surtout par la personnalité de ses personnages qu’il va se démarquer. La quête d’Apollon qui se mue doucement en une humanisation lente est bien pensée mais le monde dans lequel l’histoire prend place est assez complexe et ne plaira pas à tout le monde.

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