Découverte de la “Préhistoire du jeu vidéo” aux Éditions Ludoscience – Notre avis

Le jeu vidéo est une industrie florissante et son histoire commence tout juste à être explorée. Certaines périodes sont bien documentées, notamment quand les historiens se penchent sur des créateurs ou des licences qui ont beaucoup fait parler d’eux. Mais derrière la face exposée se cache des pionniers du jeu vidéo, des personnes qui à leur manière ont contribué à développer ce média. Et qui pourtant sont totalement méconnus du grand public, voire qui pour certains sont malencontreusement tombé dans l’oubli.

Quand on pense aux pionniers du jeu vidéo, on songe à des personnalités comme Ralph H. Baer, qui se trouve être un des créateurs de ce qui est entré dans l’histoire comme la première console de salon en 1972 : la Magnavox Odyssey. Ce sont des noms qui restent mystérieux pour le grand public mais pour peu d’être parmi ceux qui s’intéressent aux débuts du jeu vidéo, ce sont des informations qui peuvent apparaître en quelques clics sur nos écrans. En revanche si l’on cherche à avoir de la documentation sur des périodes un peu plus reculées, cela devient tout de suite plus compliqué.

Une difficulté à laquelle a vite été confrontée Damien Djaouti, enseignant-chercheur en informatique à l’université de Montpelier. Son intérêt s’est porté sur ce qu’il interprète comme étant la “Préhistoire du jeu vidéo”. Ce qui a donné un ouvrage du même titre aux Éditions LudoScience et qui revient pour nous sur les projets et créations qui ont émergé au début de l’ère informatique. Et qui peuvent de près ou de loin coller à la définition qu’on se fait d’un jeu vidéo. C’est à dire avant les années 1960 et bien avant SpaceWar!, qui est considéré comme un des premiers jeux de l’histoire. Des essais qui n’ont pas toujours été correctement archivés ou alors pas du tout, car leurs créateurs ne mesuraient pas encore la portée de leurs travaux. Mais aussi car leur diffusion et leur popularité a rarement dépassé les portes de leur lieu de création.

L’ouvrage est illustré tout au long de ses 120 pages

Une ligne de conduite qu’on retrouve dans un grand nombre des créations qui sont abordés dans cet ouvrage. Les expérimentations se suivent au fil des chapitres et évoluent en fonction des prouesses technologiques. On découvre des informaticiens ou étudiant qui littéralement se mettent à bricoler avec les machines qu’ils ont sous la main. Pour le peu qu’on s’intéresse à l’histoire du jeu vidéo, l’ouvrage se lit donc facilement et on y apprend plein de choses. Même si parfois il faut avouer qu’on a le sentiment qu’une poignée de chapitres sont trop courts ou inachevés. Un manque qui n’est pas la faute de l’auteur mais à cause d’une absence de documentation sur certain projet.

Et c’est justement ce qui rend la compilation de ce genre d’ouvrage et le travail de recherche de son auteur si important. Devant l’absence d’intérêt à l’époque pour ses tentatives de jeux, dans une période où la curiosité des chercheurs se portaient vers la technologie et non pas les aspects ludiques, il est d’autant plus nécessaire d’archiver autant que possible ces périodes reculés de l’histoire du jeu vidéo. Sous peine de rapidement voir disparaître les documents et fatalement les personnes qui y sont reliées. Avec la “Préhistoire du jeu vidéo” on découvre donc des machines ou des projets dont on ne soupçonnait pas l’existence, avec parfois un résultat surprenant. C’est donc sur 120 pages qu’on pousse nos connaissance sur l’histoire du jeu vidéo encore un peu plus loin, et rien que pour ça la lecture en vaut largement la peine.

– La “Préhistoire du jeu vidéo” est disponible sur Amazon.fr pour 9,99€ en version brochée, ainsi que pour 3,99€ en eBook sur Kindle. (lien)

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