Test – 88 Heroes : on aurait pu mieux faire

Il ne faut pas grand-chose pour créer un jeu vidéo. C’est probablement ce que s’est dit le studio Bitmap Bureau en développant 88 Heroes. Un jeu de plates-formes dans lequel on met le chiffre 88 un peu partout et dans lequel il faut sauver le monde. Et quand on vous dit qu’il n’y a rien d’autres à dire sur ce jeu, c’est que ce n’est jamais bon signe.

Des héros en pagaille

Quand le monde est en prise avec un grand méchant qui veut tout détruire dans 88 minutes et bien il faut appeler 88 héros à la rescousse. Vous sentez que le scénariste de 88 Heroes ne s’est pas trop foulé pour écrire son histoire ? Et bien cela tombe bien, car on pense la même chose que vous. Cette petite ristourne permet en tout cas de poser les bases et de justifier le fait qu’on doit traverser 88 niveaux en moins de 88 minutes. Et d’emblé cela situe la durée de vie du jeu qui va se situe dans les deux heures, en tout cas si vous réussissez à atteindre la fin. L’idée étant de commencer un niveau et d’en atteindre la fin sans mourir ou en tout cas le moins souvent possible.

Ne vous attendez pas à un gameplay trop exigeant puisque les seules choses à faire ce sera d’avancer et de sauter en évitant les pièges qui se dressent devant nous. En arrivant à terminer un niveau ou si l’on a le malheur de mourir dans d’atroces souffrances et bien on change de héros. Et c’est à partir de là que les problèmes commencent, puisqu’on ne sait jamais sur quel personnage on risque de tomber. Chaque héros est en effet différent et possède sa particularité. Parfois cela peut être un Cowboy invisible, un garçon qui se transforme parfois en monstre ou alors un hamster dans une boule en plastique, et ainsi de suite.

C’est drôle… au début

C’est dingo tout ça

Et c’est un peu près la seule particularité de 88 Heroes, avec ses héros interchangeable et auquel il faut adapter notre façon de jouer, selon leur capacité ou leur maniement. Cet aspect aléatoire est légèrement drôle au début quand on découvre le principe du jeu, mais il faut reconnaître que cela devient rapidement frustrant quand on essaye tout simplement de terminer les niveaux. Surtout que le level design est d’une répétitivité affolante et qu’on passe notre temps à faire la même chose. Les Boss arriveront à apporter un jeu d’originalité, mais cela ne suffit pas sur la longueur. Certains héros peuvent vraiment paraître amusants au premier abord mais le concept s’essouffle au bout de quelques niveaux et on perd vite notre patience.

La durée de vie de deux heures est plus que ridicule, même s’il faut reconnaître que cela peut nous prendre un peu plus de temps que ça. Déjà car il faudra faire preuve d’un peu de persévérance et de quelques parties avant de vraiment voir la fin du jeu. Pour autant il ne faut pas s’attendre à un bon défi à relevé, car la difficulté du jeu est totalement basée sur le hasard. Tout dépendra sur quel héros on tombe et s’il est possible d’éviter les pièges du niveau en cours avec lui. Le gameplay de 88 Heroes est tellement dépendant d’une bonne dose de chance que cela en devient rapidement frustrant. Et cela ne s’arrange pas dans les deux autres modes qui se débloquent par la suite, avec le Mode solo dans lequel il faut finir le jeu avec un seul héros sans mourir, ainsi que dans Les 8 Mercenaires où il s’agit de faire la même chose mais en ayant choisi nous même huit héros.

 

En conclusion

Ce qu’on retient de 88 Heroes, c’est un jeu qui se montre plutôt amusant durant les premières minutes lorsqu’on commence à découvrir la personnalité farfelue des héros. Mais au bout du compte son concept montre ses limites assez rapidement. Les héros et leurs pouvoirs peuvent souvent prêté à sourire, mais c’est déjà moins drôle lorsqu’on meurt en boucle dans un niveau qui n’est pas du tout adapté à leur maniabilité. Et ce qui enfonce le clou c’est clairement la grande redondance des niveaux et le sentiment de tout le temps voir la même configuration des pièces ou des pièges. L’idée derrière 88 Heroes est drôle sur le papier mais les développeurs n’ont pas réussi à faire ne sort que leur concept se renouvelle suffisamment.

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