Test – Alwa’s Awakening : encore un trip rétro

Comment faire simplement un jeu ? Et bien on le fait en pixel art non de Zeus ! Bon ce n’est pas tout à fait ça, mais dans l’ensemble il est facile de comprendre pourquoi le public fait une overdose des jeux fait tout en pixels. C’est pourquoi il est toujours difficile d’aborder une production comme Alwa’s Awakening, qui se veut être un hommage à la belle époque de la 8bits de Nintendo. Mais la nostalgie suffit elle à faire un bon jeu ? C’est ce qu’on va découvrir.

Comme au bon vieux temps

Le monde d’Alwa est en prise avec le gros méchant du coin, un dénommé Vicar. Une demoiselle du nom de Zoé va devoir jouer les héroïnes pour combattre le mal et pour parvenir à l’éradique, elle va devoir réunir un certain nombre de relique. Rien de plus. Avec Alwa’s Awakening il ne faut donc pas s’attendre à un scénario mirobolant et encore moins à une narration très poussée. Il faudra se contenter de quelques dialogues avec les personnages qu’on rencontre, mais rien ne viendra vraiment bouleverser notre aventure.

C’est un peu le même cas de figure en ce qui concerne le coté visuel du jeu, avec du pixel-art qui n’a rien de très éblouissant. Dans son genre, Alwa’s Awakening n’est pas le jeu le plus laid qu’on est vue et certains décors peuvent vraiment se laissé regarder. Mais dans l’ensemble c’est du déjà-vu et rien ne se démarque vraiment. Au mieux on peut souligner la bande-sonore qui est plutôt agréable et elle s’accompagnent par d’excellents bruitages. On ne criera pas au génie, mais cela peut réveiller en nous de beaux souvenirs provenant tout droit du temps des consoles 8 Bits.

On pousse souvent des petit cubes

Au doigt et à l’œil

Par contre, en ce qui attrait à sa maniabilité, on peut dire qu’on peut se délecter d’un gameplay qui souffre d’aucuns problèmes majeurs. Le panel de mouvements est un peu limité, avec un saut, un pouvoir et un coup d’attaque. Mais il faut reconnaître que cela fonctionne et l’architecture des niveaux est d’une très belle réalisation. Les pouvoirs comme la création d’une bulle ou encore le fait de pouvoir faire apparaître un cube par exemple, sont très bien exploités et nous mettent constamment à l’épreuve. Il est facile de rester bloqué ou de mourir bêtement, mais cela n’a rien de gênant et on prend un malin plaisir à avancer dans le jeu.

La difficulté n’est pas insurmontable mais il est parfois nécessaire de s’accrocher avant de pouvoir résoudre un tableau. Le jeu se concentre énormément sur la résolution d’énigmes, avec des obstacles qui demandent parfois un peu de réflexion et de doigté. Les pièges sont nombreux et il faudra faire preuve de persévérance pour en voir le bout. C’est un rythme de progression qui peut d’ailleurs être assez frustrant par moment, surtout qu’on doit souvent faire d’incessants allers-retours entre les niveaux, à la recherche d’un nouveau passage ou d’un objet à trouver et qui va nous permettre d’avancer dans la suite de l’aventure.

Cela se ressent directement dans la durée de vie d’Alwa’s Awakening, avec une aventure qui se comptera dans les six à sept heures en lignes droite, et un peu plus si vous vous mettez en tête de collecter tout ce qui peut l’être. La sensation de liberté qu’on ressent au début sur la carte est vite canalisé et même réduite à peau de chagrin par le fait qu’on passe notre temps à erreur d’un endroit à l’autre, sans savoir ce qu’on attend de nous. Il n’est pas rare de fouiller un endroit déjà visité et de tomber par hasard sur un passage dissimulé qui nous amènera dans une nouvelle section à explorer. Le rythme est donc un peu saccadé et un peu plus d’explications sur nos objectifs n’auraient parfois pas fait de mal.

 

En conclusion

Alwa’s Awakening joue clairement sur la fibre nostalgique, mais parfois au détriment du bon sens. Sa direction artistique est source à débat, mais on aurait tout de même aimé que le joueur soit un peu moins laissé à lui-même. Quelques indications par moment n’auraient pas été de trop et aurait permis d’apprécier un peu plus l’aventure, sans avoir l’impression de tourner systématiquement en rond sur la carte. Pour le reste, le jeu peut au moins se targuer d’avoir un gameplay simple mais réglé aux petits oignons et qui se prend en mains avec beaucoup de facilité. La difficulté est parfois un peu en dents de scie et les puzzles sont un peu trop présents, mais on peut aisément en faire abstraction et profiter de l’aventure.

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