Test – Anarcute : L’anarchie dans le monde des bisounours

L’anarchie à la française,  c’est un monde rempli de petits n’animaux qui aiment brandir des pancartes et jeter des poubelles à la tête des vilains méchants. C’est en tout cas ce qu’on apprend avec Anarcute, un jeu sorti tout droit de l’imagination d’Anarteam.

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Une manifestation pour la liberté

Même si cela peut paraître un peu déroutant comme concept, l’idée derrière Anarcute c’est qu’on va diriger un groupe d’animaux qui va aller manifester contre l’oppression de la Loboto Patrouille. Une dictature contre laquelle il va falloir lutter en essayant de recruter le plus de monde possible, afin de faire le poids contre la force policière qui tente de contrôler la population. Pour y réussir, il va être nécessaire de faire tomber et détruire plusieurs endroits clés sur la carte. Cela pourra se présenter sous la forme d’un drapeau à conquérir, une tour radio à éteindre ou encore une base dont il faudra prendre le contrôle. Tous les moyens seront bons pour parvenir à notre objectif et on ne s’en privera pas.

Bien qu’un peu déconcertante au début, la prise en main se fait de manière plutôt singulière puisqu’on va être amené à diriger tout un groupe d’individus et non pas un seul personnage. Pour faire grossir ce petit attroupement et donc augmenter notre force de frappe, il suffira de libérer des animaux de leur cage ou encore de les croiser durant notre avancé dans un niveau. C’est même une étape nécessaire car le nombre de manifestant aura directement un impact sur notre jauge de vie, qui représente également notre barre d’énergie. Selon sa hauteur, celle-ci servira à utiliser des compétences spéciales de plus en plus dévastatrices, comme lâcher une onde de choc ou faire tomber des immeubles.

Il faut toujours s'entraider entre amis !

Il faut toujours s’entraider entre amis !

Toujours plus nombreux

Il faudra donc faire valser le plus d’ennemis possible pour se frayer un chemin vers l’objectif final, qui est celui de prendre la base principale. Évidemment, il est possible de foncer tête baissée et de prendre d’assaut tout ce qui tombe sur notre chemin. Mais c’est une approche qu’il faudra mettre de côté si l’on souhaite avoir un score de fin honorable. Car on va vite se rendre à l’évidence que les attaques de corps à corps de notre troupe de bestioles est vraiment faible et que cela suffira à peine contre les ennemis de base. Il faudra se rapatrier sur la multitude d’objets qui traînent autour de nous et que les manifestants s’empresseront de ramasser. Il sera ainsi possible de s’en servir comme d’une arme, en les balançant à la tête de tout ce qui passera à notre porté.

Cela se fait assez facilement, même si les dégâts qu’on va infliger dépendront des objets car se prendre un arbuste sur la tête ne fait logiquement pas aussi mal qu’une voiture. Mais même si la caméra ne pose pas trop de problème au début, c’est un peu moins le cas lorsqu’on commence à arriver dans les derniers niveaux du jeu, avec la nécessité d’envoyer des objets sur des hélicoptères ou autre véhicules volants. Le système de ciblage à parfois ses ratés et c’est dommage de perdre des membres de notre groupe, car on n’a pas réussi à se débarrasser d’une ennemi à temps. Mais on comprend assez rapidement qu’il n’est pas toujours nécessaire de foncer dans le tas, notamment quand nos adversaires sont en grand nombre.

Bien que le level design soit plutôt sommaire et n’offre pas de grande excentricité, il est parfois pratique de s’en servir pour contrer les ennemis qui nous poursuivent. Voire de les feinter en les attirant l’un après l’autre afin de les éliminer plus facilement. Cela aura pour effet de minimiser nos pertes, surtout quand il arrive de rencontrer des troupes comportant des gardes beaucoup plus costauds et qui peuvent faucher un grand nombre de manifestants en même temps. Il est donc parfois plus judicieux d’adapter nos tactiques selon la situation, plutôt que de voir Anarcute comme un jeu coloré et tout mignon, où les combats sont simplement un bordel perpétuel. C’est là qu’entre aussi en compte le fait qu’on puisse personnaliser les compétences de notre groupe en fonction de nos envies ou besoin. La capacité de faire tomber des immeubles peut par exemple être un bon choix pour se débarrasser des snipers. Tandis que marcher plus rapidement, permet de fuir plus vite pendant qu’on lance sur nos assaillants tout ce qui nous tombe à portés de mains.

Les affrontements peuvent rapidement tourné en un joyeux foutoir

Les affrontements peuvent rapidement tourné en un joyeux foutoir

Comme au bon vieux temps

Comme on vous le disait un peu plus haut, le level design des niveaux manquent un peu d’imagination et cela se ressent surtout par l’arrivé comme un cheveu sur la soupe des sempiternels passages de glace ou de champ de mines. Ces moments sont loin d’être très agréables quand on doit diriger un groupe très consistant et qu’on perd plusieurs de nos petits amis car ils ont malencontreusement trébuché sur un piège qu’on n’a pas pu éviter. C’est d’autant plus frustrant lorsqu’on est pris par le temps durant les niveaux où l’on doit protéger un convoi qui nous ouvre le passage. Car par la force des choses, bien que le principe d’Anarcute soit très original, il peut tout aussi rapidement en devenir frustrant et répétitif.

C’est dans ce but que le jeu nous propose régulièrement des variantes dans son gameplay. Comme des stages dans lequel il va falloir s’infiltrer avec un seul animal et qu’on doit détruire des tourelles de radio, tout en évitant de se faire rouler dessus par la faune locale. D’autres par contre, se feront par exemple dans la pénombre. Le jeu arrive tout de même à tirer parti de son concept, même si on aurait aimé que certains affrontements soient un peu moins complexes, comme durant les combats de boss où la lisibilité n’est pas toujours très claire.

En dehors de ça, même si Anarcute n’est pas le jeu qui poussera votre machine dans ses derniers retranchements, il faut lui reconnaître un certain charme dans sa direction artistique. Même s’il ne faut pas être très regardant sur la finition des décors ou des personnages, il est tout de même aisé de se laissé accrocher par son aspect coloré et rafraichissant. Il faut dire que le choix de la musique y est pour beaucoup, puisque notre petite troupe est accompagnée par une ambiance musicale entraînante. La bande son est particulièrement succulente et contribue largement à cette atmosphère sucré et rose bonbon qui nous entoure tout au long du jeu.

 

En conclusion

Avec son approche qui contraste clairement avec ce qui se fait habituellement, Anarcute n’en reste pourtant pas moins perfectible. Mais si l’on sait faire abstraction de ses légers soucis de lisibilité et de cette grappe de manifestants qui n’en font parfois qu’à leur tête, on reste tout de même dans un jeu qui sent bon la fraicheur. On aurait apprécié qu’un peu plus d’effort soit fait pour varier notre progression, autrement qu’avec des séquences déjà-vu des centaines de fois par le passé, mais c’est un moindre mal quand on fait face à son ambiance attachante et pour laquelle on se prend rapidement d’affection.

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