[Test] Bastion

 

Éditeur : Warner Bros Games
Développeur : Super Giant Games
Multijoueur : Non
Disponible pour 1200 points MS sur le Xbox Live Arcade

 

Lorsqu’on veut faire véhiculer des émotions et surtout une histoire, le scénario est un point important dans toute production. Dans le jeu vidéo, c’est un aspect que certains créateurs semblent avoir oublié. Donc quand on nous annonce un jeu comme Bastion, qui prend le problème dans le chemin inverse, on est forcément dubitatif et on attend avec grande impatience de voir le résultat.

 

 

C’est un grand bavard lui

Car autant dire que l’idée de départ de ce jeu est assez saugrenue, même si on ne peut saluer l’initiative de tenter quelque chose de vraiment nouveau. La narration dans Bastion se fait au fil de l’avancé du joueur. Non pas dans des cinématiques entre les niveaux, comme on pourrait être habitué. Mais bel et bien pendant qu’on y joue, par le biais d’une voix qui nous accompagne durant l’aventure. Un conteur qui nous dévoile l’histoire, au moment où on est en train de la vivre. Une immersion qui s’accompagne par un environnement qui se construit alors qu’on le découvre. Les décors tombent littéralement du ciel pendant qu’on avance dans les niveaux, ce qui accentue encore plus l’impression que l’univers dans lequel on progresse se crée avec les paroles de notre narrateur.

Mais pour mieux comprendre, il faut avant tout savoir qu’on incarne Kid, un jeune garçon qui se réveille dans un monde dévasté après le passage de la Calamité. Une catastrophe dont-on ne sait pas grand-chose, mais on comprend bien vite que notre seul espoir reste le Bastion. Une terre volante, qui devient rapidement un abri de fortune, qu’on va devoir reconstruire en trouvant des cristaux à travers le monde.

Ce petit scénario dont on apprendra les aboutissements un peu plsu tard. Et que notre petite voix ne manquera pas de nous raconter, pendant qu’on arpentera la vingtaine de tableaux qui vont s’ouvrir à nous. N’est certes pas très inventif, mais il faut reconnaitre que c’est bien suffisant. Surtout que le doublage est resté celui d’origine, c’est-à-dire en anglais. Pour les anglophes il va falloir s’accommoder des sous-titres en français. Mais pendant certaines phases où l’on doit se concentrer sur l’action à l’écran, il est difficile de les suivre en même temps. La faute aux dialogues qui défilent parfois un peu trop rapidement, ce qui ne nous facilite pas la tâche.

 

 

Et bim dans ta face

Au contraire de sa réalisation, la jouabilité de Bastion est plutôt classique. Mais dans le bon sens du terme, car tout est réglé aux petits oignons et vraiment agréable à prendre en main. Notre héros se promène avec deux armes, un bon gros marteaux et un pistolet qui lui sert pour attaquer à distance. Cet équipement s’agrémentera d’une dizaine d’autres armes, qu’on trouvera pendant l’aventure. On pourra bien entendu les faire évoluer, grâce à la forge qui va nous permettre de leur attribuer des nouvelles capacités.

Mais l’atout principal de Kid, ce sera surtout son bouclier cornu qu’il va falloir maitriser afin de s’en sortir face aux attaques et aux projectiles qui vous asséneront vos ennemis. Avec le bon timing en appuyant sur le bouton latéral, il est possible de contrer un coup et de le renvoyer, si on arrive à le bloquer à la dernière seconde. On dispose également d’une compétence qu’on peut enclencher à tout moment, aux effets très variés en fonction de celle qu’on aura choisit d’équiper.

Plein de petites choses qui une fois mis bout à bout, font que Bastion n’a vraiment pas de quoi rougir face aux grosses productions. Même si l’aventure peut paraitre courte avec ses cinq à six heures de jeu, on profite d’un contenu très riche qui donne vraiment envie de s’y replonger. Cela tombe bien, car une fois qu’on termine le jeu il est possible de se relancer dedans avec le new game plus. Alors si on prend aussi en compte les défis et nombreux objets à ramasser, autant dire que la durée de vie est plutôt bonne.

 

En résumé

Il est bien difficile de ne pas tomber sous le charme de Bastion, tellement son univers coloré est envoutant. Son charme incontestable ne ravira peut-être pas tout le monde, à cause de la narration omniprésente et qui n’hésite pas à nous narguer de temps à autre. Mais la maniabilité du jeu est tellement bien calibrée, qu’on prend vraiment plaisir à y jouer dès qu’on prend la manette dans nos mains. Un titre à essayer de toute urgence, dont l’investissement vaut largement les 1200 points qu’on mettra dedans.

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  1. […] vraiment saisissante et d’une mise en scène remarquable. Dans tous les cas, vous pouvez toujours aller jeter un œil à ma critique si vous voulez voir de quoi il en […]

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