Test – Big Pharma : dans l’enfer pharmaceutique

Qui n’a donc jamais rêvé de diriger une usine pharmaceutique ? Peut-être pas tout le monde, il faut bien qu’on vous le concède. Pourtant c’est bien ce que vous propose Big Pharma et autant dire qu’il vaut mieux aimer la gestion, car c’est cela que vous allez y faire et cela dans les moindres détails.

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Jouer l’apprenti sorcier

Le démarrage est toujours difficile et il vaut mieux savoir ce qu’on fait, surtout dans le cas de la création de nouveaux médicaments. Votre usine est donc encore complètement déserte et il va falloir remédier à la situation. Pour commencer il faut piocher dans la liste d’ingrédients qui défile devant nous et l’utiliser à bon escient pour créer un médicament. Il faut donc prendre en considération l’effet positif, mais aussi et surtout contrebalancer avec les effets secondaires qui pourront parfois être un poil dérangeant. C’est pourquoi il faudra apprendre à bien mesurer la concentration de notre produit. Pour cela il va être nécessaire de le concentrer adéquatement ou alors, de le diluer de la meilleure façon possible.

Pour y arriver il sera primordial de s’afférer à mettre en place une chaine de production efficace. Les ingrédients arrivent d’un coté et ils doivent passer par plusieurs machines pour arriver au résultat escompter. Bien entendu les médicaments vont demander de plus en plus de combinaisons, pour enfin réussir à sortir un produit qui arrivera à écraser la concurrence. Donc bien qu’on soit au milieu d’un jeu de gestion, on a vite l’impression d’être dans un jeu de réflexion. Les deux peuvent aller de pair, mais cette dernière à une place importante dans Big Pharma. Un peu trop même par moment, notamment durant les scénarios avec une petite usine où il faut vraiment faire des choix sur le placement des chaînes de productions, afin d’utiliser de manière optimal le peu de place dont-on dispose.

Mieux vaut aimez les puzzles

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La concurrence du pauvre

Même si Big Pharma possède un important coté de gestion, il ne faut pas non plus s’attendre à l’extase absolue. Sur le fond il va surtout être possible de suivre les besoins de la population et agir en conséquence. Évidemment ne nous sommes pas les seules à viser les profits et nos concurrents n’hésiteront pas à nous mettre des bâtons dans les roues, en vendant un produit similaire par exemple. Il faut donc faire très attention, surtout si l’on n’a pas le bon sens de déposer un brevet sur notre création. Pour se faire de l’argent il va donc falloir gérer le coût de production d’un produit, pour que celui-ci soit le plus rentable possible.

Malheureusement la gestion de Big Pharma s’arrête un peu en dent de scie sur cet aspect, puisqu’il est impossible de véritablement influencé le prix final de notre produit. Au mieux votre chaine de production sera assez efficace pour produit un médicament qui pourra bien se revendre. Pour le reste, cela dépendra vraiment de l’offre et de la demande et surtout d’une bonne part de chance. On en vient donc assez vite à ne plus vraiment y faire attention et à seulement produire le plus de médicaments possible afin de satisfaire nos potentiels clients.

Heureusement cette pauvreté sur le plan de la gestion est un peu compensée par un contenu plutôt intéressant et conséquent. En plus du sempiternel mode bac à sable dans lequel on pourra laisser libre court à nos envies, le jeu possède un mode scénario dans lequel on pourra se lancer dans des parties aux conditions amusantes, en plus d’être vraiment coriace par moment. Les missions principales ainsi que les objectifs secondes seront vraiment éclectiques et demanderont parfois pas mal de patience avant d’être remplis.

Les recherches sont assez simples

Les recherches sont assez simples

Bien mais sans plus

Le vrai problème de Big Pharma c’est que la gestion est vraiment laissée de coté pour une place trop importante à la réflexion. Forcément, on peut toujours se rabattre sur la recherche pour apporter un peu plus de diversité à la gestion. Mais même là cela ne suffira pas pour vraiment arriver à nous convaincre du contraire. Dans cette tranche du jeu il suffira d’acheter des chercheurs pour que nos machines soit ensuite plus performantes, donnant ainsi accès à des ingrédients plus importants. Le nombre de chercheurs à embauchés est fixe et il suffira donc d’avoir la quantité correspondante pour lancer la recherche. Encore une fois on reste sur notre faim et c’est un peu le ressenti qu’on aura durant tout le jeu.

 

En conclusion

Il faut comprendre que Big Pharma n’est pas spécialement un mauvais jeu, mais qu’il s’agit surtout d’un jeu qui s’adresse à une catégorie de joueurs bien précise. Il faut clairement aimer la gestion dans son plus simple appareil, mais aussi quand celle-ci est couplé avec de la réflexion qui demandera de gérer les chaînes de productions dans ses moindre détails. Il faut vraiment savoir dans quoi on met les pieds avant de s’y mettre.

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