Test – Birthdays the Beginning : un God Mode en toute simplicité

Bien que légèrement tombé en désuétude depuis quelques années, le style du God Game refait surface de temps à autre, le temps d’un jeu. C’est un peu l’idée derrière Birthdays the Beginning, développé par Arc System Works qui décide pour une fois de sortir de son sillon de jeux de combats, pour s’essayer à un nouveau genre.

On balance la sauce

Les bases du jeu se mettent rapidement en place. C’est juste après une courte cinématique qu’on tombe tout de suite sur ce qui sera notre terrain de jeu pour tout le reste de notre partie. Un monde qui s’agrandira au fil des épisodes, mais qui reprendra toujours la même configuration. Mais avant de se lancer dans le bain, il faudra passer par un long didacticiel qui nous expliquera en long et en large tous les outils qui sont mis à notre disposition. C’est Navi qui prendra le rôle de coach et qui n’hésitera pas à venir nous parler afin qu’on puisse comprendre comment remplir nos objectifs.

Au fond, il n’y a rien de très compliqué à comprendre puisqu’on entre très progressivement dans le jeu, avec des mécaniques qui se dévoilent petit à petit. Le gros cube qui apparait devant nous est en réalité notre mode et il va falloir le développer, afin que la vie s’y installe. Évidemment, il sera vite question de la faire prospérer en faisant en sorte que l’évolution suit son cours et que de nouvelles espèces d’animaux et plantes apparaissent. Tout commencera dans l’eau avec nos premiers planctons, tandis que cela progressera petit à petit en fonction des actions qu’on entreprendra sur la terra formation de notre petit monde.

Le mode principal est ainsi scindé en quatre chapitres, avec un premier épisode qui servira essentiellement de guide de démarrage. Un tutoriel qui est bien pensé dans l’ensemble mais qui joue rapidement avec notre frustration, puisque Navi passe un peu trop de temps à interrompre notre progression pour partir dans une envolé de dialogue à n’en plus finir. C.est très pénible de voir que le jeu ne nous laisse pas vraiment de temps pour explorer ses mécaniques. Il reste cependant la possibilité d’aller dans le mode libre, qui se débloque dès la fin du premier épisode.

Les paysages peuvent être beaux, mais c’est tout

C’est chaud mon lapin

Pour créer et faire évoluer la vie sur notre cube et donc faire suivre la chaîne alimentaire, on s’attend donc à avoir multitude de paramètres à gérer. Malheureusement dans les faits c’est loin d’être le cas. Chaque espèce dispose d’une ou plusieurs conditions pour apparaître, parfois il faut que d’autres créatures apparaissent avant, mais dans l’ensemble il faudra surtout avoir un environnement adéquat. En réalité, la seule chose qu’on pourra vraiment influencer, c’est la hauteur du terrain et donc indirectement la température et du degré d’humidité. Ainsi en rajoutant des zones d’eau et en fonction de leur profondeur, on pourra réchauffer notre monde, tandis que rajouter des montagnes fera baisser la température.

Par la suite on découvrira quelques objets qui se rajouteront à notre inventaire et qui pourront nous faciliter la tâche, comme le moyen de réchauffer toute la zone sans avoir à toucher au terrain ou encore, de faire muter des espèces qui peuvent avoir une prochaine évolution et ainsi de suite. Des bonus plus que secondaires et dont-on peut largement se passer, mais qui ont le mérite d’exister. Pour gérer notre cube on dispose d’un mode micro et un macro. En réalité il s’agit simplement d’un mode de construction où il sera possible d’interagir avec le terrain et donc de le former à notre guise, tandis que dans l’autre mode on pourra faire passer le temps et contempler une liste de la population de chaque espèce qui grandit ou qui disparait. Chaque action sur le terrain nous coûtera des points de vie, mais qu’on pourra récupérer très facilement avec un bonus ou alors en faisant passer le temps.

Probablement pour tenter de donner un peu plus de profondeur à leur jeu, les développeurs ont mis en place un système d’expérience. Notre avatar gagne ainsi en niveau et pourra avoir de plus en plus de points de vie, ainsi qu’un curseur de création plus grand. Un système qui sert un peu de cache misère et qui donne vite l’impression d’avoir été ajouté à la dernière minute, tellement celui-ci manque d’intégration avec le reste du jeu. La progression de notre personnage va se faire en capturant les nouvelles espèces qu’on a réussi à créer. Une tâche parfois difficile, car certains organismes sont vraiment très petit et la mini carte est souvent inutile pour les repérer, car elle est vite chargé en information et cela malgré les filtres.

Les dinosaures sont mignons

C’est trop précoce

Bien que la difficulté peut rapidement monter durant notre avancé dans les épisodes, les objectifs restent sensiblement les mêmes. Il faut la plupart du temps attendre un certaines étapes dans l’évolution de notre semblant de planète, jusqu’à l’apparition final de l’être humain. Les conditions pour qu’une espère puisse apparaître deviennent de plus en plus exigeantes, mais cela n’empêche pas qu’on a vite le sentiment de tourner en rond. Nos seules interactions se résument à monter ou descendre le terrain afin d’influencer la température et le taux d’humidité. C’est beaucoup trop limité et on en fait rapidement le tour. Au début c’est amusant de voir notre cube se recouvrir de végétation et de voir la vie se former, mais on s’en lasse assez vite.

En étant persévérant il sera possible de chasser les espèces un peu plus rares et de tenter de trouver les 200 espèces dont est constituée l’encyclopédie, mais il s’agit d’un bien maigre objectif pour nous donner envie de relancer une partie. Surtout que les petits mondes qu’on va être amené à créer sont loin d’être très animé. Au mieux on y verra des mignons petits dinosaures qui brouteront de l’herbe ou qui goberont un morceau de viande, mais on n’observera aucune interaction entre eux. Et malgré ce manque de dynamisme le jeu arrive tout de même à avoir du mal au niveau de l’affichage. On est loin d’avoir des grosses chutes de framerate, mais on sent vraiment que la Playstation 4 à beaucoup de mal par moment.

 

En conclusion

Birthdays the Beginning est un jeu qui part d’une bonne idée et qu’on voit peu souvent sur console de salon, malheureusement le résultat est quelque peu décevant. La faute en revient à une conception beaucoup trop simpliste et qui nous demande de tout le temps faire la même chose. On aurait vraiment aimé que le jeu nous propose quelque chose d’un peu plus étoffé, mais le résultat est décevant et on s’y ennuie dès la deuxième partie.

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