Test – Bot Vice : une difficulté à dents de sabre

Le genre du shooter est loin d’être sous représenté sur PC, mais cela n’empêche pas aux studios de nous proposer continuellement de nouveaux jeux dans cette catégorie. Si l’on reste dans une approche pixel art à la 16 bits avec Bot Vice, il faut tout de même souligner l’originalité de nous proposer un shooter vertical, mais qui en plus n’hésitera pas  jouer avec vos nerfs.

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Encore du scénario

Sans que cela soit vraiment étonnant, le scénario de Bot Vice est d’une simplicité à toute épreuve, au point qu’il en devient insignifiant et qu’il fait presque tâche dans le reste du jeu. L’inconvénient en revanche c’est que les développeurs ont tout de même voulu l’intégrer, par le biais de longues scènes de dialogues qui nous tombent dessus après avoir affronter un boss majeur. Cela n’aurait pas été un gros souci, si seulement les doublages anglais avaient été réussis. En l’état, on doit se farcir des doubleurs pas du tout convaincant et qui en rajoutent des caisses, histoire de donner un semblant de personnalité aux protagonistes. Autant avouer qu’on les met rapidement de côté pour se concentrer sur le cœur du jeu : son gameplay.

Car c’est vraiment ce qui nous intéresse le plus dans l’absolu et à juste titre, car sans tourner autour du pot il est facile de vous dire que Bot Vice est un jeu qu’on apprécie pour son excellente maniabilité. Il faut dire que son principe est aisé à comprendre, puisqu’on se retrouve dans un tableau cloisonné et notre personnage se trouve dans le bas de l’écran, tandis qu’il faut tirer à la verticale sur les ennemis qui sortira d’un peu partout. On se déplace donc latéralement pendant qu’on essaye d’abattre tout ce qu’il y a en face de nous. Notre seule chance de survie sera la possibilité de se mettre à couvert devant des objets qui peuvent être détruit, ainsi qu’une esquive qui nous protège temporairement des tirs.

Mieux vaut être patient pour venir à bout d'un tableaux

Mieux vaut être patient pour venir à bout d’un tableaux

Diable que c’est dur

Quand les développeurs nous ont envoyé un code pour pouvoir essayer leur jeu, ils nous ont fortement recommandé d’y jouer à la manette. Bot Vice est clairement adapté pour une utilisation à la manette, même si le clavier peut très bien faire l’affaire, même si c’est du coup un peu moins intuitif. Il faut savoir qu’il sera nécessaire de gérer plusieurs choses en même temps et cela malgré l’aspect très simple du gameplay qui se présente devant nous. Il sera par exemple possible de gérer un ciblage de l’ennemi en laissant appuyé sur une touche, mais bien que cette fonction soit salutaire, il faut savoir que notre tir aura tendance à aller à l’endroit où se trouvait notre adversaire et non pas où il va se trouver. Cela peut vite devenir pénalisant quand ce sont des ennemis qui ont tendance à beaucoup bouger et autant dire, que cela peut vite se montrer comme étant fatal pour nous.

Car ce qu’il faut comprendre, c’est que Bot Vice est un peu extrêmement difficile. Au point que les développeurs ont dû y inclure un mode facile et qui même là, est loin de l’être. Bien que les niveaux soient plutôt courts et demandent à peine deux à trois minutes pour être terminé, il faut savoir qu’on meurt très souvent avant d’y parvenir. Il n’est pas rare en mode normal de passer plusieurs minutes sur un seul tableau, mais c’est justement cette persévérance qui est récompensé au bout du compte. Car même s’il s’agit d’une difficulté très punitive, cela reste très jouissif car on entre tout de suite dans l’action très frénétique du jeu.

Cela peut parfois en devenir un peu répétitif et il vaut mieux s’y adonner par de courtes sessions, mais cet effet de redondance est endigué par le fait que le jeu renouvelle constamment son gameplay par l’ajout de nouveaux monstres ou pièges. Presque chaque niveau aura son boss intermédiaire ou sa particularité, en plus de proposer un bestiaire très varié. Chaque ennemi aura sa manière d’agir, avec des comportements de déplacements ou de tirs qu’il faut apprendre à anticiper, sous peine de vite se retrouver dos au mur. Surtout qu’eux aussi auront la fâcheuse tendance à se cacher derrière les éléments destructibles qui parsèment certains stages. Tout est vraiment fait qu’on vienne se casser les dents et il y a vraiment une belle marge de progression, le temps d’apprendre tous les subtilités d’un niveau. Malheureusement c’est un peu moins le cas avecla  courbe de difficulté du jeu, qui se trouve être à fond dès le départ. Que vous soyez dans le premier ou le dernier stage, on nous balance tout à la tête et il faudra vraiment s’armer de patience, le temps de vraiment comprendre les rouages du jeu.

Pas mal de décors peuvent être détruits

Pas mal de décors peuvent être détruits

Tout est avec toi

Heureusement on ne se retrouve pas totalement dépouillé et on dispose de pas mal d’armes pour contrer les méchants pas beau qui nous veulent du mal. En plus de notre tir illimité de base, il sera possible à certain moment d’abattre un petit robot volant qui se prendra la peine de nous lâcher quelques bonus, parfois un cœur de vie mais aussi des armes secondaires. De manière très classique il sera possible de passer de l’une à l’autre à notre convenance. En plus d’une mitraillette aux tendances meurtrières, on aura aussi un tir en cône qui se trouve être idéal pour des ennemis en grappes, ainsi qu’un lance-flamme pour le corps à corps. Ou alors un lance-roquette qui fait toujours son petit effet ou des grenades pour se débarrasser des robots qui se protègent un peu trop derrière leur bouclier.

Idéalement on devrait adapter notre armement en fonction de ce qu’on aura en face de nous, mais le nombre de munitions est souvent si limité qu’on s’obstinera surtout à tout utiliser quand on le possède. Les tableaux sont si courts à être traverser, qu’il est souvent inutile d’économiser en prévision d’utiliser une arme à un moment bien précis. On défouraille à tout va et on essayer de survivre tant bien que mal, en espérant qu’on arrivera à passer entre tous les tirs et accessoirement à sauver notre peau. De temps à autre on pourra aussi se servir de notre coup de corps à corps sous la forme d’un sabre, mais bien qu’il s’agisse d’un coup très puissant, sa courte portée en fera surtout une arme de soutien qu’on utilise ponctuellement.

 

En conclusion

Il est évident que Bot Vice n’est pas un jeu qui est fait pour tout le monde. Même si vous aimez les shooter, il faut se mettre en tête que sa difficulté très corsée peut être une barrière pour pas mal de joueurs. Mais si l’on arrive à faire abstraction de ça, il reste qu’on est devant un jeu qui peut devenir très addictif. Son maniabilité est à la fois simple mais exigeante, en plus de demander toute notre attention pour ne pas mourir au bout de trois secondes. Les parties s’enchaînent aussi rapidement qu’il est facile de passer l’arme à gauche, mais tout est fait pour qu’on est continuellement envie d’y revenir.

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