Test – Castle of Illusions starring Mickey Mouse

L’ère des consoles 8 et 16 bits a été un âge d’or pour les licences tirées de l’imaginaire de Disney, avec un grand nombre de production qui ont marqué notre parcours de joueurs. Une poignée d’entre elles sont même considérées de nos jours comme des jeux cultes. A l’image de DuckTales qui vient de refaire un retour fracassant sur nos consoles, c’est au tour de la petites souris en culotte rouge de revenir sur le devant de la scène, avec Castle of Illusions starring Mickey Mouse. Un grand jeu de la MegaDrive qui refait parlé de lui, pour notre plus grand plaisir.

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Loin d’être une simple illusion

Une sorcière c’est forcément très méchant, il n’est donc pas étonnant de voir que la machiavélique Mizrabel se met en tête de kidnapper la belle Minnie. Il n’en fallait donc pas plus pour que Mickey aille à l’assaut du château des illusions, l’endroit où sa douce et tendre demoiselle est retenue captive. Mais avant de pouvoir affronter la maitresse des lieux, encore faut-il que notre héros puisse réunir les sept gemmes qui feront apparaitre le pont arc-en-ciel, ce qui ouvrira le passage vers la tour du château. Une belle petite excuse narrative, mise en place par une voix off qui servira de narrateur durant une bonne partie de l’aventure. Bien que très ressemblant dans les grandes lignes avec le jeu d’origine, ce remake de Castle of Illusions s’est permis quelques dérives, qui ne seront pas forcément de trop. C’est en tout cas ce dont-on se rend très vite compte, dès les premières minutes, au travers d’un court tutorial qui nous met vite dans le bain.

Bien que s’inspirant allègrement de l’ambiance générale du jeu d’origine, des modifications ont été apportées, notamment pour rafraichir certaines idées ou mécaniques qui avaient été mis en place à l’époque. La première est sans conteste le château des illusions qui sert de HUB central au joueur, permettant de se lancer dans les niveaux en traversant les portes adéquates. Cinq mondes différents qui ont pour la peine été chacun découpé en trois actes, avec le dernier dédié au boss. Pour débloquer le passage vers ces niveaux, il faut arpenter le jeu de long en large et ramasser un certain nombre de pierres précieuses. Ce qui est rarement un grand handicap, car la difficulté du jeu n’est pas très grande et on sera rarement bloqué sur un passage. Même si les univers ont été restructurés, on y retrouve des thèmes bien connus, comme le niveau des friandises, le niveau de l’horloger ou encore le monde des friandises. De quoi noter que SEGA Australie à vraiment pris un grand plaisir à reprendre tout ce qui avait fait le succès de la version de 1990. En reprenant parfois de simples petites détails qui n’interpelleront que les fans assidus, mais qui dans l’ensemble font toute la différence sur le rendu final.

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Du retro au moderne

Ce remake de Castle of Illusions est graphiquement une franche réussite, puisque que même si on parle ici d’un jeu en 2,5D, il faut reconnaître que les environnements sont de toute beauté. Cela ne sera forcément pas au goût de tout le monde, surtout pour ceux qui ne jure que par la version Mega Drive, mais le jeu projette un charme indéniable et on prend beaucoup de plaisir à arpenter ses fabuleux décors. Notre attention restera pourtant accrocher sur certains passages, notamment durant des effets en 3D, qui ont tendance à nous désorienté un peu. Rien de très grave, mais lorsqu’il faut enchaîner plusieurs sauts à la suite, il n’est pas rare de devoir s’y prendre à plusieurs fois pour réussir. On en revient donc à appréhender ces passages, en se demandant s’il n’aurait pas mieux valu rester dans une approche de jeu de plates-formes classique, plutôt que de tenter des effets de style qui ne font que gêner le joueur. Même si cela ne gâche en rien le travail sur le 3D du jeu, notamment sur l’animation des personnages qui sont toujours aussi mignons, même quand il s’agit d’un ennemi.

On aura donc vite compris que Castle of Illusions s’éloigne de ses origines, pour encore mieux s’en inspirer. Pourtant s’il y a bien des choses qui ne changent pas foncièrement, c’est la simplicité et l’accessibilité de son gameplay. Notre petite souris saute et lance des pommes contre ses adversaires, rien de plus et rien de moins, comme au bon vieux temps et ce n’est pas pour nous déplaire. Mickey est toujours aussi agile et se mouvoit toujours avec autant d’aisance à travers les obstacles. Comme son épisode original il faut s’attendre à un jeu de plates-formes très classique, mais qui profite toujours d’une belle mise en scène, notamment mis en valeur par une réalisation forcément plus poussée qu’à l’époque. Le seul point qui pourra un peu déconcerter nos habitudes, c’est les sauts de Mickey qui sont handicapés par un léger flottement du personnage. Rien de dramatique puisqu’on s’y habitue assez vite et cela ne nous pénalise par véritablement. Le souci s’efface de lui-même au bout de quelques minutes, pour ne finalement réapparaitre que durant les phases de saut qui demandent un peu d’attention.

Malgré tous les éloges qu’on pourra faire à Castle of Illusions starring Mickey Mouse, le gros point noir dont-on ne peut pas faire abstraction, c’est résolument sa très faible durée de vie. Même si bien plus long que l’épisode original, il faudra seulement un point moins de deux petites heures pour en voir le bout. Pas vraiment le temps nécessaire pour pleinement profiter de l’aventure, même si on peut toujours se jeter sur les quelques rares bonus à récolter dans les niveaux. De quoi gagner quelques illustrations, des statues des boss ou plus intéressant, des costumes pour notre souris en culotte. De quoi doubler un peu le temps qu’on mettra dans la découverte du jeu, même si on aurait forcément aimé en avoir un peu plus. Les nostalgiques pourront tout de même se réconforter, à l’écoute des musiques originales qui ont été intégré au jeu. Les nouvelles mélodies sont pourtant très bonnes dans l’ensemble et tout aussi féérique, mais on finira immanquablement par passer par le menu des options, avec la possibilité de switcher sur celles de la version MegaDrive qu’on écoutera avec grand plaisir durant nos parties.

 

En conclusion

Sans être forcément le remake le plus attendu, ce Castle of illusion réussi tout de même à se renouveler,  en s’appropriant et s’inspirant avec brio de ce qui avait déjà été réalisé sur sa mouture d’origine. Même si le jeu souffre d’une durée de vie un peu faiblarde, il faudra se contenter de son superbe enrobage et sa réalisation en 3D, qui arrivera certainement à séduire les joueurs de la première heure. Un jeu agréable à parcourir le temps d’en faire le tour, tout en étant une belle mise en bouche pour redécouvrir ce classique du jeu vidéo.

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