Test – Color Symphony 2 : sauter dans le vif des couleurs

Un jeu dans lequel on peut se prendre la tête durant des heures, juste pour traverser un petit niveau, c’est ce que certains joueurs aiment désigner comme étant une performance. Et c’est principalement pour cette catégorie d’utilisateurs que les développeurs de Remimory ont décidé de créer Color of Symphony 2. Un jeu dans lequel il va vraiment falloir s’armer de patience, tout en prenant le risque d’y perdre quelques cheveux au passage.

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En toute simplicité

Il n’est pas rare de voir des jeux de plates-formes qui intègrent dans leur gameplay une mécanique basé sur un changement de couleurs. C’est un procédé qui ne date pas d’hier, mais il est toujours intéressant de voir de quelle manière celui-ci peut être utilisé. Et c’est principalement autour de cette idée qu’est construit Color Symphony 2, avec une bonne dose de difficulté qui se rajoute en plus à l’équation. Le plus surprenant étant qu’il est facile de comprendre les bases du jeu, tellement ces derniers sont d’une simplicité enfantine. Le vrai défi sera par contre de les maîtriser parfaitement, afin de ne pas rencontrer de trop gros soucis durant nos ascensions au travers des différents niveaux du jeu.

Il ne faudra pas beaucoup de temps pour comprendre ce qu’on attend de nous. Le personnage se dirige comme d’habitude avec le stick de gauche, tandis qu’on peut effectuer un double saut et rebondir sur les murs. Rien de bien sournois à comprendre mais à cela s’ajoute rapidement la capacité de manipuler la couleur de l’arrière fond. Cela peut paraître saugrenu, mais il suffit de savoir que les plates-formes du jeu sont elles mêmes composées d’une certaine couleur, pour tout de suite saisir ce qui nous attend. Le principe va donc être de pouvoir changer la couleur à la volé, afin de faire apparaître ou disparaitre des plates-formes et des éléments. Il sera nécessaire de se servir de cette capacité pour atteindre le portail pour arriver à la fin du tableau.

Il faut aimer les roues dentées.

Il faut aimer les roues dentées.

Mais tellement dur

Il va donc falloir traverser plusieurs chapitres à chaque fois constitué de plusieurs niveaux, avec une petite mise en scène narrative qui n’est pas forcément pour nous déplaire. Il faut dire que Color Symphony 2 n’est pas un jeu qui s’encombre beaucoup sur le plan visuel. C’est peut-être un aspect qu’on pourra trouver déplaisant, surtout qu’il n’y a pas toujours de cohérence entre les éléments de verdures ou mécaniques. Mais ce manque de complexité aura pour avantage qu’il sera plus facile de se concentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire ne pas être gêné dans notre avancé alors qu’on doit effectuer des sauts millimétrés, tout en alternant les couleurs afin de ne pas se retrouver à sauter dans le vide.

Et c’est là que le seul défaut du jeu entre en considération, puisqu’on est la plupart du temps obligé de se focaliser sur ce qu’on fait, qu’il en devient impossible de suivre les textes qui défilent en arrière fond. Et même là cela ne suffira pas à éviter une mort pénible, car il arrive fréquemment de devoir sauter au petit bonheur la chance pour découvrir se qui se cache un peu plus loin car le défilement horizontal nous empêche de voir une plate-forme ou un élément qui est resté en dehors de notre champ de vision. Cela peut vite devenir frustrant à la longue, notamment quand cela nous arrive après avoir galéré un long moment sur un passage et qu’on meurt juste avant la fin du stage, car on n’avait pas vu qu’on avait besoin de changer la couleur de fond.

À cela se rajoute un petit souci de redondance. Non pas dans l’architecture des niveaux, qui eux alternent très bien les éléments tout en y intégrant perpétuellement de nouvelles façons de les utiliser. Mais la répétitivité se fait tout de même ressentir dans ces éléments qui ne se renouvellent pas assez souvent. On a vite le sentiment de tout le temps devoir faire face à des roues dentées ou à des pics. Ce qui est malheureusement le cas et qui vient légèrement gâcher notre impression de progresser dans le jeu. En y faisant abstraction et en se concentrant sur l’action, cela se dissipe rapidement, mais c’est dommage qu’aucun effet n’est été fait là-dessus, alors qu’il aurait suffit de pas grand-chose.

 

En conclusion

On sent vraiment qu’un grand soin a été apporté à la finition de Color Symphony 2, mais malgré sa douce musique et son solide level design, il y a quelques petits points qui peuvent amener à nous poser des questions. Mais en laissant de coté des défauts qui peuvent se relayer au rang de simples détails sans importance, on arrive sur un jeu qui peut éventuellement s’apprécier lorsqu’on cherche un bon défi en termes de jeu de plate-forme. En dehors de ça, autant le dire tout de suite, il ne faut pas avoir peur de mourir très souvent pour enfin réussir à terminer un niveau. Il s’agit d’un jeu exigeant et qui met notre patience à rudes épreuves et c’est justement ce qu’il fait de mieux.

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