Test – Crimsonland : quand rien ne va plus ou presque

Certains développeurs doivent penser qu’il suffit d’intégrer des flingues et de l’hémoglobine dans un jeu pour que celui-ci se vende. C’est en tout cas ce qu’on peut penser en jouant à Crimsonland. Car d’une certaine manière, on vient déjà de vous décrire tout le contenu du jeu.

crimsonland-head

Il est où le jeu ?

Pas de scénario. Mais quand on vous dit qu’il n’y en a pas, c’est vraiment qu’il y en a aucun. On prend le joueur et on le balance dans une arène et on lui donne un pistolet aux balles illimitées. Et c’est avec ça qu’il va falloir se débrouiller pour tirer sur les premières créatures qui vont accourir vers nous. On comprend donc assez vite dans quelle galère on vient de se plonger. Il est même difficile à dire si l’on s’en rend compte dès le début, avec cette vue de dessus bien trop loin de l’action ou encore, quand on commence à bouger notre personnage. La lenteur de ce dernier est à faire peur et à partir de là on commence vraiment à saisir que la suite sera loin d’être glorieuse.

Le mode histoire, si on peut vraiment le nommer ainsi, sera en faite une arène avec parfois un sol différent selon le chapitre, dans lequel on va affronter des créatures qui vont essayer de nous tuer. C’est Le même schéma qui va se répéter durant la soixantaine de niveaux qui vont se succéder dans ce mode. La seule différence va venir de l’apparition des ennemis, qui vont plus ou moins changer d’apparence et donc parfois de comportant. Mais sur le fond cela va rester la même chose, puisqu’on dirige notre personnage avec le stick gauche et on vise avec le droit, puis on tire avec une des gâchettes. On recule en tournant en rond et en essayant d’éliminer tout ce qui bouge. Tellement passionnant.

Le point bleu, c'est notre personnage. Oui, le petit truc là.

Le point bleu, c’est notre personnage. Oui, le petit truc là.

Je ne l’ai pas encore trouvé

L’innovation n’est pas à chercher dans ce type de jeu, car on souhaite surtout y jouer pour s’amuser et se défouler. Mais avec Crimsonland, c’est pas du tout le cas et cela pour plein de raison. Déjà car la lenteur des déplacements est vraiment affligeante et il arrive fréquemment de se retrouver accabler dans les limites du terrain par des monstres, simplement car on se déplace trop lentement. Cela donne un sentiment de lourdeur, qui ne fait que s’amplifier quand on découvre que la visée des armes est tout bonnement catastrophique. Le manque de précision durant les tirs est accablant et quand on sait qu’on peut parfois se retrouver face à plusieurs dizaines d’adversaires en même temps, on vous laisse imaginer le sentiment de désolation dans lequel on peut vite se retrouver.

Notre personnage est très faible et il suffit de quelques coups pour le voir mourir. Et cela même dans les niveaux de difficulté le plus bas alors qu’il y en a trois, alors on vous laisse imaginer la vitesse à laquelle on peut perdre une partie sans avoir eu le temps de faire quelque chose. Tout va vraiment être basé sur la chance, car si l’on démarre avec un pistolet assez inefficace il est possible de faire tomber d’autres armes à la mort des ennemis. Les possibilités sont assez restreintes au début, mais au fil des parties on débloquera plus d’armes dans notre arsenal. De ce coté là on a du très classiques, avec les sempiternels mitraillettes et fusil à pompes, mais aussi des choses pour folklorique comme un canon électrique ou un fusil perçant. Mais dans l’un comme dans l’autre, l’action reste moue et cela malgré la cinquantaine de power-up à débloquer et à ramasser.

Il faut clairement aimer le rouge

Il faut clairement aimer le rouge

Du recyclage à la chaîne

Si le cœur vous en dit, vous allez pouvoir vous lancer dans Crimsonland jusqu’à quatre joueur en local. En tout cas si vous trouvez des amis assez fous pour avoir envie d’y jouer avec vous, et dans ce cas là vous l’êtes tout autant qu’eux. Car même quand on jette un œil aux modes disponibles, on doit bien dire que le sentiment de tout le temps faire la même chose est très persistent. D’accord, en plus du mode histoire il y a un survie, dans lequel on a plusieurs sous-modes avec chaque fois des conditions différentes, comme survire  le plus longtemps aux vagues de créatures avec des restrictions d’armes, de power-up ou de santé. Mais dans l’un comme dans l’autre, c’est terriblement répétitif et en plus c’est très loin d’être amusant à cause de tous les problèmes qu’on a pu vous citer plus haut.

 

En conclusion

Il n’est pas toujours nécessaire de juger un jeu sur son apparence, car même le plus grand étron est capable de proposer un gameplay accrocheur, tout en apportant du fun immédiat. Et dans le cas de Crimsonland, ce n’est absolument pas le cas et il serait bien difficile de nous prouver le contraire. On s’ennuie dès les premières minutes et rien n’arrive à nous procurer le sentiment inverse. Et ce n’est même pas la simplicité de son concept qui est en cause, mais la faute revient à la mollesse de son action et à une réalisation qui fait vraiment de la peine à voir.

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