Test – Dead Rising 3

Le temps où l’on se débarrassait des zombies à grand coup de fusil à pompe est révolu. Du moins depuis l’apparition de Dead Rising dans notre horizon vidéoludique, avec l’instauration de la création d’armes tous plus débiles les uns que les autres. C’est plus ou moins là-dessus que s’est construit la licence et autant dire que Dead Rising 3, une des exclusivités du line-up de lancement de la Xbox One, ne déroge pas à cette règle immuable.

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Comme au bon vieux temps

Pour se mettre dans l’ambiance ou mettre de coté tout de suite le plus accablant, au choix, on vous parlera d’abord du scénario aseptisé de Dead Rising 3. On prend place dans la peau d’un certain Nick Ramos, mécanicien de son état, quelques années après les déboires de Fortune City. L’infection des mort-vivants à atteint la petite ville paisible de Los Perdidos, même si avec un nom pareil cela ne pouvait que sentir la catastrophe à plein nez. L’armée tente de mettre la ville en quarantaine et d’éradiquer la menace, tant bien que mal, avec la planification de raser l’endroit à grand coup de frappe nucléaire. Rien que ça. Il reste seulement une semaine aux survivants pour trouver un moyen de s’échapper. Pour agrémenter un peu l’ensemble, les péripéties de Nick ne seront pas de tout repos, puisque le chiffre douze tatoué dans sa nuque semble beaucoup intéresser l’armée. Complot politique et conspiration militaire, c’est globalement ce qui vous attend dans une histoire qui reprend tous les clichés d’un mauvais film de série B. Il ne faut donc pas s’attendre à une intrigue qui nous tiendra en haleine durant plusieurs heures.

Ce troisième épisode ne bouleverse donc pas la recette ancestrale de la série, qui consiste à se lancer dans un terrain de jeu géant, pour trucider par millier des zombies. La limite de temps est loin d’être une grosse contrainte, ce qui nous laisse tout le loisir de se promener dans les rues de Los Perdidos. Des missions secondaires se greffent rapidement à l’objectif principal, avec d’incessants allers-retours à faire au travers de la ville. Les temps de chargement étant pour ainsi dire absent, on ne va donc pas trop se plaindre, puisque cela contribue à explorer la cité et ramasser au passage quelques ressources bien utiles. Car l’artisanat est toujours omniprésent, avec les combinaisons d’objets et d’armes qui peuvent souvent donner des résultats très étonnants. On trouve régulièrement de nouveaux plans sur notre route, parfois plus ou moins cachés, avec la possibilité de s’en servir à tout moment. Il n’est plus nécessaire de passer par un atelier, ce qui est toujours une bonne chose quand on se retrouve en manque d’armes au milieu de nul part.

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Lâche ma caisse

Les véhicules bénéficient également du passage par la case fusion, avec l’élaboration d’engins mortelles tout droit sortie de l’imagination d’un mécano complètement fêlé du ciboulot. Des camions de crème glacée transformés en char d’assaut ou des motos affublés de lance-flammes, autant d’inventions farfelues qui contribueront à nous aider à malmener la faune locale. Pour facilité notre accès à cette arsenal de fortune, on pourra passer par les lieux sécurisés répartis un peu partout en ville. Dans lesquels on retrouve des casiers, en accès libre, où l’on peut retrouver toutes les armes et objets qu’on aura ramassé durant notre partie. Un délire de chaque instant dont-on paye lourdement le prix. Cette avalanche d’éléments à collectionner et la facilité à se les procurer, en résulte qu’on ne manque jamais de rien. Cela se concrétise par une déconcertante facilité et un jeu qui manque vite de défis à notre hauteur. Encore faudra t-Il passer par le mode cauchemar pour en trouver un peu, qui est débloqué dès le début. Les zombies se montrant alors beaucoup plus agressifs et les sauvegardes s’effectuant alors à des points bien précis sur la carte.

Dead Rising 3 est à prendre pour ce qu’il est, un divertissement qui est loin de se prendre au sérieux. Inutile de vraiment y chercher un jeu de survie, puisque comme ses prédécesseurs, ce volet ne prétend pas du tout appartenir à cette catégorie. En revanche on pouvait s’attendre à ce que cette belle exclusivité de la Xbox One, se présente comme une vitrine graphique de la machine. Bien qu’on puisse y faire allusion avec le nombre de zombies affiché simultanément, c’est un peu moins reluisant quand on s’attarde sur les détails. Les bugs techniques sont légion, avec des textures qui mettent plusieurs secondes pour s’afficher, et les problèmes de collisions sont vraiment fréquents. Il n’est pas rare que les personnes disparaissent littéralement, parfois même durant les cinématiques. Dans le fond, on pourrait presque croire à un portage provenant de la génération précédente et qui a pour le coup été un peu booster grâce aux capacités du nouveau support. Surtout que malgré le florilège de monstres et d’éléments à afficher, la ville est loin d’être d’une beauté éblouissante. Celle-ci étant même découpée en plusieurs quartiers, liés entre eux par des autoroutes. Une rustine technique pour avoir des zones cloisonnées et ainsi maximiser l’affichage à courte distance.

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Jamais deux sans trois

On retiendra donc surtout un manque de nouveautés pour justifier cette troisième itération de Dead Rising. On va dans la démesure avec une incroyable collection d’objets et vêtements à débloquer. Mais en dehors de ça, hormis la pléthore de zombies, on reste sur du très conventionnelle et la prise de risque est pratiquement absente. Une timide implantation des fonctionnalités de Kinect est à souligner, même si dans les faits son utilisation apporte plus de soucis que de confort. Durant nos séances de test, il n’était pas rare que le menu de pause du jeu soit enclencher ou enlever à cause des bruits ambiants. La possibilité de donner des ordres directement à nos compagnons est relativement amusante, mais on aura vite fait de retourner le faire à la manette, cela se montrant bien plus intuitif. Au final, on aura donc vite fait de désactiver entièrement le périphérique, puisque se faire remarquer par les zombies en élevant la voix c’est amusant cinq minutes, mais lorsque cela arrive sans qu’on le souhaite c’est déjà moins marrant.

Qu’on se comprenne bien, Dead Rising 3 n’est pas vraiment un mauvais jeu car il faut reconnaître que sa durée de vie est plus que conséquente, notamment pour ceux qui auront envie de compléter toutes les collections de vêtement, d’objets et d’armes. Mais pour un épisode sortant sur une nouvelle génération de consoles, on était en droit de s’attendre à un peu plus de surprises. Surtout que c’est loin d’être une claque technique. Sans parler qu’on retrouve encore une fois une des soucis avec la maniabilité, hérité directement des volets antérieurs. Comme une caméra difficile à gérer, en particulier durant les combats contre les Boss. Voire lorsqu’on essaye de ramasser un objet sur le sol et qu’on doit s’y reprendre à plusieurs fois pour attraper le bon. Ce qui est toujours marrant quand on manque de vie et qu’on veut une ration, pour finalement se retrouver avec un parapluie pendant que des zombies nous piquent les fesses.

 

En conclusion

Ironiquement, Dead Rising 3 arrive surtout à se démarquer grâce à son incursion dans le line-up de la Xbox One. S’il aurait été publié quelques mois après la sortie de la console ou même sur Xbox 360, soyons fou, il y a fort à parier que notre accueil aurait été largement plus critique. Ce qu’on lui reproche amèrement c’est son manque d’originalité, qu’on tente sommairement de masquer par l’abondance de son contenu. Un bon point qui risque de ne pas convaincre tout le monde. Des milliers de zombies à l’écran et des armes délirantes ne sont pas suffisant pour faire un bon jeu, au mieux cela suffira tout juste pour un petit divertissement de quelques heures. Mais tout aussi vite oublié une fois la manette reposée.

2 réponses
    • PixelSpriteFr
      PixelSpriteFr dit :

      Disons que c’est typiquement le genre de jeu qu’il faut jouer par petite session, sous peine de vite avoir une overdose. C’es tellement répétitif sur la longueur et obligé de faire plusieurs parties pour tout débloquer. C’est fun, mais à courte durée en ce qui me concerne.

      Répondre

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