Test – Defenders of Ardania

Un tower-defense, c’est le genre de jeu que l’on retrouve bien plus sur des supports mobiles comme les tablettes ou les ordinateurs que sur console. Pourquoi donc est-ce que nos consoles en sont souvent privé? Peut-être vais-je pouvoir vous répondre avec ce test de Defenders Of Ardania sur Xbox 360, un tower-defense un peu différent des autres car il privilégie autant l’aspect défensif … qu’offensif.

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Un jour tranquille dans la vie d’un roi

Notre histoire commence lorsque votre royaume se fait attaquer par une horde de morts-vivants. Après leur avoir mis une raclée de premier ordre, votre conseiller vous demander d’aller de l’avant pour trouver et éradiquer cet ennemi purulent. Cette campagne de longue (enfin, longue ….) halène vous fera traverser les mers et les continents, rencontrer des nains, des magiciens, des elfes et des esprits forestiers. Enfin, vous devrez vaincre un sorcier, dépositaire d’un mal millénaire. Alors, êtes-vous prêts pour cette aventure haute en couleur? Dans ce cas, à vos manettes camarades et … houla là, STOOOOOP! Alors je vais vous surprendre avec cet arrêt intempestif mais il y a quelques petites choses qui ont le don de m’insupporter dans les jeux vidéo et dès le premier écran de jeu, je tombe sur l’un deux. Il s’agit des textes à l’écran, on a beau avoir des télés de plus en plus grandes, si on écrit les textes avec une police minuscule, ça gâche énormément.  Surtout que les écrans de chargement entre les niveaux sont juste des écrans de textes assez conséquents. Mais je m’égare un peu et revenons à notre jeu et à son concept assez intéressant en mélangeant lee tower défensif et offensif.

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D’abord la défense, puis l’attaque

Comme dans presque tous les tower-defense, le plan de jeu est divisé en cases et un ou plusieurs chemins sont possibles pour atteindre votre château. Il vous faudra en premier lieu réduire ces possibilités pour contraindre les troupes ennemies à endurer le plus possible votre feu nourri. Vous aurez bien entendu différentes types de tours, certaines spécialisées dans une attaque forte mais lente et à courte portée, d’autres dans un dégât de zone à longue distance mais pas très puissant, dans des attaques aériennes ou encore certaines peuvent ralentir les ennemis. Et, bien sur, vos tours pourront évoluer pour augmenter leur vitesse d’action, leur force ou leur résistance car vos ennemis et même l’environnement peut endommager, voire détruire vos tours. Mais il n’y a pas que les tours dans la vie et c’est là que vos troupes entrent en scène. Plusieurs types de troupes sont également disponibles, chacune avec des capacités à utiliser à bon escient. Par exemple il y a la vitesse, le fait de pouvoir frapper les ennemis en passant, la destruction des tours adverses, les sorties en groupes pour résister plus aux tirs, la capacité de voler ou encore celle de soigner. Mais chaque capacité possède également une contre capacité souvent des plus irritante car très mal dosée. Par exemple, la vitesse est couplée à une moindre résistance … bon, ça d’accord mais lorsque les magiciens qui peuvent détruire les tours adverses avancent 10 fois moins vite que les unités rapides (au bas mot), c’est totalement exagéré.

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Cours, Forrest, cours !!!

Et là, on commence un peu à toucher à un des soucis assez évidents de Defenders Of Ardania. L’écart de vitesse entre les troupes est tel qu’il faut parfois deux ou trois minutes à un de vos péons pour atteindre son objectif, pour peu qu’il ne se soit pas fait exploser sur le chemin et donc c’est long … très long. En revanche, les troupes ont une possibilité assez capitale qui se contrebalance un peu avec le gain d’expérience. A chaque fois que vous envoyez le même type de troupe à l’assaut, ce type de troupe gagne de l’expérience et à chaque palier devient plus fort, rapide ou résistant … mais aussi plus cher. Ce gain d’expérience va de pair avec un léger changement esthétique et, lorsque le dernier des trois paliers d’expérience est atteint, un champion est utilisable. En gros, le champion est juste le modèle au dessus du troufion de base qui inflige plus de dégâts au château adverse. Sur le papier toutes ces possibilités sont chouettes. Car par exemple, on peut détruire les tours ennemies pour les remplacer par les notre et donc limiter le champ d’action de l’adversaire. On peut attaquer sur deux plans (sol/air), et il y a des sorts magiques pour reprendre de la vie, attaquer certains ennemis etc. Mais dans la pratique il y a beaucoup de problèmes qui vont considérablement réduire, si ce n’est détruire votre plaisir de jeu.

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Répétitif et peu maniable

Ces deux mots résument assez bien mes impressions. D’abord, il faut savoir que Defenders Of Ardania n’est pas vraiment agréable à l’œil. Sincèrement, j’ai déjà vu beaucoup mieux et pour des jeux bien plus anciens. Ensuite, touts les niveaux se ressemblent dans leur construction. D’accord, les décors évoluent mais il n’y a aucun renouvellement malgré quelques timides essais, en mettant plus d’un château ennemi ou un allié sur l’aire de combat. Il y a des ralentissements intempestifs pas trop graves mais qui apparaissent même lorsqu’il n’y a aucun ennemi à l’écran.  Ce qui est assez étonnant. Un truc aussi qui a le don de m’exaspérer est que chaque niveau commence avec des phases de dialogues entre vos héros qui sont longs et surtout barbantes au possible, que l’on ne peut pas passer et pendant lequel vous ne pouvez effectuer aucune action. Ce qui est vraiment fastidieux. Et, comme j’en parlais au début de ce test, une des raisons évidente pour laquelle le tower defense est sous-représenté sur console va aussi vous sauter aux yeux : la maniabilité n’est franchement pas des plus agréables à la manette. Surtout que l’on a moins de possibilités de gameplay ici, que dans n’importe quel autre tower defense auquel j’ai pu jouer. Par exemple, on ne voit pas directement l’état de ses tours pour les réparer, pareil pour ses troupes pour évaluer où la défense adverse est la plus puissante et pour les ennemis, on ne le voit que sur quelques ennemis bien précis (les plus gros). Il est extrêmement difficile de viser un ennemi volant car on doit le viser sur la grille de déplacement, mais vu que l’ennemi n’est pas du tout au même endroit visuellement, c’est perturbant.

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Ça manque cruellement de peps

Et pour agrémenter le tout, des bugs font parfois leur apparition comme des personnages bloqués sur une case, incapable de bouger. Et puis, une fois que l’on a compris le schéma, la même tactique est inlassablement utilisée pour gagner : on met ses 10 tours (en moyenne) avec 2 tours pour les volants, une ou deux pour ralentir les ennemis et plein de tours à arbalète (les moins cher et plus efficace) avec une tour pour les ennemis blindés. Une fois celles-ci placées, on lance à l’assaut une vingtaine de magiciens qui vont nettoyer les tours adverses et on envoie une pléthore de coureurs pour terminer le travail, tout en améliorant un peu ses tours et ses capacités. Et si le château ennemi est encore debout, recommencez avec les magiciens et les coureurs en ajoutant de temps en temps des nains si l’ennemi est trop offensif, car ceux-ci peuvent les frapper en chemin et donc les ralentir un peu. Tous les niveaux se gagnent comme ça. Bon, vous me direz que le jeu tente quand même de vous mettre dans l’ambiance avec ses musiques épiques mais tellement oubliables, ses doublages assez réussis hormis l’héroïne elfe et sa voix chevrotante. Même l’histoire est incroyablement convenue et n’offre aucune surprise. Defenders of Ardania est vraiment très décevant pour les amateurs de stratégie qui aiment des titres offrant du challenge et du contenu. Et en plus d’être assez court, il n’offre quasiment pas de replay-value. Et ce n’est pas sa fin totalement farfelue, qui ne cadre pas du tout avec le reste du jeu, qui va redorer un blason bien terne.

 

En conclusion

Bof, vraiment je ne sais pas dire beaucoup plus que « bof ». Sur le papier, un mélange defense/attaque dans un tower defense était plaisant, l’évolution de vos troupes et les héros donnaient envie mais le résultat final manque de travail, d’intérêt et de variété. Je ne peux pas dire pour autant que c’est complètement un mauvais jeu mais le fait de ne pas prendre de plaisir à y jouer, de ne même pas avoir envie de s’impliquer dans l’histoire et surtout de s’y ennuyer à mourir ne le hisse même pas dans la moyenne. Encore une belle déception pour un concept aussi prometteur.

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