[Test] Disney Epic Mickey

 

Editeur : Disney Interactive
Développeur : Junction Point 
Multijoueur : Non

 

La petite souris aux grandes oreilles est certainement le rongeur le plus connu au monde. Véritable figure de proue de Disney, Mickey à eu de nombreux portages dans le jeu vidéo mais il se fait assez discret depuis quelques années dans ce média. C’est donc avec un plaisir non dissimulé qu’on retrouve notre mascotte favorite.

Epic Mickey

Une histoire en marge des productions Disney

Le succès de Mickey n’a pas été bénéfique pour tout le monde. Pendant des années, cette gloire montante à fait tomber dans l’oubli un grand nombre de personnages issus tout droit de l’univers de Disney. Heureusement pour eux, le magicien Yensid a décidé avec l’aide de son pinceau de créer un monde magique pour tous les accueillir. C’était sans compter sur notre petite souris qui n’a pas pu s’empêcher de jouer avec les accessoires du sorcier et qui par maladresse à fait tomber une bouteille de dissolvant sur la maquette. Cette bêtise aura de graves conséquences, car le petit royaume se voit depuis lors complètement ravagé par les attaques du fantôme. Par la suite, Mickey va se faire kidnapper par les ténèbres et tombera dans ce monde de désolation. Il finira par comprendre que c’est sa maladresse qui est à l’origine de ce Grand Chambardement et tentera de réparer ses erreurs, tout en cherchant un moyen de revenir chez lui.

Avec ce scénario très loin de ses réalisations habituelles, on sent nettement que Disney tente de rendre ses lettres de noblesses à leur petite souris en culotte courte. Pour cette tâche le choix s’est donc porté sur le studio Junction Point et plus particulièrement sur le concepteur Warren Spector. Son approche à été très particulière, car d’une certaine manière ce n’est pas Mickey qui a été mis à l’honneur mais tout son passé et indirectement celui de Disney. Autant dire qu’avec maintenant presque 90 ans d’histoire, il y avait de quoi faire.

Dès le début on ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour tous ses toons qui ont été oubliés du grand public. Parmi eux, l’un des premiers qu’on sera amené à rencontrer ce sera Oswald le lapin chanceux. On comprendra vite que ce petit bonhomme à un rôle important dans l’histoire. On croisera ensuite une petite créature répondant au nom de Gus qui va en quelque sorte devenir un guide spirituel et notre bonne conscience. Ce petit être est en faite un Gremlins. Des bestioles qu’on va croiser assez souvent et qui nous seront d’une grande aide pour réparer plus facilement les mécanismes brisés qui vont se présenter sur notre chemin.

Le joueur construit son aventure

Derrière l’aspect enfantin qui peut se dégager d’Epic Mickey se cache en faite une aventure très mature. L’ingéniosité du gameplay est de donner au joueur des choix à faire durant son avancé et qui auront une incidence directe sur la façon dont les personnages vont interagir avec lui. Cela se fera par le biais du pinceau magique qui est resté entre les mains de Mickey pendant son enlèvement. On peut s’en servir comme d’une arme bienfaitrice en envoyant des jets de peinture pour reconstruire les environnements, voir amadouer nos ennemis pour qu’ils deviennent nos alliés durant les combats. Dans son contraire, on peut aussi utiliser le diluant pour faire simplement disparaitre nos adversaires et détruire les morceaux du décor qui sont encore fait de peinture. Cela aura bien entendu aussi son incidence sur les phases de plates-formes. Certains passages demandent de créer ou enlever un élément qui nous permet ainsi d’avancer ou libérer un nouveau passage. Dans la pratique cela apporte des mécanismes qui manque d’originalité mais qui se renouvellent assez bien. Par contre la visé souffre d’une légère imprécision par moment, c’est anecdotique et loin d’être pénalisant mais il est toujours rageant de voir notre personnage éclabousser le sol de peinture alors qu’on visait un mur.

Nos péripéties nous feront souvent croiser les habitants qui en profiteront pour nous affubler de quêtes en tout genre. Comme les énigmes, quelques une pourront être terminées de différentes manières, en fonction de vos envies. Ce sera surtout ces décisions qui influenceront votre affiliation bonne ou mauvaise. Malheureusement leur conséquence sur le déroulement de l’aventure ne sera pas très flagrante. La narration sera strictement la même, il n’y aura que des répercutions sur votre réputation et sur votre apparence. La seule différence se fera sur l’épilogue de fin. En fonction de la manière que vous avez affronté un boss, il sera présent ou non durant les cinématiques. On est donc bien loin des quatre fins alternatives qui avaient été annoncé pendant le développement. Ce procédé d’immerger le joueur dans des choix moraux est une innovation dans un jeu de plates-formes. Cela reste une très bonne idée et rend la progression moins linéaire, mais on aurait pourtant aimé que cela soit intégré avec plus de profondeur et que l’impact sur le scénario soit vraiment perceptible.

Ce manque de liberté est dommage car le reste du titre respire la bonne volonté des développeurs à offrir au joueur une expérience de jeu unique. Tout le long de notre périple la sensation de se promener dans un semblant de parc d’attraction est assez saisissant. S’inspirant de Disneyland, les mondes qu’on va arpenter sont remplis de références aux productions de Disney. Comme la demeure d’Oswald qui se trouve au sommet d’une montagne de déchets où sont empilés des produits dérivés à l’effigie de Mickey. Les clins d’œil sont très nombreux et vraiment sympathiques. Les transitions entre les niveaux vont également dans ce sens. Au lieu d’avoir un temps de chargement entre les tableaux, le joueur doit entrer dans un projecteur pour se retrouver dans une phase de plates-formes en 2D qui est directement inspiré par d’anciens dessins animés comme “Steamboat Willie” ou encore “L’Apprenti sorcier”.

Epic Mickey Epic Mickey

 

Super Mickey Galaxy ?

Comme tout bon jeu d’aventure qui se respecte, l’exploration à une place importante. Les niveaux ne sont pas énormes mais construits d’une telle façon à ce qu’ils regorgent de petits recoins et de cachettes. Des bonus à découvrir son disséminés dans tout le jeu, permettant de débloquer des croquis ou deux dessins animés autour de notre héros principal.

L’ombre au tableau est un défaut récurrent dans ce genre de titre. Les angles dans lesquels se positionne la caméra sont vraiment très capricieux par moment. Surtout lorsqu’elle est bloquée et qu’on ne peut pas la déplacer alors qu’on souhaite évaluer la distance pour effectuer un saut. On est loin du défaut accablant qui nous empêche d’apprécier le jeu, mais il faut reconnaitre que cela à tendance à agacer. C’est dommage car le reste du gameplay est calibrer aux petits oignons. L’influence d’un certain plombier à la casquette rouge n’y est probablement par étranger. En voyant Mickey effectuer son double saut ou encore son attaque tournoyante on pense rapidement à un jeu comme Super Mario Galaxy. On a déjà vu pire comme comparaison, surtout pour un titre qui fait référence dans le genre.

Les graphismes ne sont pas en reste. Même si la Wii ne porte pas la réputation d’être la console de salon la plus puissante du marché. Epic Mickey est un jeu qui prouve encore une fois que la petite dernière de Nintendo en a dans le ventre. Les animations sont vraiment agréables et donnent vraiment l’impression d’observer un personnage de cartoon quand notre petite souris se met à courir. Comment ne pas parler des superbes musiques orchestrées qui accompagnent notre héros. Par moment, elles contrastent énormément avec l’atmosphère mélancolique qu’on pourra ressentir durant notre périple. Mais en même temps on a l’impression qu’elles font partie intégrante de ce monde en désolation, et qui à chaque coup de peinture nous donne la sensation de vouloir revivre de plein feu.

 

Résumé

Un titre qui ne parlera peut-être pas à tout le monde et qui vise un public mature, mais qui possède indéniablement un certain charme. Si on ne devrait retenir qu’une seule chose c’est qu’Epic Mickey est une expérience qu’on se doit de faire. Certes le jeu à quelques ombres à son tableau, à cause de promesses qui ne sont pas vraiment tenues et une maniabilité qui lui donne un goût d’inachevé. Mais cela ne gâche en rien qu’on a entre les mains un jeu de qualité, fait avec passion et qui prouve qu’on peut faire de belle chose quand on s’en donne la peine.

Epic Mickey Epic Mickey

Epic Mickey Epic Mickey

2 réponses
  1. Thomas
    Thomas says:

    Je suis déjà tombé sur la bande-annonce de ce jeu auparavant, mais j’hésitais à l’acheter. Maintenant que j’ai lu ton test, je me dis qu’il en vaut peut-être le coup. Merci pour ce partage. 🙂

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