Test – Disney Fantasia : Le pouvoir du son

Malgré le succès rencontré par la première version de Kinect sur Xbox 360, il faut aisément reconnaître que les jeux engendré par cet accessoire ont rarement été à la hauteur. Heureusement, s’il y a bien un genre qui a réussi à tirer parti du périphérique, ce sont les jeux de rythme et de danse. C’est donc assez naturel de retrouver ce type de production sur Xbox One, même si Disney Fantasia : Le pouvoir du son risque d’être un des derniers du genre sur cette machine. Kinect n’étant plus vendu en bundle avec la Xbox One, il y a fort à parier que le jeu d’Harmonix soit une des dernières exclus totalement dédié à cet accessoire.

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Où est la souris

Étonnamment, avec un nom comme Disney Fantasia : Le pouvoir du son, l’on pouvait résolument s’attendre à redécouvrir le long-métrage de Disney. Malheureusement c’est loin d’être le cas, puisque seulement l’enrobage aura de vagues ressemblances avec l’atmosphère féérique de Fantasia. Concrètement, on fera surtout référence à l’Apprenti Sorcier avec l’apparition de Yen Sid, ainsi que quelques œuvres issus de la musique classique. Pour le reste de la playlist, il faudra compter sur des artistes un peu plus contemporains. Un mixte légèrement improbable, mais qui finalement s’harmonise assez bien. Car s’il y a bien une chose à admettre, c’est que le jeu d’Harmonix est plutôt cohérent avec l’univers et l’esprit de Disney. Une impression qui ne fait que se renforcer dès qu’on met les pieds dans le mode aventure.

Au premier abord, ce mode pourrait presque paraître anecdotique pour un jeu de rythme. Pourtant, après une première immersion dedans, on se rend à l’évidence que l’idée ne parait pas si saugrenue que ça. L’ambiance qui y règne est vraiment intéressante et on a très vite le sentiment de plonger dans la magie d’un conte de Disney. Le départ se fait par un léger didacticiel en compagnie de Yen Sid, qui nous explique les bases du gameplay, au travers de quelques mélodies afin de mériter les étoiles pour notre chapeau d’apprenti. Par la suite, ce mode prend une tournure plus aventureuse avec des mondes à explorer, sous la forme de tableaux dans lesquels on pourra bouger un curseur pour interagir avec différents éléments. Le but final sera de rétablir la musique en combattant et éliminant le bruit. Ce qui devrait se réaliser au bout d’une poignée d’heures de jeu.

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Les bras dans tous les sens

La mise en scène de Disney Fantasia nous met dans la peau d’un chef d’orchestre qui balaye l’écran de ses mains, afin de suivre le rythme de ce qui s’affiche à l’écran. Dans les faits, des indications apparaissent et il faudra effectuer les mouvements dans la bonne direction. L’interface n’est pas trop chargée et il est donc assez facile de suivre ce qui se déroule devant nos yeux. Ce qui est un bon point pour l’accessibilité aux jeunes joueurs. Les gestes à effectuer sont au départ assez simples, mais au fil du temps on apprend de nouvelles positions. Rien de bien difficile en soi, car il s’agit simplement de faire deux gestes en même temps, des directions différentes ou encore de suivre le mouvement d’une note et de la maintenir. Chaque bonne note explosera dans un feu d’artifice de couleurs, tandis qu’une mauvaise fera baisser le volume de la musique. Le rendu visuel est très plaisant et reste fluide, même lorsqu’on enchaîne plusieurs notes à la suite. Il faut dire que la très bonne reconnaissance du jeu et une légère permissivité sur l’exécution des mouvements, rendent l’expérience très agréable.

Du coté de la playlist, c’est environ une trentaine de chansons qu’on pourra retourner et cela dans tous les sens du terme. En faite, en plus d’avoir la mélodie originale, les musiques peuvent être réarrangées selon notre bon vouloir. Il devient vite possible de débloquer de nouveaux arrangements dans les chansons, en atteignant un certain score. À différentes reprises durant la musique, au moment d’activer les multiplicateurs, il est possible de choisir un nouveau type d’instrument. Ainsi, une musique classique peut par exemple prendre des airs électroniques, ce qui au final change complètement l’interprétation. Par la suite on débloquera également des genres de mini-jeux, qui s’introduiront dans la partie, afin de pouvoir moduler et ajouter de nouveaux sons à la chanson. Le potentiel musical de Disney Fantasia : Le pouvoir du son est donc assez phénoménal, en permettant aux joueurs de redécouvrir et réinterpréter chaque chanson à sa guise.

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Jusqu’au bout de la chanson

Que ce soit sur l’habillage ou sur l’exécution, Le pouvoir du son n’a finalement pas grand-chose à se reprocher. Même si l’on n’utilise pas tout son corps, suivre le rythme de certaines chansons en remuant ses bras dans les airs peut être très amusant. Notamment si on recherche la performance et qu’on essaye d’atteindre la perfection, avec le plus haut score possible. En faite, ce qu’on pourra pointer du doigt c’est l’impression de lenteur qu’on ressent en progressant dans le jeu. La phase d’apprentissage est très longue et s’éternise un peu.  L’autre point néfaste, c’est l’estampillage Fantasia, alors que le jeu ne comporte finalement que peu de musiques classiques dans sa playlist. On aurait vraiment aimé avoir un peu plus de mélodies issues de la bande originale du long métrage dont-il est question ici. On comprend aisément que l’envie est de plaire à un plus large public, mais cette absence en reste d’autant plus regrettable.

Pour terminer sur une note positive, il faut énumérer le mode multijoueur qui permet à deux utilisateurs de s’affronter dans une joute rythmée. Pour y accéder, il suffit à deux joueurs de s’installer devant l’écran et de se donner la main afin de passer dans ce mode. La venue d’une deuxième personne ne gêne en rien la reconnaissance de mouvements qui est toujours aussi bonne. Ce mode se joue principalement comme le solo, sauf que ce sera aux joueurs d’effectuer des gestes en synchronisation avec les éléments apparaissant à l’écran. Une petite compétition amicale s’installe rapidement et le joueur qui a la main, pourra décider de l’arrangement de la musique. Un mode qui ne révolutionnera pas grand-chose, mais qui a le mérite d’exister et d’être plutôt amusant dans son utilisation.

 

En conclusion

Ce qu’on retiendra de Disney Fantasia : Le pouvoir du son, c’est un jeu de rythme assez bien pensée et qui délivre un gameplay simple mais qui bénéficie pourtant d’une réelle profondeur. L’interface un peu trop épurée durant les chansons aura peut-être le don d’agacer certains joueurs, même si l’on sait y reconnaitre un effort pour s’adapter aux plus jeunes. Finalement, le seul reproche qu’on pourra émettre avec ferveur, c’est l’absence d’une bonne partie de la bande originale de Fantasia. Pour le reste, c’est du tout bon. On peut également souligner la durée de vie très agréable, que l’on doit au système d’arrangement qui permet de revisité des musiques qu’on pensait connaître sur le bout des doigts. En étant à la fois agréable et prenant, en plus d’être amusant, Disney Fantasia possède finalement tout ce qu’on attend d’un jeu de ce genre.

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