Test – Disney Infinity 2.0 : Marvel Super Heroes

Bien que n’ayant pas totalement convaincu la presse spécialisée l’année dernière, Disney Infinity 2.0 Marvel Super Heroes arrive sur nos consoles pour les fêtes de Noël. Il faut dire que Disney compte bien miser sur ses licences nouvellement acquises pour faire vendre son jeu. Après les licences de Pixar, cette fois-ci ce sont les héros de Marvel qui sont à l’honneur. Encore faut-il voir si Avalanche Software à appris de ses erreurs, en corrigeant les erreurs majeurs de l’opus précédent.

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La Disney Collection

Avant de se lancer dans le cœur du sujet, il est toujours bon de faire un petit récapitulatif sur le fonctionnement du jeu. Car pour peu que vous soyez passé à coté de la mode des figurines dans le petit monde du jeu vidéo, il est toujours bon d’avoir une piqûre de rappel. Disney Infinity 2.0 se joue exactement de la même façon que le premier volet, c’est-à-dire en utilisant un socle USB qui se branche sur votre console (en mode sans fil pour les versions portables). Le joueur peut avec l’aide de cet accessoire, interagir directement avec son jeu en plaçant une figurine dessus et qui ira ensuite se matérialiser sur son écran de télévision. Que ce soit en mode aventure ou en ToyBox, ce procédé reste tout le temps le même. Quelques restrictions s’appliquent dans leur utilisation, mais on y reviendra un peu plus tard. La véritable différence dans cette version 2.0, c’est qu’elle contient seulement une aventure alors que le premier Disney Infinity en contenait trois. Un bien pour un mal, car cette fois il sera possible de jouer tout de suite en coopération avec les trois figurines du pack. Alors qu’il fallait obligatoirement acheter une autre figurine pour pouvoir jouer en écran splitté dans le premier opus.

Le revers de la médaille est aussi qu’on n’hérite pas forcément de l’aventure la plus intéressante, qui est celle des Avengers. On entre en scène avec Loki et ses géants de glace qui veulent conquérir New York, pour ensuite laissé ce scénario presque totalement de coté et faire face à une succession d’objectifs qui nous seront donné par Nick Fury. Rien de percutant malgré le fait qu’on dirige des héros comme Iron Man, Thor ou encore Black Widow. Les missions s’enchaînent en donnant le sentiment de toujours faire la même chose, comme sauver des civils, éradiquer tous les ennemis d’une zone ou encore mettre en marche des générateurs. L’aventure tombe vite dans la lassitude et ce ne sont pas les défis secondaires qui arriveront à relancer notre intérêt. Surtout que l’exploration de la ville est très loin d’être favorisé et qu’il n’est plus nécessaire de trouver des capsules d’objets pour les débloquer dans la ToyBox. Les plus téméraires pourront toujours partir à la recherche des capsules de personnages, qui au nombre de dix permettent de jouer d’autres héros dans l’aventure. Dans la mesure où il faudra bien entendu avoir préalablement acheté la figurine en question.

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Des changements dans l’air

Disney Infinity 2.0 Marvel Super Heroes se destine avant tout à un public très jeune et cela se ressent dans sa maniabilité. Mais cela n’excuse pas tout et en voulant bien faire les choses, Avalanche Software à mis de coté pas mal de défauts mais pour le coup en a rajouté d’autres. Par exemple dans le premier Disney Infinity lorsqu’un de nos personnages mourrait, il réapparaissait à coté. On pouvait ainsi mourir autant de fois qu’on voulait et sans aucune pénalité. Ce qui permettait aux jeunes joueurs de tout de même s’amuser. Dans la version 2.0, ce n’est plus possible car comme dans Skylanders, quand un personnage meurt il n’est plus possible de l’utiliser durant un moment et devra être remplacé par une autre figurine. Cela augmente légèrement la difficulté qui était absente dans la première version de Disney Infinity, mais en même temps cela risque de devenir un peu frustrant pour les enfants, dans la mesure où le nombre de figurines utilisable par aventure est relativement restreint.

Ce qui nous amène également au système de combat qui n’a pas grandement évolué, puisqu’on y retrouve les mêmes soucis. La caméra est toujours aussi capricieuse et les angles de vues nous gâchent régulièrement les phases d’action. Ce problème intervient souvent quand les ennemis sont nombreux à l’écran et autant dire que cela arrive fréquemment. Et cela affecte donc la jouabilité car on passe notre temps à devoir replacer correctement la caméra. Ce qui est vraiment regrettable car les combats ne sont déjà pas très palpitant à la base, à cause d’un manque évident de répondant de la part des ennemis. Heureusement, pour rattraper un peu ce défaut nos héros ont plusieurs mouvements à leur disposition, permettant ainsi de varier un peu les combos même si l’ensemble reste encore trop classique. Cela n’empêche pas de prendre plaisir en y jouant, mais pas mal d’utilisateurs risquent de pester contre la maniabilité.

Un des principaux reproches qu’on pouvait émettre à Disney Infinity, en plus de ne pas suffisamment utilisé des licences classiques de l’éditeur, c’était que les personnages n’avaient aucune évolution au sein du jeu. On gagnait de l’expérience et des niveaux, mais ces derniers ne servaient à rien du tout. Une critique qui semble être arrivée aux oreilles d’Avalanche Software, puisque les figurines possèdent maintenant un arbre de compétences. Un procédé qui favorise l’implication du joueur, en lui donnant envie de développer la puissance de ses héros. Malheureusement le désavantage est que certains personnages se retrouvent d’emblé très défavorisé, notamment quand la figurine ne possède pas d’aventure qui lui est dédié. Ce qui la cantonne obligatoirement à la ToyBox, là où la prise d’expérience est forcément plus lente et moins intéressante.

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Le coffre à plaisir

La communication de Disney sur le premier Disney Infinity s’était essentiellement portée sur la ToyBox, qui nous a été vendu comme un espace de création sans limites. Dans les faits c’était un peu moins reluisant à cause d’une ergonomie d’utilisation et une interface très désagréable. Dans Disney Infinity 2.0, la maniabilité reste pratiquement inchangée mais des améliorations plus que bienvenues y ont été apportées. Il est maintenant possible de choisir un thème central à notre création, ce qui va permettre de générer directement une carte dans laquelle va se placer des objets de base. On peut par exemple choisir le thème de la ville et une petite citée va se créer devant nos yeux, qu’on pourra ensuite modifier à notre bon loisir. Un gain de temps considérable et qui mine de rien, facilite grandement les choses. L’ensemble est toujours un poil complexe pour nos jeunes rejetons, mais bien plus accessible que dans sa première monture.

En plus de proposer enfin la possibilité de filtrer le type d’objets qu’on recherche, il est maintenant beaucoup plus facile de gagner de nouveaux éléments de décoration. On regrette amèrement qu’il faille à nouveau débloquer les objets qu’on avait déjà reçu dans le premier Disney Infinity, mais pour la peine le jeu abandonne la roulette aléatoire. Pas mal d’objets se déverrouillent durant les aventures, mais on passe cette fois aussi par une boutique de jouets dans laquelle on pourra facilement acheter ce qu’on désire. Il faut donc ainsi ramasser un grand nombre d’étincelles dans le jeu afin de pouvoir s’offrir des jouets pour la ToyBox. Un artifice largement moins pénible que dans la première version du jeu et qui donne enfin la possibilité de se concentrer sur les objets qu’on veut acquérir pour nos créations. L’accent est d’ailleurs mis sur le partage de ces dernières et même si vous n’avez pas forcément envie de passer des heures à créer votre propre terrain de jeu, vous pouvez télécharger et jouer sur un grand nombre de créations réalisé par d’autres joueurs.

On comprend donc aisément que tout l’intérêt de Disney Infinity 2.0 Marvel Super Heroes réside dans sa ToyBox, et que ses aventures sont plutôt à voir comme des compléments à l’expérience globale. Il faut d’ailleurs noter que les power-discs refont leur apparition et que leur fonctionnement reste sensiblement le même, c’est-à-dire qu’elles se placent sous une figurine pour lui permettre d’utiliser un accessoire ou un véhicule, voire maintenant un nouveau costume. A cela se rajoute deux nouveaux types de discs et dont-un exemplaire de chaque est disponible dans le Starter Pack. Le premier est un genre de donjon dans l’univers des Gardiens de la Galaxie, qui se présente sous les traits d’un Hack’n Slash où il faut bêtement terrasser tous les monstres. Le deuxième est déjà plus intéressant et mieux conçu, puisqu’il s’agit d’un Tower Defense dans lequel il faudra vaincre des vagues successives d’ennemis. Ces mini-jeux ne sont pas du plus original, mais l’idée est surtout que toutes les figurines y sont jouables et cela rendra donc leur prise d’expérience plus agréable, notamment pour celles qui n’ont pas une aventure dédié.

 

En conclusion

Bien que très similaire au premier volet de la série, Disney Infinity 2.0 Marvel Super Heroes n’en reste pas moins un bon jeu. Il faut juste dire que le contexte est moins féérique, puisque les licences Pixar laissent leur place à celles de Marvel. Le public n’est donc pas forcément le même et si cela peut être un défaut pour certains, c’est surtout une bonne manière de renouveler le concept. On regrette simplement que l’aventure principale ne soit pas totalement à la hauteur et qu’il faille se tourner vers des packs supplémentaires, comme celui des Gardiens de la Galaxie ou de Spiderman. Mais en dehors de ça, même si on reste en terrain connu et qu’on aurait aimé un peu plus d’effort de la part d’Avalanche Software, on a entre les mains de quoi s’amuser et c’est finalement tout ce qui compte.

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