Test – Dragon’s Crown

Que vous ayez connu l’excellent Odin’s Sphere sur PlayStation 2 ou pas, Dragon’s Crown vaut le détour. Cet excellent jeu sorti sur PS3 et Vita combine action, bastion (beat’m all) et jeu de rôle tout en utilisant un excellent mélange de rétro et de moderne. Que vous soyez un joueur vétéran ou un novice, vous y trouverez quelque chose d’intéressant pour vous. Avec tout ça, ce jeu est-il une merveille incontournable? C’est ce que nous allons explorer ici.

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De l’art, en HD

Si vous avez connu Odin Sphere sur PlayStation 2, vous savez de quoi sont capables les développeurs de Dragon’s Crown. Pour vous, ce ne sera pas une surprise de retrouver des graphismes des plus originaux. Pour ceux qui n’ont pas connu le titre mentionné, sachez que ce jeu se dévoile sous forme de personnages et décors dessinés dans un genre très agréable aux yeux. Les effets visuels sont tout aussi magnifiques.

Le visuel est impeccable, mais on y retrouve aussi quelques « thèmes suggestifs », surtout des personnages aux formes exagérées. Ne laissez surtout pas cet élément aveugler votre jugement!

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De la bastion, en rétro modernisé

Les contrôles du jeu sont fluides et flexibles. Un débutant pourra se débrouiller et un vétéran sera aussi satisfait des nombreuses possibilités, autant dans les actions possibles par combos que par les habiletés déverrouillables pour chaque classes.

Avec des tas de nouvelles possibilités et d’objets disponibles à la façon d’un jeu de rôle, le développement est poussé et les conséquences sont directement visibles. Lorsque vous débloquez une nouvelle capacité, vous vous demanderez souvent comment vous faisiez sans elle. Vous remarquerez aussi bien vite que chaque classe se développe complètement différemment, se contrôle différemment et ont chacune ses propres forces et faiblesses. Le jeu vous indique d’ailleurs un niveau de difficulté pour chaque classe.

Bien que le fait de développer à fond une classe et de devenir un pro est très agréable, il est aussi possible de créer plusieurs personnages et donc de changer votre façon de jouer avec votre humeur.

En créant un personnage, vous avez le choix entre plusieurs mélanges de couleurs. Il n’est malheureusement pas possible de choisir manuellement les couleurs de chaque élément du personnage, mais on n’en sent pas spécialement le besoin non plus. Par contre, on retrouve un élément unique : le nom que vous donnez à votre personnage est personnalisable. Il est donc possible de modifier précisément la taille de chaque lettre.

En sommes, rien de révolutionnaire, mais ça fonctionne très bien. Tout semble se faire de façon intuitive, surtout en jouant seul.

La possibilité de  jouer en ligne avec un personnage devient possible après quelques heures de jeu (~5-6 heures). Plus clairement : vous devez terminer une première fois tous les niveaux.

Pour tout ce qui concerne le multijoueurs, ne vous attendez pas à quelque chose de complexe ou complet. En local, la progression est sauvegardée uniquement pour le premier joueur et le menu n’est PAS divisé, ce qui fait que pour, par exemple, vendre des objets et changer d’équipement entre les cartes doivent se faire un par un. Ça peut être dérangeant, surtout si vous jouez avec quelqu’un qui prend son temps.

Pour jouer en ligne, vous pouvez joindre la partie d’un ami ou être assigné à d’autres joueurs au hasard. À la fin d’un niveau, vous avez ensuite le choix de continuer, et alors vous êtes assigné avec d’autres joueurs, ou vous pouvez aussi retourner au village pour vous préparer au suivant.

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Sachez aussi que ce qui s’affiche à l’écran peut être chaotique puisque tous les personnages restent dans le même écran. À quatre personnages avec les ennemis à grands coups métal et de magie, on s’y attend.

Au final, Dragon’s Crown est un excellent jeu à prendre en main rapidement pour des heures de plaisir, seul, avec des amis chez soi ou en ligne.

L’histoire et la musique sont standard. Rien ne va vous impressionner à ce niveau. Par contre, les personnages sont attachants, les niveaux sont variés, tout comme les ennemis et les boss. Chaque partie est différente selon la classe que vous utilisez, puisque chacune vous force à jouer d’une façon complètement différente. Il y a aussi une forte pression à faire des choix : l’argent, les points et les objets que vous gagnerez ne seront pas suffisants pour tout garder, tout avoir et tout débloquer. Vous devrez donc souvent choisir où investir vos efforts, entre par exemple débloquer des habiletés ou acheter des objets. Avant même de se poser ces questions, vous devrez décider de ce que vous faites du butin que vous récoltez.

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En effet, à la fin de chaque niveau, vous avez une liste de tout ce que vous avez trouvé, mais sans informations détaillées. Les objets sont classifiés en rangs et en catégories, mais autrement, vous devez dépenser de l’or pour identifier les objets, ou vous pouvez les vendre. Si vous décidez d’identifier un objet, vous pourrez alors l’équiper (s’il vous intéresse toujours après l’identification). C’est un risque à prendre. D’un autre côté, vous pouvez vendre ces objets non-identifiés à un prix supérieur. Si vous identifiez toujours tout ce que vous trouvez, vous finirez vite par manquer de fonds.

 

Du contenu en quantité

Même si Dragon’s Crown n’est constitué que de neuf(9) cartes/lieux/niveaux, sa durée de vie est très intéressante. D’abord, simplement pour avoir accès au multijoueurs, vous devez terminer ces neuf(9) niveaux. Cela a pour avantage de vous assurez de jouer en ligne avec des joueurs minimalement expérimentés. Heureusement, ça ne s’arrête pas là. Vous devrez encore terminer des tas de quêtes qui vont vous renvoyer à travers tout le royaume et vous feront affronter d’autres boss. Les éléments de jeu de rôle rajoutent beaucoup d’intérêt à aller refaire les niveaux pour trouver plus d’objets, monter de niveaux et améliorer votre maîtrise des classes. Chaque classe a d’ailleurs sa propre progression, ce qui rajoute beaucoup de temps si vous voulez tous les connaître et les maîtriser. Si vous aimez le charme de ce jeu, ce sera un plaisir pour vous de refaire des niveaux pour débloquer de plus en plus de choses et pour le simple plaisir de massacrer tout ce qui bouge.

De plus, lorsque vous terminez le jeu, vous débloquez un niveau de difficulté supérieur qui vous permet de continuer à utiliser le même personnage. Deux niveaux de difficultés sont débloqués ainsi. Donc, pour terminer le jeu à 100% avec toutes les classes, attendez-vous à quelques centaines d’heures.

 

Version PS3 et Vita

LA question : quelle est la différence? En fait, visuellement, les deux sont identiques. Évidemment, vous trouverez peut-être que les personnages sont plus petits, mais c’est une impression causée par la taille de l’écran. Autrement, la version Vita permet d’utiliser l’écran tactile plutôt que le joystick de la PS3 qui n’est pas très efficace pour pointer dans l’écran, alors que c’est nécessaire pour ouvrir les coffres, les portes, et réanimer les alliés. Il y a même la possibilité d’envoyer les sauvegardes entre les deux versions (en ligne). Vous ne perdez donc aucun progrès.

Malheureusement, l’achat sur PlayStation 3 ou Vita ne permet pas de jouer aux deux versions. Donc, si vous voulez jouer PS3 et Vita, vous devez acheter les deux. Finalement, les joueurs de PS3 jouent en ligne entre eux, de même sur Vita.

 

En conclusion

Dragon’s Crown ne plaira pas à tout le monde. Il n’est pas non plus la découverte de l’année ou l’une des merveilles du monde des jeux vidéo. Le plaisir que vous aurez à y jouer dépendra de vos goûts et de votre temps à y investir. Ce n’est ni l’histoire ni la musique qui vont vous empêcher de laisser tomber ce titre. Par contre, ses graphismes et ses personnages originaux et très bien développés peuvent vous charmer et vous offrir des heures de plaisir comme vous ne l’auriez pas cru possible.  Ce titre réuni les éléments rétros du genre tout en y ajoutant des éléments modernes appréciables. À moins de 2 Gb, vous pouvez facilement le télécharger sur le PSN. S’il risque de vous procurer bien des heures de plaisir, ce titre rappelle aussi que les jeux vidéo peuvent être une forme d’art.

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