Test – Drifting Land : On essaye de faire mieux

Il y a des genres de jeux qui ont du mal à évolué, mais cela n’empêche pas aux développeurs de tenter leur chance. C’est ce que le studio Alkemi a tenté de faire avec Drifting Land. Un Shmup qui lorgne un peu du Rogue-Like, mais en incorporant également des mécaniques issues du Hack’n Slash. Tout un programme pour un jeu qui sort vraiment l’ordinaire ? C’est ce qui reste à déterminer.

Trop c’est comme pas assez

Dans Drifting Land l’emphase est vraiment mis sur la narration, ce qui peut être un peu déroutant pour un Shmup, mais on s’y habitue assez vite. Il faut dire que la mise en scène est réalisé avec de joli Artwork et qu’en plus le jeu bénéficie d’une bonne traduction française. De quoi profiter pleinement d’une histoire, qui même si elle n’offre que peu d’originalité, aura au moins le mérite de fonctionner. Dans les grandes lignes, on incarne un pilote qui devrait aider une colonie de mercenaires face à l’invasion d’une armée de robots. Il ne faut donc pas s’attendre à de grands rebondissements et c’est loin d’être grave, car ce n’est pas ce qu’on attend d’un Rogue-Like.

L’aventure dans Drifting Land se démarque par une campagne découpé en plusieurs grades, qui s’apparentent en faite à des chapitres, et qui contiennent à chaque fois plusieurs missions à effectué pour faire avancer le scénario. Avec une dizaine de grades autant dire que la durée de vie est plus que sympathique et nous tient en haleine durant un bon moment. Il est par contre recommandé de lancer le didacticiel qu’on nous propose au début d’une partie, car même si les phases d’action sont plutôt basiques, il est rapidement possible de se perdre parmi la multitude de menus que possède le jeu. Il faut dire qu’il est possible de personnaliser à loisir notre vaisseau et son arsenal, ce qui laisse entrevoir pas mal de possibilités.

Votre équipement pourra directement être récupéré sur les ennemis qui vous affronter. Des bonus qu’on ramasse et qu’on pourra ensuite utiliser ou vendre après la fin d’un niveau. En plus des pièces de vaisseaux, il sera aussi possible de ramasser des plans de construction qu’on utilisera ensuite dans la boutique. L’idée est bonne et cela apporte un certain intérêt au jeu, mais il faut aussi dire qu’on se perd rapidement parmi la tonne d’équipement qu’on ramasse. En plus de ça, l’inventaire est très limité et même s’il est possible de l’agrandir en achetant des nouveaux compartiments, on se retrouve vite à devoir faire des choix sur ce qu’on souhaite garder. Surtout qu’on a vite tendance à vouloir garder certaines pièces ou armes plus puissantes, dans le cas où on pourra enfin acheter un nouveau vaisseau plus performant.

Les environnements peuvent être joli

L’ennuie nous guette

La prise en main de Drifting Land est intuitive et ne demandera pas de grandes connaissances du Shmup pour être apprécié. Il faudra juste un peu de patience pour vraiment maîtriser les différentes capacités qui se débloquent au fil des missions, et qui peuvent ensuite être améliorées, mais dans l’ensemble c’est loin d’être un frein pour prendre du plaisir à jouer au jeu. En revanche ce qui est déjà plus préjudiciable c’est qu’on se rend vite à l’évidence que l’action tourne vite en rond. La plupart des niveaux se ressemblent et le manque de diversité dans les environnements n’aident pas. Il y a cependant une certaine variété dans les ennemis et leur comportement, mais on finit inlassablement par tout le temps rencontrer les mêmes adversaires et cela se ressent.

Et c’est vraiment dommage, car les bases du jeu sont plutôt bonnes et on a vraiment envie d’avancer dans le jeu. La difficulté est assez bien dosée et il est même possible d’enlever la capacité de fuite automatique, pour donner encore un peu plus de piquant au jeu. Les joueurs les plus fous pourront même lancer le niveau de difficulté extrême, qui consiste à une mort permanente. Mais malgré ça on reste dans quelque chose de très convenu et le concept s’essouffle rapidement. Les développeurs ont tenté de relancer un peu l’action avec des niveaux plus longs ou avec des mini-défis qui consistent en une succession de niveaux où l’on ne doit pas mourir avant la fin, mais même là cela reste trop peu pour vraiment relancer notre envie d’y revenir après quelques parties.

 

En conclusion

CE qu’il faudra retenir de Drifting Land c’est un jeu qui essaye de se démarquer de la concurrence, mais qui ni arrive pas totalement. L’idée de base était bonne, celle d’exploiter des mécaniques provenant du Hack’n Slash, et pourtant cela ne fonctionne pas totalement. La faute à un level design insipide et à une monotonie qui s’installe assez vite. L’action est répétitive et rien n’arrive vraiment à relancer notre intérêt au bout de quelques parties. On aurait vraiment envie de progresser et d’améliorer constamment notre arsenal et notre vaisseau, mais le manque de diversité est vraiment trop important. Au mieux on y jouera pour son scénario mais ce dernier est loin d’être extraordinaire. Drifting Land n’est pas un mauvais jeu, c’est juste qu’il ne fait rien de mieux que les autres et en devient donc assez vite oubliable.

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