Test – Dungeon Defenders

Le Tower Defense est un genre très prisé des joueurs, avec un style de jeu qui utilise les mêmes codes depuis des années. Mais pourtant qu’arriverait-il si on bouleversait un peu les choses et qu’on y incorpore également un aspect de jeu de rôle ? Et bien la réponse se trouve dans Dungeon Defenders !

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Petit héros deviendra grand

L’originalité n’a pas une très grande place dans le jeu vidéo, c’est pourquoi il est plus facile de reprendre des concepts bien établis, tout en essayant d’y apporter un peu de fraicheur. C’est ce que tente de faire Dungeon Defenders, car même si on y retrouve les habitudes du genre avec des hordes de monstres, des tours de défense et des cristaux à protéger. Il arrive tout de même à surprendre, grâce à l’insertion d’éléments tout droits issus des jeux de rôle. Ainsi pour lutter contre la menace, s’ouvre à nous le choix de choisir parmi quatre classes de personnages : l’apprenti mage qui utilise la puissance de ses tourelles magiques, l’écuyer est un puissant guerrier qui peut invoquer des engins mortels, la chasseresse utilise des armes à distance et des pièges explosifs, et pour finir le moine un spécialiste du combat au bâton et des auras de soutien.

Sur le terrain, chacun d’eux peut ainsi apporter son armement pour élaborer divers stratégies en fonction du terrain, mais aussi de notre spécialisation. Car selon l’envie du joueur, chaque classe peut être développée de différente manière. La prise d’expérience que fait gagner le trucidage de gobelins permet de prendre en niveau, jusqu’à un maximum de soixante-dix. Avec ensuite une répartition des points dans divers statistiques, comme la santé, les dommages, la vitesse et ainsi de suite, qui modifieront au besoin le personnage ou bien ses tourelles. Une personnalisation de notre héros qui offre de belles perspectives, surtout que l’équipement est customisable avec une masse d’objets qu’on trouve en abondance durant nos parties. Des pièces d’armure qui peuvent être améliorés à l’aide de la monnaie locale, une somme d’argent qui devient rapidement très importante et qui demandera d’être renfloué en revendant régulièrement notre surplus de matériel.

 

La coopération avant tout

Il va donc falloir entièrement tirer avantages de toutes les possibilités qui nous sont offerte, notamment car chaque tableau demande une approche différente. Même si dans l’ensemble le cheminement sera toujours le même selon les personnages disponibles. Surtout qu’entre chaque vague pendant la phase de construction, il est tout à fait possible d’alterner les héros qu’on possède pour poser de nouvelles tours, cela afin de soutenir la défense s’il manque une classe en particulier. Une approche tactique qui est même conseiller, car Dungeon Defenders propose une difficulté plutôt élevée. Si les débuts sont faciles, par la suite le challenge est assez corsé avec des vagues d’ennemis qui deviennent de plus en plus importantes. Des boss ponctuent aussi notre progression, histoire de nous mettre quelques bâtons dans les roues. L’apprentissage par l’échec est le maître mot et il n’est donc pas rare de s’y reprendre à plusieurs fois pour terminer un niveau.

Mais si la coopération est de mise, l’équilibre est assez précaire avec des classes qui sortent forcément du lot, alors que d’autres trainent un peu la patte. On pense tout de suite à l’écuyer qui n’a aucun mal à s’en sortir tout seul grâce à sa grande puissance de frappe, alors qu’une classe comme le moine à forcément besoin de l’appuie des autres joueurs. Cet effet entraine quelques abus lorsqu’on joue à plusieurs, avec des personnes qui n’hésitent pas à revendre nos tourelles pour poser les leur, estimant que ceux de leur classe sont plus efficaces. Et quand on sait qu’il est possible d’expulser quelqu’un de sa partie, autant dire que beaucoup de joueurs en abuse. Mais c’est un mal facilement réparable car il est largement possible de créer sa propre partie, pour ainsi en être l’hôte.

Jouer à quatre joueurs en ligne ou en local est le minimum syndical qui fait vraiment plaisir, mais en plus on peut y rajouter un nombre intéressant de mode. Une campagne qui compte une quinzaine de tableaux, des défis et de la survie, sachant qu’on peut jouer le tout dans quatre niveaux de difficulté. Il y a de quoi passer de nombreuse heures devant son écran, particulièrement lorsqu’on souhaite évoluer toutes les classes à leur maximum.

 

En conclusion

Bien qu’il souffre de quelques défauts, comme une interface pas toujours très bien pensée ou une traduction française faite avec les pieds, Dungeon Defenders s’en sort pourtant très bien face à sa concurrence. Original et vraiment jouissif, on peut dire que sur ce coup là Trendy Entertainment à vraiment réussi son pari. La difficulté est parfois à s’en arracher les cheveux, mais on prend tout de même un grand plaisir à parcourir ce titre qui gratifie notre progression par une prise d’expérience et une évolution des personnages vraiment addictif.

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