[Test] Dungeon Siege III

 

Éditeur : Square Enix
Développeur : Obsidian Entertainment
Multijoueur : 2 joueurs en local, 4 joueurs en ligne

 

 

Depuis longtemps maintenant, il y a des genres qui sont attribués automatiquement au monde du PC. On pense notamment au Point & Click, mais aussi au Hack’n Slash, un type de jeu qui doit sa gloire à des productions comme Diablo ou Baldur’s Gate. Mais cette fois ce sera au tour de la série Dungeon Siege d’être à l’honneur avec son troisième volet.

 

Chaos et désolation

On tombe dans le monde d’Ehb, alors que le royaume est ravagé par Jeyne Kassynder et son armée, qui tente de s’en accaparer. C’est à ce moment qu’apparait Odo, un ancien de la 10ème Légion qui va mettre en œuvre de reconstituer son ordre en organisant une réunion avec les derniers descendants de la Légion. Bien entendu, la rencontre va mal tourner et les participants vont se faire attaquer et tuer par la milice de Jayne.

C’est là qu’entre en scène le joueur, car l’exception à la règle c’est qu’une personne était en retard pour la réunion et c’est bien entendu vous qui allez l’incarner. Vous aurez le choix entre quatre personnages : Le guerrier de service avec Lucas Montbarron, Anjali qui est de la race des archontes et qui peut se transformer en une incarnation de flamme, ainsi que Reinhart Manx un mage qui contrôle les arcanes de la création et de la destruction, et Katarina la femme fatale toujours armé de ses pistolets.

Vous aurez vite compris, que chaque protagoniste possède ses propres capacités qui sont souvent complémentaires avec un autre personnage. Le jeu propose en effet au cours de l’aventure de choisir un des trois autres héros pour qu’il vous rejoigne en binôme, mais vous n’aurez aucune interaction avec lui, il est totalement contrôlé par l’IA. C’est donc à vous de faire le bon choix en fonction de votre manière de jouer. Sachant que chaque personnage a deux formes de combat et qu’on peut passer de l’une à l’autre sur une simple pression d’un bouton de la tranche. Comme Katarina qui peut ainsi alterner entre son aspect corps à corps avec deux pistolets ou une carabine pour tirer à longue distance.

Vraiment fait pour la coopération entre deux joueurs, il est donc normal de pouvoir y jouer avec un ami en local et jusqu’à quatre en ligne. La complémentarité entre les joueurs prend alors toute son ampleur, mais elle est entachée par une gestion de la caméra un peu bancale, car elle reste pratiquement fixée sur le premier joueur. Un manque de liberté qui se ressent aussi par l’impossibilité d’importer ses propres sauvegardes. Toute la progression et les objets ramassés seront enregistrés dans la partie de l’hôte, mais si ça ne gâche en rien le plaisir de jouer avec un ami, cela ne contribue pas vraiment à l’envie d’aider un inconnu en ligne.

 

Une manette sinon rien

Dungeon Siege 3 est véritablement pensé pour un maniement à la manette, un effort à été fait pour adapter le genre à une maniabilité sur console, avec des sorts qui sont très facilement accessibles. Même si on peut très bien passer par une configuration traditionnelle en branchant un clavier et une souris sur la machine. On pourrait chipoter que seulement neuf compétences et dix aptitudes passives sont disponibles par personnages, mais leur système d’évolution est assez intéressant pour pallier à ce défaut.

On peut augmenter chaque compétence en leur attribuant jusqu’à cinq améliorations parmi un choix entre deux bonus. Par exemple le sort de zone de Reinhart, inflige des dégâts répétés quand les monstres se trouvent dedans et on peut y rajouter un effet de ralentissement, ou bien un bonus de critique pour les alliés qui sont dans cette zone. Les bonus peuvent être cumulé pour gagner en puissance, voir être combiné. Sachant que chaque fois qu’on utilise un sort, on augmente son niveau de maitrise pour au final lui donner un nouvelle effet, comme la régénération de vie personnel qui se verra ensuite étendu à notre allié. Le reste de la personnalisation est assez sommaire, par le biais d’un arsenal qu’on ramassera de manière assez classique dans les coffres et sur les monstres qu’on rencontrera.

Le peu de sort utilisable n’a rien d’handicapant et chaque héros à sa propre façon de combattre. L’action est vraiment accrocheur et on s’ennuie rarement, même si il faut un peu s’accrocher au début, le temps de vraiment appréhender à sa juste valeur la dynamique des combats. Cela est d’ailleurs amplifié par des quêtes assez bien ficelées qui nous immergent vraiment dans l’univers de Dungeon Siege, même si on peut regretter que certains aspects ne soient pas assez mis en avant. Il faut vraiment fouiller pour dénicher la multitude de documents cachées dans les décors, si on souhaite s’informer sur le monde qui nous entoure.

Si on peut être élogieux avec le scénario, on ne peut pas vraiment l’être avec les phases de dialogues. Les personnages n’ont aucun charisme, à cause d’une modélisation qui manque cruellement d’expression faciale. De plus, on peut rajouter à cela un doublage français très douteux, limite léthargique, avec des essais d’accent complètement raté. Cela entache un peu une réalisation qui est pourtant très agréable, car sans pousser la console dans ses retranchements, les décors sont un peu ternes mais très variés et plutôt jolies dans l’ensemble.

 

En résumé

Ce qu’on pourra retenir de Dungeon Siege 3, c’est un scénario et un gameplay suffisamment captivant pour nous tenir en haleine durant une dizaine d’heures. Sa grande linéarité est rattrapée par des quêtes secondaires bien mis en scène et qui aide à rallonger un peu sa durée de vie. Sans ses quelques défauts, cela aurait pu devenir un incontournable du genre sur console, pour au final simplement être un jeu sympa à parcourir mais sur lequel on ne reviendra par forcément.

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