Test – Dynasty Warriors : Gundam Reborn

La série des Dynasty Warriors est assez prolifique mais également assez décriée. Bourrée d’action, elle s’est surtout fait une réputation de jeux répétitifs. Je dois vous avouer ne m’y être essayé qu’une seule fois il y a fort longtemps et je n’en avais pas eu un souvenir des plus impérissables. Et voici le dernier en date qui m’est arrivé tout chaud à sa sortie : Dynasty Warriors : Gundam Reborn.  Et si je connais un peu le manga concerné,  je vais quand même pouvoir tester ce jeu comme n’importe quel néophyte de la série, en tous cas sur la partie concernant Gundam.

Dynasty-Warriors---Gundam-R

Ouaiiiissss, des gros robots !

Alors, avant toute chose un petit récapitulatif sur Gundam. Je n’irais pas dans le détail mais il s’agit d’une suite de série télé nippone qui met presque toujours un ado aux commandes d’un robot géant quasi invincible pour sauver le monde. Toute correspondance avec Macross/Robotech, Goldorack et Patlabor ne serait que fortuite … (placer une grosse tête de troll ici). Il y a donc eu plusieurs séries autour de Gundam donc Zeta, Unicorn, Seed … et ce Dynasty Warriors Gundam Reborn va toutes les exploiter plus ou moins fidèlement. Vous aurez donc à revivre les événements de six des séries Gundam dans un mode histoire assez fidèle. Bon, il faut vraiment être fan au dernier degré de la saga Gundam pour tout connaître et je dois avouer ne pas vraiment être ce genre de personne. Passé la première série, j’ai un peu perdu l’intérêt autour d’elle. Cependant, j’ai fort apprécié voir à quel point le jeu voulait fidèlement retranscrire ces séries. Un très bon point d’emblée, que je tempèrerais quand même un peu au vu des premières cut-scènes. Alors avec un jeu qui s’annonce aussi titanesque, pourquoi donc fallait-il tout présenter avec des images fixes ? Alors que le jeu est parsemé de quelques belles cinématiques, ces petites scénettes dignes d’un visual novel font un peu tâche. Et puis, le vrai problème autour de ces cut-scènes, c’est une fois encore des textes de taille minuscule qui sont un peu difficile à lire sans se rapprocher de l’écran ou avoir une télévision immense.

Bon, ce n’est pas tout ça mais parlons un peu du jeu en lui-même. Comme je l’ai dis au début, je n’ai pas vraiment joué à la série de Dynasty Warriors hormis un épisode il y a fort longtemps. C’est donc l’esprit pleinement ouvert que j’attaquais ce test. Et me voilà pour ma première partie. Premier constat, le design des robots est très bien respecté et les graphismes en général sont plutôt corrects. Attention, j’ai dit correct mais j’ai déjà vu bien mieux. Et ma première partie a été comment dire, un peu décevante. En fait, j’ai gagné sans rien comprendre à ce que je faisais ni à ce qui se passait. Ce n’est qu’un peu plus tard dans le jeu que j’ai bien compris les mécanismes. Et là aussi, petite voire grande déception. Tous les niveaux sont extrêmement semblables dans leur déroulement. Les niveaux sont divisés en différentes zones bleues ou rouges. Il  faut en prendre le contrôle en détruisant suffisamment d’ennemis dans chacune d’elles. De temps en temps, un chef qui fait office de sous-boss voire un boss va apparaître et il faudra vite aller le combattre sous peine de faire échouer votre mission en cours et donc de perdre le niveau. Car oui, il n’y a vraiment que comme cela que vous pouvez perdre un niveau car le jeu est extrêmement facile. Et même en mode de difficulté le plus haut, le jeu ne propose pas réellement de challenge. Les ennemis basiques arrivent par vagues mais ont le Q.I. d’une poule et là encore, c’est méchant envers nos tendres volatiles. C’en est au point que même avec les combats de boss et autres, il est quasiment impossible de se faire battre au point d’avoir sa vie à zéro.

gundam-reborn-ps3-0006 gundam-reborn-ps3-0009

Un sacré casting

Concernant les boss, ceux-ci peuvent être des robots de votre taille mais également des vaisseaux, robots géants voire de vraie forteresses spatiales. Au fur et à mesure des bonus que vous glanerez en cours de jeu, vous pourrez doucement mais surement débloquer les 120 robots et vaisseaux annoncés depuis longtemps qui représentent ainsi tout l’univers de Gundam. Et avec le mode Ultimate, vous pourrez même utiliser tous les robots que vous aurez débloqués en les mélangeant avec n’importe quel pilote débloqué. En gros, ce mode permet et fan un peu fou de faire toutes les associations possibles et imaginables. Cela vous promet énormément de contenu mais aussi pas mal de temps pour tout obtenir. Car les fameux bonus sont à récupérer sur les corps de certains ennemis mais aussi dans des containers disséminés dans chaque niveau. Mais ce n’est pas tout ce que vous pourrez y trouver. Il y a également plein de plans pour renforcer chacun des différents robots que vous débloquerez. Vous pourrez combiner ces plans ou en avoir plusieurs pour avoir différentes combinaisons de caractéristiques. Mais pour ce faire il vous faudra de l’argent et des matériaux, glanés au fur et à mesure des niveaux. Vous pourrez aussi augmenter les caractéristiques, ou plutôt les compétences, de vos pilotes grâce aux points gagnés lors de vos combats. Les possibilités de customisations sont donc très nombreuses et feront la joie des stratèges en herbe. Et si vous en voulez encore plus, chaque niveau ou mission comporte trois épreuves à accomplir pour obtenir des médailles de bronze, d’argent ou d ‘or pour gagner encore plus de points en combat. Concernant vos pilotes, sachez que chacun d’entre eux possède une capacité spéciale, le burst, qui se charge à force de combat et permet de faire des attaques surpuissantes. Même si elles n’apportent pas énormément au gameplay, elles permettent de varier un peu tout en faisant force d’effets spéciaux. Ce n’est pas mal mais ce n’est pas vraiment indispensable.

gundam-reborn-ps3-0004 gundam-reborn-ps3-0002

Les fondations ne sont pas très solides, dites donc

Bon, ce n’est pas tout ça mais sous cet emballage assez sympathique se cachent quelques bizarreries et petits points qui m’ont gâché mon plaisir de jeu. D’abord, j’ai parlé de l’I.A. des ennemis proche du néant absolu mais on s’y fait vite. Après tout, ce ne sont que de la chair à canon avant d’arriver aux ennemis plus puissants. En revanche, la mini-carte sur l’écran n’est pas des plus lisibles pour se repérer. Pareil pour les ordres de mission en cours de niveau. Comme j’en ai parlé auparavant, les textes sont assez petits et vu que ce Dynasty Warriors Gundam Reborn a la bonne idée d’avoir conservé le doublage original en japonais, les textes sont nécessaires pour comprendre ce qui se passe. Dommage encore une fois que ceux-ci soit AUSSI PETITS! Ensuite, les 6 scénarios du mode histoire sont bien trop courts. Cinq à six missions en moyenne pour moins de 3 heures de jeu par mode histoire. Si la totalité des modes Histoire et Ultimate est conséquent, les modes Histoires par eux-mêmes sont un poil décevants. Et puis, le vrai et énorme problème de ce jeu est que celui-ci est d’une répétitivité incroyable. Les environnements se ressemblent souvent, les missions sont toutes pareilles et, en vrai, il y a tellement peu de variété que le tout en devient franchement ennuyeux. Seuls les fans de la série des Dynasty Warriors ou ceux des différentes séries Gundam y trouveront leur compte mais pour ma part, je n’ai pas trop accroché. C’est dommage car sous ses atouts plein de richesse, Dynasty Warriors Gunam Reborn cache un jeu trop simple et trop répétitif.

 

En conclusion

Bof … Dynasty Warriors Gundam Reborn propose énormément et fera forcément des fans de Gundam en général. L’aspect customisation, la richesse des histoires …  Par contre, le jeu pèche énormément par sa répétitivité, le manque de variété des niveaux et une I.A. au raz des pâquerettes. Vous voilà prévenus, ce n’est pas un mauvais jeu mais réservé à un public assez restreint.

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.