Test – Earthlock : Festival of Magic

On ne compte plus le nombre de productions issus d’une campagne Kickstarter. Earthlock : Festival of Magic ne fait pas exception et c’est à Snowcastles Games qu’on doit le développement de ce RPG au tour par tour. Et quand le testeur ne trouve pas autre chose à dire dans son introduction, vous comprenez tout de suite qu’il va y avoir un problème quelque part.

Un semblant de scénario

On démarre l’aventure sur Umbra, une planète dont la rotation a stoppée il y a de cela un paquet de millénaires. C’est à cause de cette situation que la moitié de la surface se trouve être un désert, tandis que l’autre coté de la planète est une zone encombré par la glace. C’est dans ce milieu très hospitalier qu’on va incarner Amon, un jeune pilleur qui va être amené à sauver une jeune demoiselle enfermé dans une cage. Et c’est là qu’on arrête de vous dévoiler le contenu du scénario d’Earthlock, car ce serait vous gâcher une des seules surprises de son histoire.

Car en réalité l’écriture du scénario n’a rien de vraiment spectaculaire. C’est loin d’être mauvais mais on n’arrive pas à entrer dedans, tellement les évènements sont prévisibles à l’avance. Et l’absence de doublage n’aide pas à ce qu’on se prenne d’affection pour les personnages principaux. Le sentiment d’être en plein milieu d’un RPG lambda se fait vite ressentir. Earthlock ne se démarque à aucun moment des autres jeux du même genre, au mieux il essaye des les copier mais sans réussir à les égaler.

Heureusement le travail des développeurs est rattrapé par des graphismes plutôt corrects. C’est loin d’être un chef d’œuvre, loin de là, mais certains environnements sortent du lot et peuvent se targuer d’être plutôt joli. C’est par contre largement moins le cas lorsqu’on s’attarde sur les animations des personnages ou des monstres, qui soyons honnête, frôlent parfois l’amateurisme. C’est peut-être à mettre sur le cadre du manque de temps ou de moyen, mais c’est loin d’être une véritable excuse. Surtout que la direction artistique d’Earthlock est loin d’être extraordinaire et rempli tout juste sa fonction. Rien de très original de ce coté là non plus et c’est quelque chose qu’on retrouvera dans tous les aspects du jeu.

Le système de combat est intéressant mais trop classique

Trop à l’ancienne

À trop vouloir singer et s’apparenter au RPG à la japonaise, Earthlock en devient presque une caricature. Au point de surtout mettre en avant les défauts de ce genre, notamment quand il s’agit de combat au tour par tour. Selon leur vitesse respective, chaque personnage pourra effectuer une action. Il faudra également prendre en considération un système de relation qui fera que certains personnages auront plus d’affinité avec un autre. Cela aura pour effet de débloquer de nouvelles capacités ou sorts qui seront utiles durant les combats. Pas de quoi crier au génie, mais cela fonctionne bien. Le problème va plutôt venir du fait qu’on doit constamment faire attention d’avoir un niveau conséquent face à certains affrontements. Notamment durant les phases contre les boss qui n’hésiteront pas à nous mener la vie dure.

Il y a quelques petites subtilités dans le système de combat, comme la prise en compte des postures de nos personnages ou encore la possibilité de développer leur défense, leur magie et ainsi de suite, avec l’aide d’un arbre de compétence. En pratique cela fonctionne bien, mais il reste qu’on a l’impression de rester sur notre fin. Notamment car on est constamment obligé de courir après les monstres pour gagner l’expérience nécessaire pour être à un bon niveau face à nos ennemis. Un procédé qui risque de ravir les amateurs des vieux RPG, mais qui risque de lasser un grand nombre de joueurs. Le jeu se rattrape en revanche avec un gameplay durant les combats qui offre tout de même un aspect stratégique non négligeable. Le fait de par exemple devoir prendre en compte les faiblesses élémentaires ou physiques de nos ennemis, ouvre la voie à pas mal de possibilités.

Le jeu nous laisse une certaine liberté puisqu’on peut personnaliser l’arbre de talents de nos personnages selon la situation qu’on va rencontrer. Il sera possible de placer des cartes sur notre page de compétences, en fonction de ce qu’on souhaite acquérir sur le moment. Mais il est également possible de les retirer afin d’en changer la configuration. Earthlock tente tout de même une approche plus ouverte, notamment avec l’incorporation de son système d’artisanat. Il sera même possible de vous confectionner un jardin pour y cultiver des légumes. Qui serviront notamment pour créer des munitions pour nos armes. Cela peut paraître très simple, mais cela fonctionne et ce serait dommage de bouder notre plaisir.

 

En conclusion

Ce qu’il en ressort c’est qu’Earthlock est peut-être un jeu qui manque de moyen ou d’ambition. En témoigne la durée de vie du jeu qui se situe dans la vingtaine d’heures, même en faisant toutes les quêtes annexes et qui sont loin d’être nombreuse. Les objectifs de ces dernières n’ont souvent que peu d’intérêt et n’apportent rien à la trame principale. Au mieux on y gagne juste un peu d’expérience et de l’équipement. Si l’on rajoute à cela les défauts énumérés plus haut, comme la direction artistique, le coté technique ou les problèmes de difficulté trop porté sur le farming de monstres, on doit vite se rendre à l’évidence qu’on est devant un jeu tout juste moyen et qui ne sort absolument pas du lot.

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