Test – Fire Emblem Fates : Conquest, la crème du RPG sur 3DS

coupdecoeur-petitFire Emblem c’est un peu la saga qu’on aime ou qu’on déteste et même au sein de la communauté de fans, il y a forcément des épisodes moins appréciés que d’autres. Mais tout le monde ou presque sera d’accord pour dire que Awakening était un très bon volet de la série et il est donc presque normal que Fire Emblem Fates s’en inspire grandement, même s’il faut pour ça séparer le jeu en deux histoires bien distinctes. Mais cela n’empêche pas à Intelligent Systems de nous proposer un jeu vraiment solide.

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Une histoire prenante et émouvante

Vous n’êtes sûrement pas passé à coté de la polémique de Fire Emblem Fates qui se voit scinder en deux jeux bien distincts. Baptisé respectivement Birthright et Conquest, il est assez évident que la plupart des fans auront envie de s’offrir les deux versions, car même s’il s’agit fondamentalement du même jeu, chaque version apportera sa pierre à l’édifice et complète une partie du scénario global. Surtout qu’en plus, il est tout à fait possible d’acheter à moindre coût la version manquante en ligne, en plus d’un troisième arc narratif qui vient étoffer encore un peu plus l’histoire déjà très consistante du jeu. Ce scindement aura peut-être tendance à contrarier certains joueurs, mais qu’on le veuille ou non cela se justifie clairement sur le plan scénaristique, avec deux récits qui peuvent être joué séparément l’un de l’autre.

C’est après un passage sur la personnalisation de notre personnage qu’on plonge au cœur du jeu. Mais il faudra d’abord se mettre à l’aise, car le cœur du scénario ne va pas tout de suite se dévoiler devant nous et il faudra attendre de se farcir quelques missions avant de comprendre tous les enjeux qui s’ouvriront devant nous. Notre protagoniste va vite se rendre à l’évidence que son existence n’était qu’une grande farce et qu’il a été enfermé par sa famille d’adoption, alors que son clan d’origine se trouve être les rivaux de cette dite famille. Et c’est justement cette division qui va justifier le choix du joueur en fonction de quel version de Fire Emblem Fates il souhaite aborder. Nos choix seront donc cruciaux et durant tout le jeu il sera question de tisser des liens entre nos personnages, en prenant le risque de même en voir disparaître certains. Des amitiés et plus encore, qui auront même un impact direct durant les combats.

Pour être franc le scénario pondu par Shin Kibayashi, qu’on connait notamment en tant qu’auteur de manga, n’est pas une merveille de littérature mais il fait tout à fait son office dans le sens où il est assez prenant pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin. La plupart des joueurs auront sans aucun doute même l’envie de se lancer dans l’autre arc du jeu, simplement pour comprendre tous les tenants et aboutissants de l’histoire et pour connaître tous les détails qui ne sont pas forcément résolus en ayant joué seulement à une version de Fire Emblem Fates. Donc même si quelques aspects pourront nous paraître un peu niais, voire déjà-vu, cela reste vraiment captivant et c’est ce qui fait indéniablement une des grandes forces du jeu.

Le jeu est très bavard, mais on aime ça

Le jeu est très bavard, mais on aime ça

Du bout des doigts

On vous le disait déjà plus tôt, mais Fire Emblem Fates reprend dans les grandes lignes et même plus, ce qui avait déjà été instauré par Awakening en terme de gameplay. On reste donc toujours sur un semblant de jeu d’échec où il va falloir manœuvrer nos troupes sur une carte, tandis qu’il faudra avancer avec grande prudence et établir une stratégie en fonction de la situation. Chaque chapitre apportant un niveau de difficulté assez corsé, il vaut mieux prendre en compte chaque élément de la partie avant de prendre une décision. Ce qui est d’autant plus vrai si vous opté pour un mode de difficulté plus élevé, dans lequel la mort de vos personnages est définitif. Ce qui forcément peut devenir très handicapant et démoralisant, notamment après avoir passé plusieurs heures à les entrainer.

Il est donc impératif de connaître les capacités de chacune des classes, mais aussi de prendre en considération l’affinité entre nos personnages. Un aspect tactique vraiment crucial et qui prend d’autant son sens que chaque carte possède ses caractéristiques, qu’il va également falloir appréhender pour maîtriser la situation. Le plus déroutant étant par exemple le clan du dragon qui possède des sorts pouvant apporter des changements sur le terrain. Comme créer des tempêtes ou des séismes, ce qui peut vitre changer l’issu d’un affrontement. En fonction de notre choix de clan il sera donc nécessaire d’apprendre le type d’armement et de classes que possède chaque tribu. Si vous avez fait le choix de Birthright par exemple, il faut savoir que le gameplay se tournera un peu plus classiquement que ce qu’on pouvait avoir dans un Fire Emblem traditionnel. Tandis que de l’autre coté du miroir, on aura par exemple des classes bien plus spécialisé et différentes qu’à notre habitude.

Une version du jeu sera donc un peu plus complexe que l’autre, mais ce qui unifiera les deux c’est la gestion d’une forteresse dans laquelle il sera possible de s’adonner à une multitude d’activité. En plus des habituelles fonctionnalités de Streetpass, ainsi que des Amiibo, il sera également possible d’y passer un peu de temps avec nos compagnons, tandis qu’on pourra même se lancer dans un jeu de drague qui détonne clairement avec ce qu’on trouve habituellement dans un Fire Emblem. Mais à coté des commerces et bâtiments à construire, il sera surtout possible d’unir nos personnages afin de sceller leur union. C’est donc un super moyen de décompresser entre deux missions, tout en s’occupant plus en détails de nos protagonistes. Un moyen sadique de s’attacher encore plus à eux avant de les envoyer au casse-pipe durant les combats.

Il faut jouer avec stratégie et planifier chaque action

Il faut jouer avec stratégie et planifier chaque action

Un peu plus beau que d’habitude

Fire Emblem Fates n’est peut-être pas ce qui amène la Nintendo 3DS dans ses retranchements, mais il faut tout de même admettre que le jeu nous propose quelques moments de toute beauté. On peut souligner l’ambiance sonore qui est tout simplement sublime, même si ce que l’on pourra regretter c’est que les personnages ne soient pas très bavards. On les entend évidemment converser à divers moments clés, mais rien de bien grandiose et on aurait vraiment aimé les entendre plus souvent. Mais cela reste un détail insignifiant quand on s’attarde sur tout le reste du jeu qui ne souffre véritablement d’aucuns défauts majeurs. Il n’est donc pas présomptueux de dire qu’on a entre les mains un des meilleurs RPG de la console portable de Nintendo, en plus d’être un excellent Fire Emblem.

 

En conclusion

Quand on est un inconditionnel de la série, il est évident que Fire Emblem Fates est un épisode qu’il faut faire et surtout retourner dans tous les sens. Que ce soit sur son ambiance, ses mécaniques ou encore ses petits changements, chaque détail a été étudié pour plaire aux fans, tout en proposant un jeu intéressant à ceux qui prendrait le train en marche. Le fait d’avoir scindé le jeu en plusieurs versions est une polémique qu’on peut facilement laisser dernière nous, notamment quand on se voit confronter aux qualités du jeu. Il s’agit là d’un incontournable quand on aime les RPG, c’est tout ce qu’il faut savoir et retenir.

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