Test – Harold: Le Gump des anges

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Si je vous dis Ghibli, Dreamworks ou Pixar, ça vous parle? Oui ce sont des studios d’animation, alors quel rapport avec Harold me diriez-vous? Et bien, si je vous disais que certaines personnes issues de ces grands noms se sont associées pour créer Moon Spider Studio et travailler sur Harold? Hum? Je vois qu’il y en a qui se réveille dans le fond, toute de suite j’ai capté votre attention, tant mieux, car la suite va être passionnante…

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Courses angéliques

C’est la folie au paradis, car les examens approchent et il faut travailler sans relâche dans l’espoir de devenir un jour un ange protecteur. Gabriel est un jeune ange des plus prometteur, il a enchaîné les réussites comme personne! Normal, il n’aime pas perdre. Pour l’examen final, il faut protéger un des six humains qui vont s’affronter dans douze courses bourrées d’obstacles en tout genre. Gabriel avec sa chance légendaire, il se voit déjà avec l’athlète le plus parfait qui soit et remporter haut la main toutes les courses…Mais après tirage au sort, c’est Harold qu’il devra protéger, un humain qui pour lui un poids est plutôt la force gravitationnelle et inertielle, exercée par la Terre sur un corps massique qu’un ustensile utilisé pour des efforts physiques. Notre petit rouquin bigleux est, soyons honnête, d’avantage un rat de bibliothèque qu’un sportif de haut niveau, mais qu’à cela ne tienne, Gabriel est un génie du ciel, non? Un grand défi sera pour lui de mettre Harold sur le podium même si celui-ci dans des moments d’égarements, part à la traîne derrière ses concurrents.

C’est ainsi que l’on incarnera la main angélique de Gabriel, pour qu’Harold au fil des différents cadres comme la jungle, le désert, la plage et l’Arctique arrive sur le podium en un seul morceau. Le podium est l’unique condition pour accéder à la course suivante. Pendant que notre Harold piétine avec une motivation digne d’une tortue en dépression, il nous faudra obligatoirement à l’aide d’un pad ordonner à ce feignant de sauter ou lui donner une meilleure motivation à l’aide d’un “Power Puff”, un petit coup de fou… d’éclair qui va rappeler à notre ami la réalité de la course, le transformant pour quelques secondes en un Hermès revisité. Ce pouvoir peut-être rechargé avec de nombreuses auréoles se trouvant sur le chemin de ce pauvre Harold. Chemin qu’il aura jonché d’obstacles et avec lesquels il nous faudra interagir pour que notre Harold puisse évoluer dans les meilleures conditions possibles.

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Run baby run

Le titre pourrait s’interpréter comme le hit des BustaFunk, mais il n’en ai rien, bien du contraire, car sous ses airs de runner 2D, Harold est plus complexe que ce que l’on peut trouver du même genre sur nos smartphones et tablettes. En effet, au fil du jeu tenir votre manette sera un vrai calvaire à cause de son Gameplay intense. Si votre stick gauche ne s’utilise que pour l’interaction avec le décor, chaque mouvement est traduit par un schéma d’exécution bien défini rendant la tâche bien compliquée au joueur, puisqu’on peut voir s’enchaîner plusieurs de ces zones actives. Il faudra tourner, battre dans des directions définies notre stick, passer d’une plate-forme à une autre avec les gâchettes, marteler celle-ci pour assommer des crocodiles en gardant en mémoire les touches associées et dans le stress de la course.

Alors comme tout athlète avant une compétition, il faudra s’entraîner durement pour rechercher le bon timing et la meilleure combinaison  d’actions pour se frayer un chemin vers la victoire. Et c’est là qu’on voit que Moon Spider a bien fait les choses, puisqu’il propose un entrainement obligatoire pour nous familiariser avec le plateau et peut-être découvrir des raccourcis bien dissimulés dans les niveaux. Et pour trouver la bonne trajectoire, il y a trois étoiles temporaires à récupérer dans un minimum de temps pour que notre victoire soit assurée. Au final de chaque course, on peut observer son classement et voir le temps à battre au niveau mondial, de quoi éveiller notre soif de réussite.

La mécanique du Gameplay va se trouver sur la bonne progression des obstacles sur le chemin d’Harold, mais pas que, car ces mêmes embûches peuvent être un avantage, car vous pouvez agir aussi sur la progression des concurrents et pourrir leur course. Même si ceux-ci popup après l’obstacle gardant un avantage, l’équilibre du jeu fait qu’il est parfois plus utile d’y aller à vitesse modérée et récupérer un maximum de “Power Puff” pour faire la différence à l’arrivée, car vous allez vite comprendre que la clé du jeu est l’utilisation de ces fameux boosts dans un timing étudié aux petits oignons. Tant de paramètres à gérer pour un jeu si simple au premier abord et malheureusement avec sa mécanique de “die & retry” va en décourager plus d’un.

Il aurait pu être le nouveau Disney…

Outre la concentration que demande Harold avec sa difficulté accrue, son animation en revanche est juste parfaite, digne d’un grand Disney! En effet, cette production est parsemée de petites cinématiques à chaque début de course. Des scènes cocasses qui donnent une excuse à notre coureur pour son départ retardé. Des décors somptueux et sur plusieurs niveaux, des couleurs chatoyantes et les animations d’une fluidité rare laissant Harold comme un dessin animé interactif… Qui a dit “Dragon’s Lair” ?

La Musique a aussi son rôle dans cette fresque visuelle, sous la direction de Olivier Derivière, grand adepte de la musique adaptative, celle-ci se module en fonction de l’évolution d’Harold dans la course. A chaque fois que notre coureur double un de ses adversaires, la musique gagne en puissance et en épaisseur d’une nouvelle ligne instrumentale donnant de la motivation pour finir sur explosion sonore avec des choeurs de Gospel (le Leroy Steat’s Gospel Choir) mêlant chants et tape dans les mains fêtant notre victoire.  Même avec l’arrivé du pouvoir “Clairvoyance” qui permet de voir les embûches un peu en avance, la musique s’étouffe à l’éloignement de notre coureur et s’intensifie à son arrivé vers nous, un excellent moyen pour nous préparer dans un timing parfait. Olivier nous livre ici tout son talent sur une OST variée et terriblement joviale.

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En Conclusion

Voilà un jeu qui ne passera pas inaperçu! même s’il nous demande beaucoup de ressource pour venir à ses fins, on prend toujours un réel plaisir d’y jouer, et de contempler cette fabuleuse direction artistique qui fait son charme. Malgré sa difficulté accrue qui pourra en repousser plus d’un, je vous le recommande tout de même pour son humour et son originalité.

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