Test – Headlander : il faut savoir se servir de sa tête

Je me rappelle lorsque l’on m’a proposé de critiquer Headlander. En voyant le trailer du jeu, je me suis dit « Attends, un jeu où l’on n’est qu’une tête d’astronaute avec un réacteur perdu dans une station spatiale et qui s’installe sur des corps de robots pour dézinguer ses ennemis dans un univers de science-fiction baba-cool style années 60 ? MAIS JE VEUX ESSAYER CA TOUT DE SUITE !!! ». Après tout, avec un pitch pareil que pouvait-il arriver ?

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Le futur n’est pas vraiment comme je me l’imaginais

L’espace … l’ultime frontière. Dans ce vide infini, vous vous réveillez d’un sommeil cryogénique à bord d’un vaisseau spatial. Tout irait bien si vous n’étiez plus qu’une tête dans un casque high-tech. Du coup, plus de poumons, plus de voix, sans compter plus de corps pour vous déplacer. Dans cet univers, un ordinateur géant appelé Mathusalem (hé oui) qui régit d’une main de fer (hihi) ce qu’il reste de l’humanité. Humanité d’ailleurs qui n’a plus rien d’organique depuis que sous les conseils de Mathusalem, les humains sont devenus de simples esprits dans des corps robotiques. Esprits un peu dérangés maintenant qui sont passés en mode baba cool. Curieusement, en tant que dernier restant de vie organique, Mathusalem veut votre mort. Ce serait sans compter votre super casque qui est équipé de réacteurs, d’un aspirateur et de pleins de gadgets forts utiles qui vous aideront dans votre entreprise. Vous pourrez surtout prendre possession du corps des robots jalonnant votre route pour tenter de comprendre ce que veut vraiment Mathusalem.

Alors, Headlander est un jeu de type metroid-vania en 2D. Vous vous déplacez dans une énorme station spatiale labyrinthique avec votre tête comme seul équipement. Cela ne veut pas dire que vous êtes cependant limité dans vos déplacements et actions.Vous pouvez donc et en premier voler grâce au réacteur de votre casque.Ceci est en premier utilisé pour arriver à un corps de robot que vous pourrez posséder. Si jamais le corps ciblé possède encore sa tête, vous pourrez utiliser votre système d’aspiration pour enlever cette tête et pouvoir accéder au corps ou encore enlever des blocages de portes. Votre tête ou, pour être exact, votre casque peut être amélioré en récupérant de l’énergie au fur et à mesure de vos pérégrination.  Principalement vous aurez l’augmentation de la puissance de votre réacteur, l’accès à un bouclier, l’augmentation de vos points de vie ou encore votre faculté de régénérer votre corps. Hormis ceci, votre tête pourra pirater des équipements comme des antennes satellites, des ascenseurs ou autres. Enfin, le fait de posséder des corps robotiques vous ouvre également pas mal de possibilités. Accéder à des armes par exemple et, surtout, ouvrir les portes. Mais ce dernier point n’est pas des plus aisés car les portes nécessitent un code couleur pour s’ouvrir, code lié à … la couleur des robots que vous possèderez.

On ne se fait pas que des amis dans la vie

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Alors, on se promène ?

Votre seul soutien dans cette aventure sera une voix qui vous aidera à comprendre un peu l’univers où vous vous réveillez et surtout qui vous guidera dans votre progression. Parlons maintenant un peu plus technique. Headlander vous propose une énorme partie d’exploration dans une station spatiale avec ses allers et retours, ses téléporteurs et ses ascenseurs. Cette exploration va être cependant rythmée par de très nombreux combats. En effets, Mathusalem va mettre bon nombre d’ennemis à votre chasse. Et c’est là que vous aurez à jouer le bourrin mais tout en restant tactique. En effet, vous aurez à jouer avec vos armes car elles auront systématiquement une capacité de rebond suivant les surfaces. Et surtout il faudra voir si vous voulez détruire vos ennemis ou simplement les incapaciter. Car il ne faut pas oublier les corps que vous emprunterez sont fragiles et il vaut souvent mieux viser la tête des ennemis pour garder leurs corps intacts. Après tout, si vous détruisez les ennemis qui sont d’un niveau coloré plus élevé que le vôtre, vous aurez bien du mal à passer les portes qui jalonnent votre trajet. Et je dois reconnaître que Headlander est bourré de bonnes idées. Le gameplay est intéressant et l’aspect metroid-vania est plutôt bien géré … sauf que … Headlander souffre également de quelques défauts techniques mineurs mais cependant génants.

En effet, la gestion du son par exemple souffre de quelques imperfections. Par exemple, il arrive souvent que les explications de notre allié souffrent de problème de localisation dans l’espace au point d’en devenir inaudible.Pareil pour certains bruitages et voix qui se perdent dans l’ambiance sonore. Egalement, les graphismes sont propres mais trop lisses et les personnages deviennent vite trop petits à l’écran, surtout si vous n’avez pas un écran de taille moyenne. Jusque-là rien de bien dérangeant mais Headlander a quand même un gros défaut relatif à son rythme. A alterner entre l’exploration et les combats, le jeu a tendance à se perdre un peu en chemin pour finalement privilégier l’exploration. En soi ce n’est un défaut que pour ceux qui aiment quand la mayonnaise action/exploration est bien dosée. Si vous préférez l’exploration, dans ce cas vous serez gâtés tout en restant quand même mesurés dans cette appréciation car la durée de vie générale est correcte mais sans être non plus faramineuse. Un titre correct en somme si l’on passe sur ses petits défauts.

 

En conclusion

Avec un concept intéressant et des idées de mise en scène plutôt étonnantes, Headlander est un jeu étonnant proposant un concept particulièrement sympathique. Je lui reprocherais juste un petit manque de finition et un manque de punch sur la durée.

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