Test : #IDARB : un jeu de ballon en multi

Quand on essaye de créer un jeu de sport en pixels, cela peut donner quelque chose d’aussi extravagant que #IDARB. Il est donc bien difficile d’y voir autre chose que l’opportunité d’un défouloir façonné pour le multijoueur. Car en dehors de ça, il ne reste pas grand-chose.

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Et c’est le but !

Il y a parfois des jeux comme ça, qu’on est amené à critiquer et auquel il devient difficile de se forger un avis définitif. Dans le cas de #IDARB, le souci vient probablement du fait qu’il s’agit d’un jeu conçu exclusivement pour le multijoueur. Derrière ce jeu de sport se cache un concept vieux comme le monde : marquer des points en envoyant un ballon dans le but adverse. Abordable en solo, en jouant une petite campagne ou contre d’autres joueurs en ligne, le principe deviendra surtout un plaisir coupable lorsque des amis viendront vous rejoindre dans votre canapé. Les affrontements pouvant aller jusqu’à du 4vs4, autant vous dire tout de suite que cela devient rapidement un joyeux bordel dans l’arène.

Si #IDARB ne se démarque pas vraiment par son esthétisme tout en pixels et très épurée au demeurant. Il arrive tout de même à se rattraper par un gameplay relativement facile à comprendre. Un double saut, une passe et un tir, ainsi que la possibilité de bousculer son adversaire pour reprendre la balle. Rien de plus et c’est justement cette accessibilité qui rend #IDARB assez amusant. Malheureusement, un des soucis du jeu vient de son unique arène, ainsi que de la surcharge visuelle qui entre en compte dès qu’on dépasse les quatre joueurs à l’écran. L’action devient illisible et on perd très souvent la balle ou notre personnage de vue. Ce qui ne fait que s’accentuer quand les conditions du terrain viennent à changer.

L’originalité de #IDARB vient en effet de sa connectivité avec Twitter. En se liant avec un compte bien précis sur le célèbre réseau social (@idarbwire), voire en entrant directement votre commande, il est possible d’interférer avec les paramètres de la partie. Même s’il est en faite tout à fait possible d’activer ses effets, en changeant soi-même les conditions avant de commencer la partie. Une belle idée mais qui à n’en pas douter, va vite devenir un gimmick pratiquement inutilisé. Surtout que si cela permet de pimenter un peu la partie, comme des lasers apparaissant sur l’écran ou l’arène qui se rétrécie au loin pour restreindre notre vision. Ces effets auront vite fait d’agacer les joueurs, car ils rendent la partie inutilement compliqué, au point d’altérer grandement notre plaisir de jeu.

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Tentative de rattrapage

Peut-être conscient que son principe risque vite de tourner en rond, c’est peu dire, les développeurs d’Other Ocean Interactive ont inclus dans #IDARB quelques éléments de personnalisation. Par le biais d’un éditeur assez simple il sera ainsi possible de créer vos propres personnages en pixels. Bien que le jeu dispose déjà d’un grand panel d’avatars issus de la culture populaire, du jeu vidéo, des séries etc. À coté de ça il vous est également permis d’imaginer un logo, ainsi qu’une mélodie, qui pourront ensuite être repris et assigné dans la création de vos équipes. Des outils assez sympathiques dans leur utilisation, qui offre même l’opportunité d’être partager en ligne par le biais de QR codes.

Mais en dehors de ça, il faut bien avouer que #IDARB montre bien vite ses limites. Si l’idée de départ est assez intéressante, elle n’en reste pas moins trop peu exploitée. Bien qu’on puisse s’amuser le temps de quelques parties, on en revient vite à se rendre à l’évidence qu’une seule arène et un seul mode de jeu, cela ne suffit pas. Certes, les petites références aux jeux indépendants, avec les fausses publicités durant les matchs et la découverte d’un nouveau personnage, feront sourire par moment. Pourtant en dehors de ça, les limitations du jeu prendront vite le dessus et on finira invariablement par se lasser.

 

En conclusion

Aussi amusant que facile d’accès, #IDARB souffre néanmoins d’un gros souci de contenu. Pensé comme un jeu qu’on lance le temps d’une soirée entre amis, il faut tout de même reconnaître que la lassitude s’installe assez rapidement. Le coté défouloir laisse vite sa place à une grande frustration, notamment lorsqu’on joue avec un certains nombre de joueurs à l’écran. L’action devient vite surchargé, au point qu’on y perd le peu de plaisir qu’on pouvait y ressentir. Un jeu à acheté durant une grosse promotion, mais pas à plein prix.

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