Test – Iron Fisticle: Une histoire de bouffe…

Surfant sur la vague rogue-like, Iron Fisticle est un titre qui n’échappe pas à la règle. Influencé par des classiques du shoot en arène comme Smash TV ou Gauntlet, les développeurs de Confused Pelican Games ont pondu un titre noyé dans la jungle de Steam, mais qui pourtant ne laisse pas indifférent.

Iron Fisticle-head

The Walking Dead

C’est dans un contexte moyenâgeux que deux valeureux chevaliers passent leurs temps à garder un incroyable stock de fruits et légumes (oui ce sont des chevaliers végétariens, amoureux de la nature, gambader tous nues dans les champs avec les animaux…hum… je m’égare!) sur les remparts du château (Alors là! Ne me demandez pas pourquoi, ou alors c’est l’endroit le plus frais du château…). Evidemment c’est la nuit et courir dans les champs toute la journée, ça épuise et nos deux gardes tombent dans les bras de Morphée. Dommage, car une chauve-souris cyclope violette, dont le physique rappelle vaguement un certains héros issu des studios de Pixar, va générer un vortex qui va emporter le fameux garde-manger mais aussi nos deux comparses.

Pendant la cinématique, vous remarquerez le soin qu’à pris le roi d’égayer les créneaux de son château à l’aide de bac à fleurs! (Personnellement j’ai trouvé ça très drôle!). C’est alors que nous retrouvons soit l’un ou les deux de nos chevaliers (suivant le nombre de joueur choisi) dans une salle où ils devront devront repousser une horde de zombies, chauves-souris, squelettes et autres Golems, ayant pour but de survivre tout en récupérant le garde-manger pour ensuite retourner au Château. Vous l’aurez compris, le background d’Iron Fisticle, n’est pas à prendre au sérieux et c’est pas vraiment ce qu’on lui demande, car derrière ce synopsis déjanté se cache un petit bijou pour les hardcore-gamers ou les nostalgiques du genre old school de l’époque.

Iron Fisticle-16 Iron Fisticle-6

Du vieux moderne

Iron Fisticle est un “non-scrolling arena shooter” dans le style de Robotron. On progresse à travers 22 niveaux, luttant pour notre vie en tuant des hordes de monstres grâce à des armes diverses et de nombreux loots. Ce qui rend le jeu Hardcore c’est que lorsque l’on meure, on recommence depuis le début, une des caractéristiques des jeux 8-bits de l’époque. Les niveaux sont composés de plusieurs salles contiguës dont le but est de se frayer un chemin jusqu’au Boss. Il arrive parfois que l’on passe par une boutique (bon moyen pour récupérer de la vie ou upgrader notre chevalier contre quelques deniers) et des niveaux bonus. Celui-ci est en scrolling horizontal forcé et il vous faudra de bons réflexes pour déjouer tous les pièges sur votre passage tout en récupérant des sousous et pour finir sur un item bonus. Cela m’a rappelé les niveaux de Mario Bros avec notre chevalier en sprite simplifié (dans un style SD) et la configuration de ces levels bonus. Tiens en parlant de Bonus, il y a des runes à récupérer avec chacune une lettre formant le mot “Bonus” et une fois le mot formé, tous les monstres à l’écran sont transformé en cloches d’or qui donnent 600 points chacune. Lorsque Dave Parsons (Stealth Inc, Gravity Crash) et Dugan Jackson (Stealth Bastard, Aqua Kitty), se sont concertés pour développer Iron Fisticle, ils voulaient retrouver la nostalgie des jeux d’arcades avec leur difficulté tout en ayant une jouabilité moderne.

La nostalgie old school va jusqu’au développement dont l’idée était de créer un moteur de jeu suffisamment flexible et stable pour la plus pauvre configuration PC que pourrait rencontrer cette décennie. Ainsi Iron Fisticle peut tourner sur un 2Ghz en Open GL 2.0, avec 2Go de ram  et sous XP. Le jeu se joue soit au clavier avec les touches Z, Q, S et D pour se déplacer et les flèches pour la direction du tir ou au pad (préféré la manette Xbox 360 parfaite pour ça) avec le stick gauche pour se déplacer et le stick droit pour diriger son tir. C’est déroutant au départ, mais avec un peu de pratique, on s’y fait très vite et rend l’expérience de jeu assez fun. Malgré le fait qu’Iron Fisticle a été pensé sous l’influence et l’amour des jeux 8-bits, j’ai trouvé qu’il était plus tourné vers le 16-bits, notamment par ses sprites sublimes hauts en couleurs et ses animations. D’ailleurs, son côté médiéval par son ambiance et son arsenal m’on fait pensé à Dai Makaimura ou plus communément Ghouls’ n Ghosts version Mega Drive. Les loots qui sont souvent des fruits est un raccord au background mais surtout un clin d’oeil à Rainbow Islands. Et ce n’est le seul car il y a des gemmes de couleurs à récupérer tout au long du jeu, qui apparaisse aléatoirement dans les niveaux. Si par chance vous avez toutes les couleurs, vous débloquez l’arme ultime du jeu: la Rainbow Weapon.

Ce qui fait d’Iron Fisticle un Shooter, c’est que l’on retrouve tous les codes de ce genre. En effet, en plus des upgrades, les différentes armes de l’arsenal à notre disposition, des bonus à récupérer, nous avons aussi un système de Chaîne multiplicateur quand on choppe des loots sans se faire toucher, allant jusqu’à 100×8 points (avec encore une touche Rainbow Islands). Mais aussi une arme secondaire dévastatrice, le fameux Iron Fisticle, qui déclenché, fait un dégât de zone autour de notre personnage, le libérant des situations critiques. Malgré toutes ses qualités, Iron Fisticle sera malheureusement adressé à un public habitué à ce style de jeu et aux joueurs nostalgiques des jeux 8-bits voir 16-bits. Et pourra rebuter les plus jeunes joueurs, qui comme la tendance d’aujourd’hui manquent de persévérance en évitant les jeux trop dur et préférant une certaine assistance perpétuelle.

En Conclusion

Dave Parsons et Dugan Jackson ont gagnés leur pari en faisant d’Iron Fisticle un shooter intéressant et très addictif. Avec un gameplay intelligent et moderne tout en gardant la nostalgie des jeux d’arcade de l’époque de part sa difficulté, ses graphismes et son univers. Même s’il s’adresse à une certaine classe de joueurs (et les développeurs en sont conscients), il reste néanmoins un très bon jeu de scoring qui promet des superbes soirées d’hivers entre potes.

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