Test – Isbarah : un petit ovni vidéoludique

J’adore pouvoir mettre la main sur des ovnis vidéoludiques tels qu’Isbarah. Derrière ce nom un peu étrange se cache un jeu qui m’a largement fait penser à Odin Sphere ou Muramasa The Demon Blade dans son style graphique et j’adore ça. Autant vous le dire, je me suis lancé à sa découverte tel en enfant déballant un jouet désiré de longue date.

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Les enfants au pouvoir!

Dans le monde d’Isbarah, il y a un dieu et sa jeune fille Iria. Ceux-ci font en sorte que l’ordre et la tranquillité règnent dans ce monde. Bien sûr il y a parfois quelques habitants, les Désignés, qui veulent mettre un peu le chaos mais nos deux divinités ont vite fait de rétablir le calme à grand coups de mandales. Dans ce monde, il y a quand même une partie qui n’est pas régie par nos divinités. Cette partie est peuplée des créatures pas très sympathiques avec une forte propension à la destruction et à tout ce qui peut s’y apparenter. Celles-ci se plaisent à venir titiller les Désignés pour les parasiter et leur voler leur aspect. En prenant les commandes d’Iria, vous allez devoir protéger le monde d’Isbarah contre les Désignés mal lunés mais aussi contre divers monstres encore plus agressifs.

Autant vous le dire de suite, j’ai vraiment apprécié Isbarah et ce pour plusieurs raisons. En premier, c’est l’aspect graphique et visuel qui m’a vraiment accroché dès les premières secondes. Pour ceux qui connaissent le travail du studio Vanillaware (Princess Crow, Odin Sphere, Muramama The Demon Blade), Isbarah lorgne très clairement dans la même direction avec le même genre de patte graphique. Ce jeu est beau, même très beau selon mes standards, pour un jeu de plateforme. Les personnages sont très bien animés, la palette de couleur est superbe et donne une vraie identité à chaque lieu et personnage. Et les effets de lumière et autres attaques sont juste superbes. Franchement, il y a surement mieux mais là c’est tellement bien maîtrisé que çà mérite clairement le détour. Mais, rassurez-vous, ce n’est pas tout. C’est également dans son style qu’Isbarah a marqué mon esprit, style admirablement servi par une maniabilité irréprochable.

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Le mélange des genres

A première vue, on pourrait vraiment se dire qu’Isbarah est un jeu de plateforme lambda. Mais après quelques secondes de jeu, on comprend vite son erreur. Chacun des 18 niveaux vous demande d’affronter un ennemi, souvent seul mais très agressif, qui aura à chaque fois 2 phases de jeu qui se répèteront. Tout d’abord, votre ennemi va vous envoyer des dizaines voire des centaines d’attaques énergétiques sous forme (assez souvent) de boules d’énergie. Vous devrez les éviter pour atteindre 3 canons disséminés dans le niveau de jeu. Une fois ces 3 canons activés, la deuxième phase de jeu commence. Dans celle-ci, vous devrez survivre en évitant toutes les attaques pendant assez longtemps pour charger votre attaque. Et croyez-moi, ce n’est pas simple mais c’est là que le jeu devient super intéressant. Vous avez accès à 3 pouvoirs dont vous abuserez pour éviter les attaques et vous déplacer. En premier, il y a le ralentisseur de temps qui va vous faire une sorte de bullet time pendant un temps limité. En second, il y a le dash qui va activer les canons mais aussi vous permettre de vous déplacer rapidement dans une direction au choix pour éviter une attaque par exemple ou activer un canon. Enfin, il y a la barrière temporaire que vous pouvez placer n’importe où pour bloquer les attaques ou simplement l’utiliser pour vos déplacements.

Ces 3 pouvoirs combinés … n’invoquent pas le Capitaine Planète (désolé) mais seront diablement utile dans le jeu. Comme je le disais, il faudra quasi constamment éviter les attaques ennemies. Pour ce faire, le jeu se comporte en fait comme un schmup à l’ancienne avec ses balles d’énergies partout sur l’écran. C’est quasi pareil car votre personnage, Iria, a une zone de hit qui se trouve au niveau du torse uniquement. Vous pourrez ainsi souvent jouer pour éviter des attaques à la limite de la toucher. Le rythme étant souvent très soutenu, il faudra jouer plusieurs fois chaque niveau pour comprendre chaque pattern d’attaque et toucher suffisamment l’ennemi. Oui, je vous entends déjà : 18 ennemis en tout … c’est peu. C’est vrai que çà semble peu sachant qu’un combat peut se terminer en une dizaine de minutes. Maaaaiiiiis, c’est sans compter sur la difficulté du jeu qui vous poussera souvent dans vos derniers retranchements. Assurément, les joueurs inexpérimentés ou habitués aux jeux trop gentils (Super Mario par exemple) vous s’en prendre plein les dents. Mais si vous savez vous accrocher, si vous avez envie de donner le meilleur de vous-même dans un jeu exigeant mais vous donnant un énorme sentiment de satisfaction, allez-y : Isbarah est fait pour vous. Elle n’est pas belle, la vie ?

 

En conclusion

Je considère Isbarah comme une petite merveille du genre … oui mais quel genre en particulier ? Plateforme ? Bullet hell ? Un peu des deux dirais-je. Même si seuls les joueurs les plus acharnés verront le bout des 18 combats du jeu, les joueurs moyens s’arrêtant surement à mi-parcours, il mérite clairement votre attention.

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