Test – Joy Ride Turbo

Après une première monture très oubliable sur Kinect, Joy Ride revient pour un second volet sur le Xbox Live Arcade. Difficile de faire ses preuves dans un genre déjà surexploité, même en proposant quelque chose d’original. Mais autant lui laisser le bénéfice du doute, car après tout, on est jamais à l’abri d’une belle découverte.

Un bon retour aux sources

En s’émancipant complètement de Kinect, on revient à une maniabilité plus classique, avec un accessoire vénéré par la plupart des joueurs. Il s’agit bien entendu de la manette et autant dire qu’avec cette conversion soudaine, Joy Ride Turbo n’a pas forcément perdu au change. Ce qui était un jeu sans saveur, gagne en profondeur et se prend même le luxe de devenir agréable à jouer. Comme tout Mario Kart-Like qui se respecte, on se retrouve dans un jeu de course dans lequel les participants se battent pour la première place, en s’explosant la figure avec l’aide de diverses armes. A l’image de son principe, l’arsenal n’a rien d’original, avec des mines, des missiles à tête chercheuse et des pouvoirs qui gênent tous les concurrents en même temps, comme le souffle de gel par exemple. Pourtant, Joy Ride Turbo arrive à capter notre attention, avec une ambiance un tantinet cartoon et qui respire la convivialité à plein nez.

Hormis des petits changements à droite et à gauche, pas besoin d’être extralucide pour se rendre compte que le contenu de Joy Ride Turbo n’a pas grandement évolué depuis son prédécesseur. La dizaine de circuits disponibles est pratiquement identique à celles qu’on trouve dans sa version Kinect. Cela n’est pourtant pas un défaut, car leur tracé est dans l’ensemble plutôt bien pensé, avec plusieurs raccourcies et chemins alternatifs dans la plupart d’entre eux. La course étant basé sur l’utilisation des capsules de turbo qu’on remplit en faisant des cascades pendant les sauts, les pistes sont logiquement parsemées d’une multitude de tremplins qu’on pourra joyeusement emprunter à cet effet. Le manque se ressent dans le renouvellement des environnements, seulement deux ou trois thèmes se partagent la vedette et on a vite l’impression de voir tout le temps les mêmes décors. Un vide qui est tout de même rattrapé par des graphismes assez simples, mais plutôt mignon, ce qui est en cohérence avec tout l’ensemble du jeu.

 

En route pour la première place

En tant que jeu de course, Joy Ride Turbo se devrait de proposer une fioriture de modes, de quoi satisfaire tous les amoureux de vitesse. C’est en tout cas l’espoir qu’on pourrait avoir, car la réalité est bien moins reluisante. Malgré un gameplay vraiment plaisant, celui-ci n’est pas particulièrement mis en valeur, avec un contenu qui n’offre que peu d’alternative pour s’amuser. On dénombre seulement une douzaine de championnats répartis en trois catégories, ainsi qu’un mode de jeu rapide dans lequel on inclut du contre la montre et des courses pro (sans utilisation d’objets). Pas de quoi sauter au plafond et qui risque au mieux de vous occuper le temps d’une grosse soirée. Pour véritablement augmenter un peu la durée de vie, il va falloir se tourner vers les quinze de véhicules à débloquer (et leurs variantes), pour vraiment rallonger votre temps de jeu. Pour entrer en possession de ces bolides, il faut mettre la main sur des caisses qui sont dissimulées sur les pistes de course et dans les deux parcs de cascades. L’enjeu dans ces derniers est d’effectuer des acrobaties pour ramasser les pièces de véhicules, ainsi que des trophées. Il est dommage de constater que ces terrains ne servent à rien d’autre et on aurait aimé que le concept soit un peu plus développé. Un mode acrobatique et de chasse aux scores n’aurait pas été de trop et aurait permis de rallonger de quelques heures une durée de vie qui se montre déjà plus que mince.

Pour vraiment profiter pleinement de Joy Ride Turbo, on se tournera vers son approche multijoueurs, car après tout c’est à plusieurs qu’on s’amuse le plus. Une vérité qui s’accroche de manière évidente au principe de base et qui permet de s’y adonner jusqu’à quatre joueurs, que cela soit en local ou en ligne. C’est là que Joy Ride arrive à convaincre et tire vraiment son épingle du jeu, du moins le temps de quelques parties. Car devant l’impossibilité de créer des championnats en ligne, la faiblesse du contenu nous rattrape rapidement et on finit inexorablement par tourner en rond. Malgré toute la sympathie qu’on pourra mettre dans Joy Ride Turbo, le plaisir qui nous saisit en y jouant n’arrive pas à être maintenu sur la duré et on finit par rester sur notre faim.

 

En conclusion

En laissant de coté le fait que Joy Ride Turbo est un recyclage complet d’un jeu en version boite, la compatibilité Kinect en moins, il faut reconnaitre que son gameplay à tout ce qu’il faut pour séduire les joueurs. En plus de ses graphismes très mignons, la jouabilité très arcade arrive à nous happer le temps de quelques soirées entre amis. Mais en dehors de ça, son contenu solo n’est assurément pas assez dense pour nous être satisfaisant sur une longue durée. Joy Ride Turbo est un petit jeu tout juste honnête et qui peut valoir son petit prix, mais mieux vaut avoir conscience de ce qu’on achète avant d’y investir son argent.

 

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