Test – Kinect Héros : Une Aventure Disney-Pixar

Les studios Pixar nous ont habitués à des long-métrages de grandes qualités, et il est donc assez naturel de profiter de ce succès au travers de diverses adaptations en jeu vidéo. Pour autant, si Kinect Héros fleurte avec la promesse d’un parc d’attraction entièrement dédié à leurs productions, on va vite se rendre compte que la réalité est parfois largement moins reluisante.

Il est où le parc ?

Dans le meilleur des cas, en laissant divaguer un peu notre imagination, on pourrait espérer se promener dans un immense parc dans lequel on pourra vagabonder au fil de nos envies, en pensant pouvoir tomber sur une foule d’attractions. Les prémisses sont en tout cas prometteuses, avec un scan de notre physique pour créer un avatar qui nous ressemble un peu, du moins si on ne s’arrête pas trop sur les détails. C’est à ce moment là qu’on découvre que la modélisation n’est pas trop mauvaise. L’espoir grandit donc encore un peu plus dans notre esprit et c’est avec de grands yeux d’enfants qu’on se lance dans l’aventure et qu’on aboutit jusqu’à l’entré du parc. Mais l’ombre de Kinect n’est jamais bien loin, et on va vite s’apercevoir que le jeu va rapidement devenir un vrai calvaire pour nos articulations.

Ce qui nous saute dessus dès le début, c’est le doublage de très bonne facture et entièrement en français qui reprend toutes les voix officielles auquel on est habitué. Un détail qui à son importance, car cela accompagne l’excellente réalisation qui est plutôt fidèle aux licences de Pixar. Cela contribue au bonheur de pouvoir retrouver et incarner tous ces personnages, même si on regrettera qu’uniquement cinq films soient ici à l’honneur. Avec Cars, les Indestructibles, Toy Story, Ratatouille et Là-haut, il y de quoi bien s’amuser mais on aurait aimé en avoir bien plus encore.

Surtout que le parc d’attraction tant attendu se révèle être une grosse déception, quand on découvre qu’il s’agit en faite d’une petite air de jeu dans laquelle on se positionne sur des pastilles au sol pour lancer une épreuve. Chaque activité est démarrée par une sympathique introduction, avec un enfant qui laisse balbutier son imagination pour nous raconter son histoire et qui nous intègre ainsi directement dans l’activité qu’on aura choisit. Une forme de narration vraiment plaisante mais qui ne permet pas de palier au manque d’interactivité très flagrant qu’on ressent en traversant le parc. Ce qui est accentué par la faiblesse du contenu assez saisissante quand on prend conscience que chaque univers possède seulement trois épisodes.

 

Bis repetita, l’art du recyclage

S’il faut reconnaitre que la mise en scène est agréable, même si on regrettera que nos compagnons soient parfois un peu trop bavards, on ne peut pas en dire autant de la diversité des épreuves. Celles de Cars sortent assurément du lot, avec des courses franchement réussies et dont la bonne maniabilité ferait pâlir de jalousie l’injouable Kinect Joy Ride. Mais c’est loin d’être le cas pour tout le reste. Les parcours suivent inexorablement presque toujours le même cheminement, nous demandant tantôt d’avancer en marchant ou en glissant, puis en sautant au dessus des obstacles, en s’accrochant à des lianes ou en escaladant des murs. Le contexte et les décors changent, mais l’impression de tout le temps faire la même chose nous gagne très vite. Ponctuellement, il va falloir affronter un boss ou résoudre une énigme, mais là encore il s’agit d’un simple copier-coller d’idées et il suffit de lancer des objets ou de tirer sur des leviers pour avancer. Le coté sympathique des créations Pixar aidera les plus jeunes à s’amuser pendant un moment, mais la monotonie aura vite fait de s’installer chez les joueurs un poil plus exigeant.

Dans le même ordre d’idée, la durée de vie n’est pas très folichonne et frôle le ridicule. En prenant son temps, les épisodes prennent une dizaine de minutes pour être terminés et cela même en fouillant tous les recoins. Chaque niveau possède une barre de progression qui se remplit en gagnant des points, ce qui aura pour résultat de débloquer de nouveaux pouvoirs, des personnages ou des objectifs secondaires. Permettant d’explorer plus amplement les terrains de jeu avec des passages auxquels on avait préalablement pas accès. Cet artifice sert de récompense au joueur, mais c’est en faite un simple cache misère pour rallonger artificiellement le temps qu’on va passer sur Kinect Héros. En effet, il suffit de refaire trois ou quatre fois une activité pour obtenir toutes les capacités qui aideront à facilement faire exploser les scores. Une petite après-midi suffira pour complètement en faire le tour, ce qui est loin d’être satisfaisant et vraiment dommage pour un jeu qui avait un faire-valoir très important.

 

En conclusion

En partant d’une bonne intention et d’une réalisation bien au dessus de la moyenne des jeux utilisant le périphérique de Microsoft, Kinect Héros n’arrive pas à convaincre à cause d’un manque flagrant de renouvellement. Au travers des activités qui se répètent inlassablement et qui demandent au joueur de tout le temps faire la même chose, la lassitude nous gagne rapidement. L’utilisation de fortes licences toute droite issue de l’univers des Studios Pixar aide à rattraper un peu l’ensemble, sans pour autant le sauver complètement. Sur une courte durée, Kinect Héros arrivera peut-être à satisfaire de jeunes joueurs, à condition de se procurer le jeu à petit prix.

 

 

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