Test – Kirby : Planet Robobot : prévisible mais tellement bon

Un peu comme Mario, Kirby est un personnage particulier dans l’univers coloré de Nintendo, puisqu’on est habitué à ce qu’il soit cuisiné à toutes les sauces, mais surtout en jeu de plate-forme. C’est donc pour une deuxième itération sur Nintendo 3DS qu’on retrouve la baudruche rose, dans un jeu qui s’intitule Kirby : Planet Robobot et qui comme son nom l’indique, il faut s’attendre à y trouver une multitude de vis et d’écrous.

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Comme toujours

Comme il faut bien une excuse pour partir à l’aventure, le monde de Kirby se retrouve cette fois sous l’emprise de la société Haltmann. Ces derniers en ont profité pour s’installer sur la planète Pop. Avec l’aide de leur technologie de pointe, leur souhait est de profiter des ressources et de les dérober. Tandis que le Roi Dadibou et Meta Knight échoue dans leur rébellion face à cette nouvelle menace, les regards se tournent forcément vers Kirby qui vient tout juste de se réveiller. Il va ainsi mettre à contribution toute sa naïveté et quelques-uns de ses talents pour bouter ses nouveaux ennemis en dehors de la planète.

Le schéma de progression dans Kirby : Planet Robobot est tout ce qu’il y a de plus classique, avec plusieurs mondes qui sont à chaque fois divisés en quatre ou cinq stages, ainsi qu’un boss de fin. Les plus téméraires pourront débloquer un niveau supplémentaire par monde en ramassant les trois cubes cachés dans chaque stage. Bien qu’on reste en terrain connu, les environnements offrent une belle diversité. Surtout que le rendu est la plupart du temps très coloré et vraiment agréable à contempler. Comme dans Kirby Triple Deluxe, on va ici assez souvent devoir jouer avec la profondeur, afin de passer  d’un plan à l’autre. Un procédé qui profite assez naturellement de la fonctionnalité de 3D de la machine.

Bien que l’on soit dans du grand classique et qu’on dénote un peu de recyclage provenant de l’opus précédent, on reste dans de la très bonne plate-forme. L’architecture du jeu est vraiment solide et on passe un très bon moment à découvrir toutes les subtilités du gameplay. De temps à autre les développeurs se sont permis de sortir du carcan habituel de la série, pour nous offrir des passages un peu plus exotiques. On pense notamment à de légères énigmes qui nous mettront aux commandes simultanément de Kirby, ainsi que d’un petit robot qui se promènera au second plan. Ou alors des passages en avion pour une petite partie de Shmup. Ces phases n’ont rien de très originaux, mais elles permettent tout de même d’apporter un bon vent de renouvellement sur le reste du jeu.

Du bon Kirby en perspective

Du bon Kirby en perspective

Par la force des choses

La véritable nouveauté de Kirby : Planet Robobot, si l’on peut le nommer ainsi, c’est sans conteste l’armure de robot que peut revêtir Kirby. Il s’agit ni plus ni moins que d’un gros Mécha qu’on va pouvoir trouver dans certains niveaux et qui servira notamment durant quelques énigmes. Évidemment, notre héros devient quasiment invincible lorsqu’il se retrouve dans cet engin tellement celle-ci se trouve être puissante. Pas besoin de vous dire que cela rend le jeu encore plus facile, mais cela n’est en soi pas un défaut car les jeux Kirby n’ont jamais été réputé pour leur difficulté. Le véritable intérêt de cette armure est qu’il sera possible parfois de passer par des chemins alternatifs, en ouvrant de grosses vis ou alors en se servant de la force pour déblayer des rochers. Sans être l’idée du siècle, l’arrivé de cet artifice permet quand même de se lancer dans des phases très amusantes.

Évidemment, la chose la plus drôle reste qu’il est possible d’assimiler le pouvoir de nos ennemis tout en étant dans le Mécha. Le choix est un peu plus limité qu’en Kirby normal, avec seulement une dizaine de pouvoirs activables, mais il est tout de même très intéressant de voir que leur utilisation est souvent très bien implantée dans les niveaux, notamment pour les joueurs qui auront envie de trouver tous les secrets du jeu. L’armure donne vraiment un second souffle au jeu, en plus de proposer deux gameplay bien distincts et qui sont tout de même complémentaire. Il est vraiment plaisant de découvrir à chaque fois l’effet d’un nouveau pouvoir sur notre boite de métal. Les résultats sont parfois très différents de ce qu’on pourrait avoir sur un Kirby sans armure, ce qui pousse notre curiosité à chasser tous les ennemis qu’on croise.

Le Mécha à une belle allure en rose

Le Mécha à une belle allure en rose

Gogo gadgeto Kirby

Cela n’a pas encore été évoqué, mais bien entendu notre petite boule rose peut encore une fois se transformer en gobant et en absorbant les ennemis qu’il va croiser. De ce coté là, rien de grandement nouveau à l’horizon puisqu’on y retrouve pas mal de costumes qui ont fait la gloire de Kirby. La plupart des transformations restent donc inchangé, au point qu’on y retrouve encore une fois un certain déséquilibre entre eux. Certaines capacités sont clairement plus puissantes ou avantageuses que d’autres, ce qui aura pour résultat qu’on tourne assez souvent avec les mêmes costumes alors que le jeu en propose plus d’une vingtaine. Il faut noter tout de même quelques nouveaux pouvoirs, comme le Docteur ou encore le Poison qui permettra de lancer des nuages toxiques.

Il faut également préciser que comme à l’accoutumé avec Nintendo, les Amiibos ont obtenu un rôle dans Kirby : Planet Robobot. Ces petites figurines en plastique, dont-une est d’ailleurs vendu en pack avec le jeu, permettent de donner divers pouvoir à notre ami tout en rose. Mais aucune crainte à avoir, car la majorité de ces costumes sont tout à fait disponibles dans le jeu et il n’est nullement nécessaire de passer par les Amiibos pour les avoir. Le fait d’utiliser un Amiibo est seulement à voir comme une aide supplémentaire afin d’avoir accès plus rapidement à une capacité, sans avoir besoin de parcourir les niveaux pour la trouver. À noter qu’il sera nécessaire d’avoir une New 3DS ou alors d’acheter un accessoire supplémentaire pour pouvoir ne profiter sur une 3DS classique.

Le jeu est globalement très facile, encore plus en armure

Le jeu est globalement très facile, encore plus en armure

Il en faut toujours un peu plus

Comme bien souvent dans un Kirby, il sera possible de s’adonner à quelques modes supplémentaires qui sont là pour rallonger un peu la durée de vie du jeu, bien qu’il faille tout de même une bonne dizaine d’heures pour arriver au bout de la campagne principale. Pour le premier il va s’agir des défis en 3D où il va être nécessaire de diriger notre personnage dans des arènes en 3D, tandis qu’il faut marquer des points en terrassant tous les ennemis. Rien de révolutionnaire non plus du coté du Boss Rush, même s’il est possible d’y jouer jusqu’à trois en local ou bien d’y inclure des IA contrôlées par la console. Mais parmi tous ces modes supplémentaires, le meilleur est sans conteste la campagne alternative qui nous permet de refaire le jeu mais sous les traits de Meta Knight. Le gameplay s’en retrouve légèrement changé, car en plus d’être chronométré, l’absence de transformation fait qu’il faudra se contenter de l’utilisation de quatre compétences qu’on peut recharger en ramassant des boules dans les niveaux.

 

En conclusion

Vous aurez donc vite compris que Kirby : Planet Robobot n’est pas ce qu’on pourrait désigner comme étant l’épisode le plus original de la licence, mais il faut tout de même reconnaître que l’ensemble est cohérent et largement satisfaisant. On aurait peut-être aimé un peu moins de recyclage provenant de l’opus précédent, mais ce sera vraiment faire preuve de mauvaise foi devant le travail accompli par HAL Laboratory. Que cela soit pour son gameplay ou pour son visuel, il est très facile de se laisser accrocher durant plusieurs heures.  Même si l’on en ressort pas totalement époustouflé, on reste sur l’impression d’avoir passé un très bon moment en compagnie de notre petit Kirby.

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