Test – Knight Squad : un peu de tape chevaliers

On dit souvent qu’il suffit d’une idée pour créer un jeu vidéo. Une pensée dont l’exactitude se concrétise assez souvent, notamment au sein de la scène indépendante. Mais force de constater que cela ne suffit pas toujours et qu’il faut parfois piocher dans ce qui a déjà été fait par le passé. Un mal pour un bien, puisque cela permet à des jeux comme Knight Squad d’émerger, tout en essayant de remettre au goût du jour des  choses qu’on avait un peu laissé de coté.

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Dans toute sa simplicité

Comme il faut bien suivre la mode du moment, Knight Squad est ce qu’on peut désigner comme un jeu entièrement destiné au multijoueur. Que cela soit en local ou en ligne, il sera possible de s’y adonner jusqu’à huit joueurs, pour le peu que vous ayez autant d’amis ou voire, autant de manettes à votre disposition. Pour le reste, rien de bien compliqué à saisir car il s’agit d’un jeu avec une vue de dessus un peu à la manière d’un vieux Gauntlet, dans lequel on dirige un personnage qui va devoir affronter les autres protagonistes.

Pour le reste rien de difficile à comprendre, car la plupart du temps il va être nécessaire de trucider tout ce qui tombera à porter de notre arme. Un seul bouton suffira pour y arriver. En fonction du personnage choisi ou du mode de jeu, notre attaque aura un effet différent, mais dans l’ensemble cela sera surtout des changements graphiques. Le but restera toujours de foncer dans la masse et d’abattre le plus de monde possible, avant de mourir. En tout cas c’est l’idée, mais on se rend vite compte que le gameplay archaïque de Knight Squad ne fait pas dans la demi-mesure.

Il vaut mieux oublier toute notion de stratégie dès qu’on prend la manette entre nos doigts. Le principe est de réunir une bande de potes et de s’amuser durant une petite soirée, avec une bonne bière sous la main. C’est en tout cas l’idée première qu’on présage en jouant, mais qui s’estompe bien vite dans les limbes au bout de quelques parties. Car force de constater que la jouabilité de Knight Squad est d’une répétitivité affolante. Ce n’est pas spécialement que l’ennuie nous gagne rapidement, mais plus le fait qu’on a vite le sentiment de tout le temps faire la même chose.

Les arènes ne sont pas toujours très inspirées

Les arènes ne sont pas toujours très inspirées

Du contenu, mais qui se ressemble

Peut-être dans une envie de palier à ce souci, les développeurs ont intégré au jeu une grande variété de modes différents. C’est en tout cas ce qu’on peut fortement penser en laissant défilant la liste qui comporte treize modes en tout. Mais sur le fond, on se rend vite à l’évidence qu’il s’agit surtout de plusieurs variantes d’un classique deathmatch. D’autres modes essayent un peu du lot comme le soccer, une sorte de jeu de ballon en plus violent, mais il faut reconnaître que cela ne suffit pas pour renouveler notre intérêt. Le manque de contenu se fait bien trop vite ressentir.

Comme bien souvent avec les jeux indépendants, on a fait l’impasse sur l’aspect graphique, en voulant proposer quelque chose d’un peu plus old-school. Un bon moyen de raboter sur les coûts de développement, mais qui impose un style particulier et qui risque de ne pas être apprécié par tous les joueurs. Le résultat n’est pas décevant et fait entièrement son œuvre, mais le résultat peut parfois être très brouillon à l’écran.  Notamment dans les arènes aux couleurs grisonnantes et très sombres, qui n’offrent pas toujours une bonne visibilité. C’est d’autant plus dommage pour un jeu qui se veut nerveux et qui demande toute notre attention.

 

En conclusion

Ce qu’il faudra retenir de Knight Squad, c’est un jeu pop-corn qu’on aime sortir de temps à autre avec quelques amis. Le jeu n’a clairement pas la prétention d’être plus que ça, en témoigne un gameplay très simpliste et qui se restreint à l’essentiel. Celui de se débarrasser de son adversaire, sans aucune vergogne, et le tout dans la bonne humeur. En tout cas, à partir du moment qu’on accroche à sa jouabilité très restrictive et qui peut vite devenir répétitif sur la longueur.

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