Test – LBX : Little Battlers eXperience – Des robots qui aiment les combats

Un nom comme LBX : Little Battlers eXperience ne vous dira peut-être pas grand-chose. Pourtant, il s’agit d’une série de jeux qui a été développé par Level-5 et qui comporte même des déclinaisons en manga et en anime. C’est donc à grand coup de robots miniatures que Nintendo essaye de sonder le terrain, en éditant le jeu pour le marché occidental. Notre envie pour le moment n’est pas de savoir si la franchise arrivera à s’installer hors du Japon, mais simplement de savoir s’il s’agit d’un bon jeu.

lbx-head

Trop en faire, c’est comme pas assez

Comme bien souvent avec ce genre de production, on va incarner dans LBX : Little Battlers eXperience un adolescent un tantinet naïf qui s’intéresse à la dernière technologie à la mode. En l’occurrence ce sera ici les robots de combat. Ces petites machines n’ont pas fait l’unanimité car elles ont été estimées trop dangereuse pour les enfants et ce n’est qu’avec l’arrivée des supers boites en carton que cela à changé. En tout cas, ces petites boites peuvent à présent servir d’arène de combat et forcément, cela change tout. À l’intérieur de celles-ci on va pouvoir se batailler en toute sécurité, dans des environnements virtuels.

Dès le début du jeu, on est propulsé dans l’univers de LBX avec des cinématiques assez proche d’un rendu en dessin-animé. C’est pendant un très long préambule qu’on fait la connaissance de Van Yamano et de sa bande d’amis. Évidemment, comme il faut une intrigue qui implique de sauver le monde, Van se retrouve malgré lui dans un complot et il va être amené à entrer en possession d’un robot très puissant. Suite à ça on comprend qu’une organisation est à la recherche de cette machine et ils vont tout faire pour mettre la main dessus.

LBX démarre sur une longue et pénible introduction, en nous expliquant petit à petit tout l’univers des robots de combat. Un tutoriel nécessaire mais qui s’étire péniblement en longueur, en s’arrêtant sur de simples détails pendant de longues minutes. Cela donne la désagréable impression d’être sur un fil d’Ariane pendant une grande partie de l’aventure, surtout que le jeu à une fâcheuse tendance à tout le temps nous dire ce qu’il faut faire et où l’on doit se rendre. Le résultat c’est qu’on a tout le temps le sentiment d’être guidé et l’exploration de notre environnement est quasiment inexistante, même pendant les quelques quêtes secondaires qui parsèment l’aventure.

Les combats à plusieurs robots peuvent Être sympathiques

Les combats à plusieurs robots peuvent Être sympathiques

Parcours de santé

Comme LBX se destine avant tout aux enfants, il est assez naturel de comprendre pourquoi on ne doit pas faire face à une grande difficulté. C’est donc dans ce même état d’esprit qu’il est possible de traverser le jeu en évitant une grande partie de nos opposants. En faite, l’écran du bas de la console affiche en permanence la carte et il sera possible d’y voir les personnes qui désirent nous affronter. Il suffira donc de leur parler ou non, en fonction de nos envies. Comme nous vous le disions, LBX ne nous laisse pas vraiment de liberté dans l’exploration. Les déplacements dans la ville vont se faire au travers d’une carte scindée en plusieurs quartiers et on pourra choisir l’endroit où l’on souhaite se rendre. Vous allez trainer une bonne partie de votre temps du coté des boutiques, pour acheter divers objets ou pièces pour votre robot ou alors, continuer l’histoire en vous rendant dans la zone indiquée par un grand point d’exclamation.

En réalité la progression s’effectue de manière assez linéaire, voire banale, car la plupart du temps il va être question d’aller aux endroits clés qui feront continuer l’avancé du scénario, et de temps à autre il faudra se rendre dans un chemin qui était jusqu’alors inaccessible. On reconnait tout de suite ces lieux car il s’agit tout le temps de couloirs dans lesquels on va faire face à des combats aléatoires, et qui seront parsemés de points de sauvegarde. La finalité sera bien entendu de se confronter à un boss qui tentera de nous mener la vie dure, mais qu’on terrassera facilement et sans grande résistance.

Les combats en soi n’ont rien de très originaux, mais cela reste pourtant assez amusant. Du moins au début, car on est vite confronté à une certaines répétitivité. Il faut dire que c’est le concept qui veut ça, mais même si nos robots peuvent aborder différentes tactiques selon les pièces d’équipements qu’on mettra sur eux, dans l’absolu la meilleure stratégie restera toujours de bourriner nos adversaires. Les LBX possède une attaque de corps à corps, ainsi qu’une de distance (qui est d’ailleurs bien trop puissante) mais elles pourront vite avoir des attaques spéciales. Nos mouvements sont également restreints par une jauge d’action, mais celle-ci se remplie tellement vite que c’est loin d’être une contrainte.

Nos coéquipiers sont assez compétents

Nos coéquipiers sont assez compétents

Personnalisation à outrance, un peu trop même

Déjà énuméré plus haut dans cette critique, nos LBX peuvent être personnalisé avec l’aide de pièces d’équipement et des armes, qu’on va glaner au fil de nos combats ou en les achetant à la boutique du coin. Rien de très innovateur de ce coté là, sauf qu’on se retrouve rapidement avec un nombre conséquent de pièces différentes. Au point qu’on ne sait plus vraiment quoi en faire et qu’il est loin d’être évident de s’en sortir, à moins de nous plonger complètement dans le système de customisation. Ce qui est loin d’être une mince affaire, notamment car il y a tellement de tenant et aboutissant, que peu de jeunes joueurs voudront vraiment s’y investir.

Selon l’arme que vous allez utiliser il est possible de renforcer sa puissance avec une autre pièce d’amure, sauf qu’alors on va se retrouver vulnérable face une autre type d’attaque et ainsi de suite. Il est très facile de perdre le nord face à toutes les possibilités qui s’ouvrent devant nous, et c’est encore plus le cas quand on met le nez dans la personnalisation des badges de puissance du LBX. Ce sont des genres de formes géométriques qu’on va pouvoir emboiter les unes à coté des autres afin de personnaliser les capacités passives de notre robot. Mais comme les menus du jeu ne sont pas toujours très compréhensibles et que les effets de nos modifications ne sont pas toujours très clairs, pas besoin de vous dire qu’on ne s’attardera pas très longtemps sur cet aspect du jeu. Surtout qu’on peut très facilement s’en sortir en prenant simplement de l’expérience avec notre LBX. cela afin de le maintenir à un niveau convenable face à nos adversaires.

 

En conclusion

Comment dire. LBX : Little Battlers eXperience est le genre de jeu qui ne s’adresse vraiment pas à tout le monde, car il est évident qu’il est préférable de connaître la série d’origine pour en profiter convenablement. En dehors de ça, il reste que le système de combat est loin d’être parfait et la personnalisation beaucoup trop confuse pour des jeunes joueurs, alors que c’est quand même la cible d’un tel jeu. En dehors de ça, si on est capable de faire abstraction de la linéarité et de la répétitivité de LBX, on reste avec quelque chose de tout à fait correct et dans lequel on peut passer de bons moments.

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