[Test] Magicka

 

Éditeur : Paradox Interactive 
Développeur : Arrowhead Game Studios
Multijoueur : jusqu’à quatre joueur en ligne et en local

 

Ces dernières années dans le jeu vidéo, lorsqu’on cherche des jeux qui se permettent de sortir des sentiers battus en nous offrant un peu plus d’originalité que les grosses productions, il faut souvent se tourner vers les petits studios de développement. C’est justement le cas avec Arrowhead Game Studios qui nous livre Magicka, un titre dans la pure tradition des hack’n slash, ou presque.

 

 

Mes poches sont vides

Comme souvent, inutile de chercher la gloire dans un scénario très approfondi. On incarne un des quatre mages d’un ordre magique qui tente de garder l’équilibre, tout en protégeant le monde contre un dangereux sorcier maléfique et son armée. Rien de mirobolant, mais c’est toujours une bonne excuse pour défourailler d’affreuses bestioles sur notre passage.

Loin d’un système de personnalisation de la trempe d’un Diablo. Dans Magicka les développeurs ont fait le choix de ne pas inonder le joueur dans une multitude d’objets à collecter pour rendre le personnage plus puissant. Notre mage à uniquement accès une arme de base, une épée en l’occurrence, ainsi qu’un bâton qui a possède parfois une attaque ou une aptitude spéciale. Il n’y a donc pas besoin d’essayer de chercher votre inventaire, car il y a en a tout simplement aucun. On pourra par contre ramasser à loisir les armes qui trainent sur notre chemin, pour changer celle qu’on porte. Une idée osée mais qui fonctionne plutôt bien.

 

Par la foudre de mon bâton !

En dépit d’un manque d’équipement à gérer, le jeu propose un ingénieux système de magie et qui en plus est très simple à utiliser. Après un court circuit d’introduction pour nous en expliquer les rouages, on a accès dès le départ à huit éléments qui peuvent être combinés et mélangés pour créer une multitude de sorts différents. Sur la simple pression d’une touche par élément, on peut par exemple combiner la terre et le feu, pour créer une boule de feu dévastatrice, ou encore en mélangeant l’eau et la glace on peut lancer des pics de glace devant nous. Les possibilités sont innombrables et permettent, une fois bien utilisé, de développer de multiples stratégies d’attaque et de défense. Leurs effets seront très différents selon les combinaisons et il faudra donc expérimenter pour en trouver toutes les subtilités.

Malheureusement, c’est un aspect que seulement les joueurs acharnés sauront maitriser et mettre en place. Car dans la pratique on se met très rapidement sur la case de la facilitée en utilisant uniquement les sortilèges puissant et facile à invoquer. Il faut donc savoir un peu se taper soi-même sur les doigts pour se forcer à dénicher tous les rouages du gameplay. Sous peine de passer à coté de tout l’intérêt de Magicka. Surtout que certains passages du jeu sont loin d’être évident et nous font frôler la crise de nerfs de très près.

 

 

J’aime le rose pour ma robe

Avec pas loin de treize chapitres à traverser, ainsi qu’une extension qui arrive très prochainement, Magicka a de quoi nous tenir en haleine pendant quelques heures. Mais malgré cette durée de vie honorable, notre progression est parfois entachée par des bugs de collision qui ternissent notre plaisir de jeu. Même si ils sont plutôt rares suite à de nombreux patch de corrections, ils nous arrivent encore fréquemment de traverser le décor ou de rester bloquer dans l’environnement. Sans être handicapant, cela risque de déplaire à pas mal de joueurs, surtout quand cela nous tombe dessus durant une partie très avancé. Heureusement, les points de contrôle sont assez rapprochés et nous permettent de ne pas avoir à refaire un niveau dans son intégralité.

Les concepteurs se sont pris un malin plaisir à semer dans le jeu de nombreux clin d’œil à divers univers, prenant aussi bien en compte le jeu vidéo que le cinéma. Les yeux les plus aguerris pourront s’amuser à chercher toutes les références qui sont disséminés tout au long du jeu, parfois même dans des recoins bien dissimulés.

Dans Magicka la coopération est aussi de mise avec un mode multijoueur en ligne qui permet de vivre l’aventure jusqu’à quatre joueurs. Mais ce qui aurait pu être son attrait principal, se révèle être vite un pétard mouillé à partir du moment que vous jouez avec des inconnus. La plupart des joueurs prenant un malin plaisir à utiliser ce mode pour assouvir leur besoin d’affrontement pvp, en pourrissant au passage le plaisir des autres. On ne pourra donc que vous conseiller de vous y lancer en jouant avec vos amis.

 

En résumé

Magicka est vraiment une production rafraichissante et pleine de saveur, mais qui ne fait pas partie des incontournables du genre. Si on fait abstraction de ses bugs récurrents, l’ambiance et l’humour du jeu justifient à eux seuls qu’on y investisse de notre temps. On pourra tout de même regretter que le jeu soit très linéaire et que les développeurs n’ont pas exploité jusqu’au bout le concept de réflexion qu’on peut trouver dans le tutorial. Surtout que le système de magie s’y prêtait vraiment bien.

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