Test – Mario & Luigi : Paper Jam, le retour des frères Mario

Test – Mario & Luigi : Paper Jam, le retour des frères Mario

Le cinquième épisode de la série des Mario et Lui débarque sur la Nintendo 3DS. Ce Mario & Luigi : Paper Jam annonce tout de suite la couleur, avec ce qui s’apparente comme un cross-over avec l’univers de Paper Mario. Un mélange qu’on pourrait qualifier d’emblée comme étant un peu facile, mais qui dévoilera quand même son lot de surprises. Reste à voir si la formule du jeu aura réussi à s’adapter à cette rencontre improbable.

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The Princess is in Another Castle

Nous n’avions jusqu’alors pas vraiment d’explication sur les origines de l’univers de Paper Mario, mais voilà que ce dilemme vient de trouver un dénouement, puisqu’on apprend dans Mario et Luigi : Paper Jam que ce petit monde de papier se trouve dans un livre enchanté situé dans le château de la princesse Peach. Par le malheureux des hasards, la maladresse de Luigi fera en sorte que les personnages en papier se retrouvent éjecter du livre et éparpiller dans le monde de Mario & Luigi. Il n’en fallait donc pas plus pour avoir deux Bowser dans le même univers, ce qui prédit donc deux fois plus d’ennuis. Par la même occasion les deux princesses se font également enlevées, à la non surprise général, et c’est donc à nos trois héros de partir en quête pour essayer de rétablir l’ordre dans le royaume champignons.

Si vous êtes habitués à la série des Mario & Luigi, autant dire que vous ne serez pas très dépaysé et cela malgré l’insertion de quelques éléments issus de Paper Mario. Au fil de notre avancé dans le jeu, il sera possible de tirer parti de la physique plate de Mario en papier, pour se faufiler dans des passages étroits ou alors, pour progresser dans vers des endroits qui requiert une certaine technique que seule les trois frères peuvent maîtriser en collaborant. Pour le reste pas de grand changements, puisqu’il sera toujours question de combat au tour par tour, en utilisant les touches d’action au bon moment pour faire plus de dégâts sur les attaques de saut ou encore au marteau. Les trois frères pourront également combiner leurs efforts, pour effectuer des attaques de trio qui seront alors plus efficaces.

Un petit changement va tout de même s’opérer, puisqu’il sera possible de dupliquer notre petit Mario en papier. Concrètement, en tapant sur un bloc d’action sur les combats, Paper Mario va donc avoir plusieurs couches de papier de lui-même, ce qui va lui permettre d’attaquer plusieurs fois un ennemi durant un seul tour. L’idée étant par exemple d’appuyer sur la touche de saut au bon moment quand lui tombe dessus. Une idée superbement exploitée, surtout que les ennemis n’hésiteront pas à faire la même chose, ce qui offre une petite approche plus tactique dans les combats. Il n’est par exemple par intéressant de faire un gros dégât avec Mario ou Luigi, sur un monstres qui disposent de plusieurs clones de lui-même. Cela n’enlèvera qu’un seul clone, tandis que Paper Mario pourra potentiellement se débarrasser de plusieurs doubles à la suite.

Les attaques de clônes peuvent faire mal

Les attaques de clônes peuvent faire mal

On the road again

Si l’on retrouve toujours l’humour de la série, que ce soit dans les situations ou les dialogues, il faut reconnaître que notre avancé dans le jeu se fait parfois à contrecœur. La faute en revient à un sentiment de redondance, avec des passages qui finissent par se ressembler. On pense notamment au minis défis où l’on nous demande de capturer des Toads apeurés, qui aideront ensuite à la construction d’un élément qui nous aidera à continuer notre aventure. Cela arrive plusieurs fois dans l’aventure, comme les combats en Titancartons qui bien que très amusantes au début, commencent vraiment à tirer en longueur sur la fin du jeu. La progression semble artificiellement rallongée par la répétition des mêmes séquences, alors qu’on s’en serait largement passé.

L’autre souci majeur, mais qui aura tendance à diminuer avec le temps, c’est la gestion des trois personnages. Si cela pouvait déjà être un reproche dans le passé quand on devait contrôler quatre personnages à la fois, c’est également vrai ici avec trois protagonistes en permanence. Cela ne pose pas vraiment de problèmes durant nos phases d’exploration, puisqu’il s’agira principalement de sauter sur des plates-formes, mais durant les combats c’est déjà un peu plus tendu. Notamment quand il va falloir esquiver des attaques qui ciblent les trois frères et qui parfois font assez de dégâts pour éliminer les personnages d’un sel coup. C’est donc assez frustrant de perdre la partie à cause d’un mauvais timing, alors qu’on avait clairement anticipé l’attaque. Surtout que certains ennemis ont souvent des attaques assez fourbes et qu’ils n’hésitent pas à les enchainer.

Heureusement, Mario & Luigi : Paper Jam inclus un mode de difficulté facile qu’il serait aisément possible d’activer à tout moment. Une option inutile pour la plupart des joueurs, surtout que le jeu est plutôt un parcours de santé, mais qui peut se révéler salutaire pour les plus jeunes. De nombreux guides visuels sont d’ailleurs intégrés, ce qui pourra aider les joueurs n’étant pas familier avec la série. Mais ce qui va surtout faciliter les combats, c’est à partir du moment où l’on va pouvoir utiliser des cartes. En arrivant à faire convenablement des attaques ou des contres, on gagne des étoiles qui pourront être dépensées en utilisant une des trois cartes présentés sur l’écran tactile. Ainsi, il sera possible d’action des aides, comme avoir plus de débat, soigner le groupe et ainsi de suite. Ces cartes peuvent être achetées à une boutique ou gagner durant des combats. Sur le papier c’est une bonne idée, mais dans les faits cela rend les combats encore plus facile et donc forcément, moins intéressants.

Les cartes peuvent faire une différence en combat, mais rendent le jeu trop facile

Les cartes peuvent faire une différence en combat, mais rendent le jeu trop facile

La différence est dans les détails

Finalement, ce qui différencie surtout Mario & Luigi : Paper Jam de ses prédécesseurs, c’est son mélange avec l’univers de Paper Mario. Ce cross-over est harmonieux, dans le sens où tous les éléments de papier prennent leur place sans trop de mal dans les décors classiques de Mario & Luigi. L’ensemble manque peut-être un peu de folie, en tout cas on pouvait s’attendre à des interactions un peu moins convenues, mais cela fait tout de même son œuvre et on arpente le jeu avec un certain plaisir. Mais pourtant, une impression de vide nous saisit assez rapidement, car même si les zones à visiter sont nombreuses et souvent remplies de petits secrets à trouver, les lieux sont la plupart du temps très petits et on en fait vite le tour. Cela est en plus renforcé par un scénario qui n’a pas vraiment de rebondissements et qui est juste là pour donner une cohérence à l’ensemble.

 

En conclusion

Aucune surprise, c’est peut-être ce qui définit le mieux ce Mario & Luigi : Paper Jam Cela n’en fait pas un mauvais jeu, loin de là, mais cela risque fortement de laisser pas mal de joueurs sur leur faim, notamment si vous connaissez bien la série. Les autres y découvriront un épisode sympathique, mais qui n’apporte rien de neuf. C’est typiquement le genre de jeu qu’on lance durant quelques minutes pour avancer dans l’histoire, mais qu’on oubliera tout aussi vite après avoir atteint le clap de fin.

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