Test – Nex Machina : La dureté de l’extrème

Si vous aimez les twin-stick shooter dans lesquels on se prend rapidement la tête, vous n’êtes pas sans savoir que les productions de Housemarque aiment bien jouer dans cette catégorie. Et Nex Machina est justement de cette trempe. Un jeu dans lequel on avance sans réfléchir, on défouraille tout ce qui passe et on tente de survivre un minimum afin d’atteindre la prochaine arène. Un bon gros défouloir, rien de plus.

Du bout des doigts

On pourrait facilement décrire le principe de Nex Machina en l’écrivant sur un timbre poste pour microbe lilliputien. Il sera nécessaire d’y incarner un valeureux soldat qui tente de sauver l’humanité face à la menace robotique. Pour y arriver, on sera balancer dans une arène et il faudrait dézinguer tout ce qui s’y trouve avant de pouvoir passer au tableau suivant. La prouesse sera surtout de rester vivant, notamment quand on sait que le moindre choc avec un grain de poussière suffira pour nous mettre dans la tombe. La courbe de difficulté est donc rapidement à son paroxysme et mieux vaut savoir où on met les pieds.

Il faut dire que le bestiaire à de quoi rapidement calmer nos ardeurs, en plus de la multitude de pièges et autres lasers qui nous attendent dans les arènes. De la simple araignée jusqu’à des colosses armés jusqu’aux dents de fer, on nous envoie constamment à la gueule une tripoté hallucinante de bestioles qui n’ont qu’une seule envie : celle de nous faire bouffer le bitume. Heureusement les niveaux de difficultés sont bien géré et même si la mort est très punitive, il y a moyen d’avancer sans trop d’encombres. Par contre, il ne faut pas s’attendre à atteindre le sommet du learderboard en cas d’échec, puisqu’en cas de mort il faut faire une croix sur nos bonus et sur notre multiplicateur.

La course aux meilleurs scores et à la performance est donc au centre de Nex Machina. Il faut dire que la durée de vie du jeu est plutôt courte si l’on tente de le faire en mode normal et en ligne droite. Il suffit d’une heure ou deux pour en venir à bout et cela malgré la présence d’une bonne centaine de « tableaux ». Ces derniers étant très courts, il suffira parfois de deux ou trois minutes pour les traverser, en fonction de notre habileté et de notre niveau de difficulté. Car si le jeu se parcours aisément en mode normal. C’est déjà une autre histoire quand on tente d’aller au-delà et qu’on doit faire face à des ennemis encore plus véloces et qui pour le coup, se prennent même le luxe de changer leur manière d’apparaître dans l’arène.

Il y a souvent trop d’effets à l’écran et cela nuit à la lisibilité

Dans les bonnes vieilles habitudes

Pour ce qui est de la maniabilité de Nex Machina, pas grand-chose à en dire. L’action est nerveuse et on prend un pied monstrueux à avancer dans les arènes. On pourra tomber sur des humains qu’il faut sauver en tentant de se faufiler entre des monstres qui voudront leur croquer les miches. Mais si notre avancé demandera de liquider tous les robots sur notre chemin, il sera aussi parfois possible de détruire les décors afin de trouver un chemin alternatif ou un passage secret. Cela peut paraître négligeable pour un jeu qui se présente avec une progression très linéaire, mais ces passages permettent souvent de rehausser encore plus notre score, ce qui est loin d’être dérisoire quand on tente de percer dans les classements en ligne.

Nex Machina est donc un jeu d’arcade tout ce qu’il y a de plus séduisant, mais surtout exigeant. Et c’est justement tout ce qui fait la force du jeu. Un shooter dans lequel il faut faire preuve de doigté et surtout de patience, car le jeu n’en aura pas avec nous. Ce n’est donc pas un jeu qui se destine à tout le monde et mieux vaut avoir une certaine affinité avec le genre avant de s’y lancer. Il faut dire que Housemarque est plutôt accoutumé à nous livrer des productions qui mettent nos nerfs à rudes épreuves. L’avantage est au moins de savoir à l’avance dans quoi on s’engage et ce n’est pas faute d’avoir été prévenu à la porte d’entrée.

La seule chose qu’on pourrait reprocher à Nex Machina c’est d’être un peu avare en ce qui concerne son contenu. Les deux modes principaux qui sont l’Arcade et le Monde Unique, sont seulement deux variantes de la campagne. Dans le premier il faudra traverser tout le jeu d’une seule traite, tandis que le deuxième propose de choisir son tableau. Rien de grandiose, même si de la coopération en local est possible et vient un peu rattraper l’ensemble. On regrette par contre l’absence d’un mode en ligne. Pour les amoureux du contenu à ne plus savoir quoi en faire, il faudra se contenter de la multitude de défis disponibles et qu’on débloque au fur et à mesure de nos prouesses, en engrangeant des jetons qui nous permettent d’acheter de nouvelles épreuves. Rien de grandiose, mais cela rallonge considérablement la durée de vie, pour le peu qu’on aime le challenge du scoring.

 

En conclusion

En étant à la fois subtile et impardonnable, Nex Machina est le nouveau bijou d’orfèvre de Housemarque. Un Twin Stick Shooter qui lorgne sans vergogne vers des sensations purement arcade et qui se prend même le plaisir de jouer avec nos nerfs. La courbe de progression est tout simplement gigantesque et il suffit de se frotter aux niveaux de difficulté les plus élevés pour comprendre que le jeu ne nous pardonnera pas la moindre erreur. Autant avouer que tout n’est pas parfait et qu’on aurait souhaité avoir un peu plus de contenu, mais on pourra tout de même se consoler avec un mode coopératif en local. Nex Machina est avant tout un jeu qui trouvera sa place dans la ludothèque des amoureux du scoring, ceux qui ont envie de passer des heures à trouver le petit détail qui permettra d’améliorer son pointage final.

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