Test – Ninja Senki DX : tentative de fraîcheur avec du vieux

Après un passage sur Pc, voilà que Ninja Senki DX vient s’installer en cross-buy sur Playstation 4 et PS Vita. Le studio québécois Tribute Games n’est pas à son premier coup d’essai dans l’univers des jeux au style retro, mais cela ne doit pas nous empêcher et de jeter un œil, voire même les deux sur leur nouvelle production. Qui en plus de ça se trouve même être proposé à petit prix, que demander de plus.

ninja-senki-dx

Tout a un début

La genèse de Ninja Senki est a recherché avant que celui-ci se voit attribué l’appellation de DX, quand le jeu était encore un simple freeware sur PC. Le studio a donc fait le choix de ressortir cette version de ses cartons, en y passant pour le coup un petit coup de chiffon afin de le rendre un peu plus présentable. Sur le fond cela reste sensiblement le même jeu, avec simplement quelques modes en plus, mais le gameplay reste inchangé et c’est un des points principaux à retenir, même s’il se voit proposé à un prix d’achat assez faible.

On vous disait en préambule que les productions de Tributes Games sont clairement ancrées dans une vague rétro et c’est également le cas de Senki Ninja DX. Il suffit de voir son format en 4/3 pour s’en rendre à l’évidence. Un format qui peut au départ faire un peu peur sur PS4, mais qui devient assez naturel si l’on joue sur PS Vita. Mais dans un sens comme dans l’autre, cela ne gêne en rien la visibilité et on s’y habitue rapidement. De l’autre coté il faut souligner la direction artistique assez quelconque. Rien de dramatique, car cela donne un look un peu vieillot au jeu, mais la contrepartie est que le rendu est plutôt générique et ne nous marquera pas sur le long terme.

D’autres changements ont été opéré par rapport à sa version freeware, notamment sur le look de certains monstres qui ont pour l’occasion été retravaillé, ce qui n’était pas un luxe. Ce qui est un peu plus dommage par contre, c’est que Senki Ninja DX a dû subir une petite censure pour son passage sur Steam et consoles, puisqu’au départ les monstres mourraient dans une gerbe de sang, ce qui n’est plus du tout le cas dans la version DX. Un mal pour un bien, puisque cela ouvre le jeu à un plus large public, mais c’est un peu dommage de perdre ce qui fait un des charmes du jeu d’origine. Il aurait été agréable de pouvoir le réactiver dans les options graphiques du jeu.

Certains passages du jeu sont plutôt sympas

Certains passages du jeu sont plutôt sympas

Jusqu’au bout du shuriken

Sur le plan de la jouabilité, il n’est quasiment pas nécessaire de s’arrêter grandement sur les compétences de notre petit ninja. Celui-ci pourra lancer un shuriken, notre seul attaque au demeurant, et aura la possibilité d’effectuer un saut qui peut être ponctué par un deuxième petit rebond. Une capacité qu’on aura un peu de mal à désigner comme étant un double saut, mais qu’il est primordial de maitriser si l’on veut s’en sortir durant les phases de plates-formes qui peuvent d’ailleurs être parfois assez punitive, car tomber dans le vide est synonyme d’une mort assurée. Le jeu n’a pas une courbe de difficulté trop pénalisante et en cas de game over, on recommence au premier segment du stage en cours. Mais pour autant, les deux vies reçues à chaque début de partie peuvent défiler assez rapidement, même s’il y a moyen d’en gagner une nouvelle chaque fois que le compteur de score augmente de 1000 points et que notre santé est au maximum.

Les autres ajouts dans Ninja Senki DX sont à cherchés du coté des trois nouveaux modes. Ce qui inclut un Boss Rush, dont la fonctionnalité n’a pas spécialement besoin d’une description. On y trouve aussi un mode Hardcore dans lequel il sera question de se farcir les 16 niveaux du jeu en ne disposant d’aucun point de sauvegarde et on obtient des pénalités en utilisant un continu. Le troisième mode est sobrement intitulé Challenge et annonce tout de suite la couleur puisqu’il s’agit de traverser les stages sous diverses conditions, comme ramasser toutes les pièces de monnaie ou encore arriver au bout du niveau avant la fin du chrono. Ce sont des modes sympathiques mais qui fondamentalement n’apporte pas-grand-chose, hormis le fait de rallonger un peu la durée de vie qui est d’emblé déjà assez courte.

On ne peut pas parler de redondance, puisque le level design de Ninja Senki DX se renouvelle fréquemment, même si aucun niveau ne sort vraiment du lot. C’est un peu près le même constat qu’on va pouvoir établir avec les affrontements des boss, dont la moitié est juste une reprise constante du même boss. Dans ce contexte il devient difficile de relancer le jeu après l’avoir terminé pour voir une des trois fins alternatives qu’on aurait raté, car rien ne nous motive vraiment d’y revenir.

 

En conclusion

À force de trop jouer la carte du retro, on viendrait presque à oublier qu’un jeu a besoin de bien plus que de la nostalgie pour être apprécié. Ninja Senki DX entre un peu dans cette description, avec un rendu pas trop mauvais, mais qui n’arrive pas à monter la barre assez haute pour qu’on puisse vraiment affirmer qu’il s’agit d’un jeu indispensable. Le résultat est bien trop générique et malgré un gameplay intuitif, il faut vraiment se forcer pour espérer apercevoir la fin du jeu. Les seuls joueurs qui y trouveront véritablement leur compte seront ceux en recherchent d’un petit jeu de plates-formes pas trop cher et qui leur apportera une petite dose de challenge. Pour les autres, vous pouvez clairement vous tourner vers autre chose.

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.