Test – Orc Attack : A Flatulent Rebellion

Pour une fois qu’un jeu ne nous met pas dans la peau d’un chevalier étincelant ou d’un militaire surarmé, on ne peut que saluer l’initiative. C’est un constat qu’on peut faire avec Orc Attack : A Flatulent Rebellion, qui comme son nom l’indique nous place au centre d’une troupe d’Orcs voulant défendre leur territoire. Mais les quelques lignes qui vont suivre, risque de fortement vous gâcher le goût de la rébellion, même si vous êtes un amateur de bestioles vertes.

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Grand, gros et vert

La technologie humaine ne fait pas bon ménage avec la faible constitution d’un Orc, qui ne fait que gambader dans sa forêt à longueur de journée. L’installation d’une usine chimique venant polluer les ressources d’eau, rendant au passage malade la population, ne fera que mettre encore plus en colère nos amis verdâtres. C’est ce tout bête scénario qui plantera le décor pour le reste de l’aventure, donnant une raison d’abattre notre colère contre ces pauvres humains. Heureusement, pour lutter contre les épées, les canons et autres robots, nos camarades peuvent compter sur une arme secrète : leur estomac. Leurs sucs gastriques et leurs flatulences seront d’une grande aide, face à l’armada qu’ils vont devoir affronter.

Dans les faits, même si le pitch de départ peut sembler aussi amusant que grotesque, il est inutile de garder le suspense. Autant vous dire tout de suite qu’Orc Attack : A Flatulent Rebellion ne marquera pas les esprits. Car si on peut se servir de nos odeurs nauséabondes pour se défaire des ennemis, cette mécanique se trouve être rigolote lors des premières utilisations, mais laisse vite place à un beat’em all vide d’intérêt. Qu’il soit relativement classique dans son approche du genre, n’est pas vraiment un défaut en soi, si seulement la perception de tout le temps faire la même chose ne se faisait pas tant ressentir. Bien qu’on dispose d’un choix parmi quatre protagoniste de base, dont trois supplémentaires à débloquer, leurs techniques se ressemblent toutes. On avance en ligne droite et on tape sur des vagues d’ennemis sans cervelle, qui auront même le luxe d’attendre leur tour pendant qu’on défouraille à tout va leurs collègues.

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Tape dans le tas

L’action est d’une répétitivité assez saisissante, mais on aurait tout de même pu se satisfaire par son coté très bourrin. Si seulement les sensations de puissance étaient au rendez-vous. Au contraire, notre personnage se traîne sur ses pieds, tel un escargot qui peine à donner des coups avec ses massues. A cette lourdeur se greffe une caméra fixe dans le dos très récalcitrante, qui nous affuble très souvent avec des angles de vues plus que gênants. Pour casser un peu cette morosité, il ne faut pas trop espérer traverser des environnements diversifiés, puisque seulement trois sont proposés : la neige, le désert et la forêt. Des niveaux qu’on arpente en ligne droite, avec les habituelles arènes qu’il faut préalablement vider pour débloquer le passage. Du classique jusqu’au bout des doigts, malgré quelques interactions avec le décor. Comme les feux de camp qui servent à créer une explosion avec l’aide de nos gaz, voire les ponts à faire tomber en utilisant notre tremblement de terre d’Orc. Une technique éprouvante à enclencher au demeurant, en secouant le stick droit de la manette. Ce qui pour une raison bien mystérieuse, ne fonctionne pas toujours correctement.

Comme on peut s’en douter, l’attrait de ce type de jeu est avant tout de pouvoir se défouler contre des hordes d’adversaires sanguinaires. Malheureusement, si le gameplay n’y est pas vraiment favorable, le bestiaire rencontré ne fait que renforcer cette situation. Car si leur apparence change en fonction du terrain, leur aptitude à se jeter dans le combat sans réfléchir reste tout le temps le même. Car en dehors des trouffions de base, on est aussi amené à rencontrer quelques individus en bouclier. Ce sera là les deux principaux ennemis qu’on va dézinguer tout le long de notre périple dans Orc Attack : Flatulent Rebellion. De temps à autre de plus gros combattants feront leur apparition, mais hormis leurs attaques, rien ne changera fondamentalement. Au mieux, ils lâcheront des armes qu’on peut momentanément utiliser, comme des lances ou des masses. Il sera également possible de ramasser un peu partout dans les décors, des boucliers qui feront office de défense de fortune face aux mauvais coups qu’on pourrait prendre. La seule idée intéressante mais totalement sous exploitée, est l’apparition de certaines créatures comme les momies, qui peuvent seulement être terrassé avec de l’acide gastrique.

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Toujours être à plusieurs

Heureusement, chaque niveau se conclu par un Boss qui peut se vanter d’être plus ou moins original, même si on peut noter un fort recyclage de ces derniers. Avec un bonhomme de neige qui se fragmente en plusieurs petites créatures, un robot cuisinier géant ou un viking mécanique, autant de délires qu’on apprécie de voir. Dommage que ces derniers sont ridiculement long à abattre, avec des affrontements qui tirent parfois en longueur. Pour gagner un peu en puissance, il faudra se tourner vers la prise d’expérience ou bien vers les boutiques qui pullulent sur la carte. Le bon moyen pour acheter de l’équipement ou armement temporaire, qui peuvent disposer de bonus parfois adéquat pour certains types d’environnement. Quoi de mieux qu’un chapeau à la compétence antidérapant lorsqu’on veut jouer dans un niveau de glace ? C’est en tout cas une des rares subtilités qu’on peut noter dans Orc Attack : A Flatulent Rebellion, mais qui fait plutôt office de cache misère pour tous les problèmes de réalisation que se coltine le jeu.

Pour les plus courageux, il reste encore la coopération jusqu’à quatre joueurs, pour s’amuser devant Orc Attack et se rendre à l’évidence qu’on touche réellement le fond. Là où le jeu aurait encore pu s’en sortir, notamment avec une ou deux parties entre amis qui auraient finalement pu sauver l’ensemble. Car il faut bien avouer qu’à plusieurs cela devient tout de suite plus intéressant de bourriner dans le tas. Mais c’est pour s’apercevoir que techniquement le jeu est encore plus à la peine. Car si on dénombre des ralentissements et de petits freezes durant nos pérénigrations en solitaire, ceux-ci s’amplifient encore plus lorsqu’on ajoute d’autres joueurs à l’équation. Cela en devient presque dommage, car plusieurs fonctionnalités du jeu étaient pensées pour le multi. Comme les pètes odorants de nos compatriotes, qui peuvent être combinées pour former une plus grande explosion. Pas de quoi crier au miracle mais un effort semble tout de même avoir été fait sur ce point.

 

En conclusion

Il existe des jeux qui sont parfois difficiles à critiquer, car même s’ils sont tout juste honnête, on sent nettement que les développeurs ont fait leur possible pour sortir un jeu acceptable. C’est un sentiment qu’on ne peut pas vraiment allouer à Orc Attack : A Flatulent Rebellion. Beaucoup trop classique dans son approche, la seule originalité du jeu et qui peut paraître intéressante, se révèle comme un gros pétard mouillé. Jouer des Orcs qui lâchent des pètes et des rots pour combattre, cela peut paraître amusant, mais leur utilisation est tellement peu exploité qu’on finit par oublier leur existence. À coté de ça le jeu peine tellement par la lenteur de son action et ses problèmes techniques, surtout en multi, que cela en devient un calvaire pour notre progression. Au mieux on pourrait se laissé tenter par son aspect de gros défouloir, mais même dans ce contexte on aura du mal à y prendre plaisir.

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