Test – Outlast 2 : Quelqu’un peut allumer la lumière ?

Le premier Outlast avait été un peu une surprise tant il a convaincu les joueurs. Oppressant et proposant un gameplay basé sur une caméra à vision nocturne, il était en effet très bon. Sa suite se devait d’être au moins aussi bonne au vu des références de son ainé. Surtout qu’on touche en plus à quelques tabous religieux qui devraient faire mouche. Sauf que …

Aaahhh … la montagne. Ses vallées, ses cultes religieux, ses massacres …

Notre histoire commence alors que Blake et Lynn, deux journalistes, enquête sur une histoire sordide. Une femme enceinte a été retrouvée torturée et étranglée dans une petite ville et nos journalistes font des recherches sur le petit village perdu dans les montagnes d’où venait la malheureuse. Pas de chance, leur hélicoptère s’écrase suite à … un phénomène lumineux étrange. Blake et Lynn survivent et tombent sur un culte chrétien totalement fou avec un leader violeur, des villageois meurtrier qui capturent Lynn et voient en elle la porteuse de l’antéchrist. Blake va donc devoir courir à son secours tout en évitant les cultistes mais également des satanistes, des lépreux, des fantômes, des monstres … Et pour corser le tout, Blake fait des incursions dans son passé par moment. Et le pauvre homme n’a comme  seul moyen de défense sa caméra équipée d’un filtre de vision nocturne et d’un micro directionnel … Son périple sera bien compliqué.

Bon, je pense que tout le monde sera d’accord pour dire que majoritairement Outlast 2 est joli. Les graphismes sont nets et même en mode vision nocturne le tout reste très correct. Il y a quelques passages en deça du reste comme certains petits court d’eau dont le lit semble carrément bouger ou des espaces avec des cadavres recouverts de sang qui ressemblent plus à du gribouillage, mais dans l’ensemble c’est très correct. Les personnages sont vraiment bien réalisés avec beaucoup de détails. Point de vue sonore, là aussi tout est très correct avec un son environnemental bien géré, une VF assez bien réussie et quelques musiques … parfois mal gérées. Si les musiques sont assez banales, elles vont parfois couvrir l’action avec un volume trop élevé. Heureusement, ce n’est pas le cas la plupart du temps.

Mais maintenant, parlons gameplay. Blake, notre héros, n’a que très peu de capacités physiques. Il peut bien sûr marcher, courir, sauter et ramper mais ça s’arrête là. Et comme dans le premier Outlast, Blake a comme équipement une simple caméra qui lui servira constamment.  Celle-ci est équipée de 3 fonctions principales : un zoom qui servira principalement pour lire les notes que vous trouverez ça et là, un micro pour repérer vos ennemis dans le noir et un mode de vision nocturne. Il ne faut pas se leurrer, vous serez  pendant au moins un bien tiers du jeu en mode vision nocturne car les sources de lumière sont très rares dans Outlast 2.

Ho, des monstres

Faudra-t-‘il que je cours … tooooous les jours …

Blake peut aussi se cacher dans des tonneaux ou sous l’eau (en fait il nage sous la surface). Ce faisant, il peut jeter un œil discrètement hors de sa cachette pour observer les alentours. Si la mécanique semble utile, dans les faits je n’ai jamais réussi à vraiment l’exploiter. Bon, j’avoue : je n’ai pas vraiment aimé Outlast 2. Alors avant de crier au meurtre devant mon avis, laissez-moi l’argumenter. En premier, le jeu est d’un répétitif au possible. C’est quasi toujours les mêmes séquences qui se suivent : exploration tranquille, course poursuite, passage au calme avec un puzzle, séquence narrative pour faire avancer le scénario/passage dans le passé de Blake. Une fois qu’on a remarqué cette séquence, on ne peut plus faire sans l’attendre au tournant. En soit ce ne serait pas dérangeant si l’histoire n’était pas aussi mauvaise. Utiliser les cultes religieux poussés à l’extrême est bien mais c’est tellement mal exploité. Pareil pour les personnages … aucun charisme, rien du tout. Que ce soit la vieille à la faux, le faux messie, la cultiste sataniste ou les deux ou trois autres personnages ayant un peu de dialogue, rien ne sonne juste. Et les événements sans queue ni tête et surtout sans aucune explication qui interviennent … vraiment … Les lumières divines (enfin, peut-être) qui vous envoient dans le passé ou font écraser votre hélicoptère n’ont pas de raison, les passages dans le passé ne servent en rien le scénario et même les monstres semblent sortis de nulle part sans aucune raison d’être.

Et que Blake ne se batte pas, ok … mais qu’il se fasse démolir par une petite vieille ou un lépreux manchot sans visage (sans rire, c’est véridique), c’est complètement surréaliste et vous sort du trip. Pareil pour les centaines de cadavres, torturés et autres bougres sacrifiés (homme ou même animaux) que l’on croise au long du jeu … comment c’est possible ? Il y a genre 6 ou 7 maisons dans ce village alors d’où viennent tous ces morts. En fait à force de surenchère de ce genre de détails grotesque, Outlast 2 perds complètement son sens. D’ailleurs, je dois reconnaître ne pas vraiment avoir ressenti de la peur au long du jeu ou tout au moins dans les passages dans la montage avec les villageois et les hérétiques. En revanche les passages dans le passé, dans l’école de Blake, ont eu plus d’impact. Dommage que ces passages ne servent finalement à rien. Enfin, qu’est-ce que c’est que cette fin ? Elle est tellement mal fichue et sans aucun sens que j’ai juste laissé tomber la manette et suis allé faire un tour pour me calmer les nerfs. Non je n’ai pas aimé Outlast 2 dans son ensemble mais j’ai apprécié certains passages du jeu et son gameplay. Cependant, si vous étiez fan du premier, attendez-vous à une énorme baisse de niveau.

 

En conclusion

Outlast 2 n’a simplement pas de saveur, je pense que c’est le plus simple pour expliquer ce jeu. Histoire pas terrible, personnages sans profondeur et surtout l’ambiance n’est pas à la hauteur de ce que le jeu voulait nous vendre. Une énorme déception pour moi que même ses bons graphismes ne sauraient sauver.

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