[Test] Perfect Dark

 

Editeur : Microsoft
Développeur : 4J Studios
Multijoueur : 4 joueurs en local et 8 joueurs en ligne

Titre majeur de la Nintendo 64 et développé par Rare, Perfect Dark est un titre qui est sorti en fin de vie de la console et qui est donc passé inaperçu pour la plupart des joueurs. Cette suite non officielle de GoldenEye 007 ne manque pourtant pas d’intérêt, grâce à un scénario très recherché, un fait assez rare pour l’époque.

Perfect Dark XBLA

Du neuf avec du vieux

Il faut bien reconnaitre que de sa par son statut de jeu culte, Perfect Dark possède encore aujourd’hui un lot de fans assez conséquent. C’est fort de ce savoir que Microsoft s’est empressé de relancer un remake, tout en le remettant un peu au goût du jour. On se retiendra de porter un jugement sur une pratique qui commence à devenir très ancrée chez les éditeurs. Même si cela a le mérite de faire découvrir à des nouveaux joueurs des jeux qui font aujourd’hui partie du patrimoine vidéoludique.

Autant dire que le portage de Perfect Dark a été réalisé de façon assez brute. On retrouve exactement les mêmes choses que dans la version cartouche sortie il y a maintenant une dizaine d’années. Ce qui n’est pas forcément un mal, car le contenu était déjà à ce moment là très fourni en terme de possibilité de jeu. Outre le mode histoire qui comporte plusieurs niveaux de difficulté, avec chaque fois des nouveaux objectifs de mission. On y trouve aussi de la coopération à deux joueurs et un mode confrontation dans lequel un joueur incarne le personnage principal, tandis que le deuxième joueur va tenter de l’arrêter en incarnant les ennemis. Mais bien entendu, la partie importante de Perfect Dark reste son multijoueur. Un mode entièrement paramétrable, jouable à quatre joueurs en local et jusqu’à huit en ligne.

Un complot interplanétaire

Sans trop en dévoiler sur le jeu, notre espionne fait partie de l’institut Carrington. Une agence qui œuvre en secret pour soutenir les Maians, une race extraterrestre en guerre depuis des décennies contre les Skedars, une race à l’apparence de reptile mais qui se cache parmi les humains. C’est ainsi qu’on dirige Joanna Dark à travers une multitude de missions d’espionnage et d’infiltration, avec pour but d’empêcher les Skedars de mettre la main sur une puissante arme extraterrestre échouée sur la Terre.

Ce scénario peut se révèle un peu cliché aujourd’hui, mais si on se remet dans le contexte de sa sortie il était assez rare de voir une production console avec une histoire aussi aboutie et plutôt mâture.

C’est sous cette excuse qu’on nous fait traverser un grand nombre de lieux différents et qui nous permet par la même occasion d’avoir accès à un arsenal assez important. En partant du célèbre Falcon avec silencieux, le K7 Avenger, ou encore les armes alien avec le Farsight et autre Reaper. Les développeurs ont même eu la bonne idée d’y inclure des armes directement issues de GoldenEye 007. Un ajout sympa qui fait office de clin d’œil à son ainé sur Nintendo 64. Une artillerie en tout genre qui ne sera pas de trop pour en découdre avec nos adversaires. Surtout que leur IA, malgré qu’elle soit basique, n’est pas si mauvaise que ça et risque de nous faire suer de douleur durant certaines situations.

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Un peu de maquillage

Notre chère Joanna Dark est très loin de son passé rempli de polygones et pour cette conversion la belle demoiselle à subit un gros lifting. Un changement assez surprenant qui risque de faire grincer des dents les anciens joueurs. Mais si notre héroïne s’en sort encore plutôt bien, d’autres protagonistes de l’aventure n’ont pas eu cette chance. On pense notamment à Mr. Blonde ou encore les extraterrestres comme Elvis qui sont loin d’être représenté sous leur meilleur jour.

Mais si on pourrait débattre de nos affinités ou non avec le nouveau look des personnages, notre avis pourra être plus tranché avec la refonte graphique. Le gros défaut reste la manière dont est gérée la lumière. Il est incroyable de voir qu’il suffit de tourner le coin d’un couloir, pour passer d’une totale noirceur à une pièce qui baigne dans un éclat de lumière aveuglant. Et cela à cause d’une simple ampoule qui brille de mille feux, comme un soleil en plein été. C’est d’autant plus flagrant lorsqu’on pénètre dans une salle rempli de projecteurs, car on ne voit absolument rien et on passe notre temps à les détruire pour pouvoir avoir un semblant de confort visuel.

Avec des textures retravaillées, le jeu garde son charme d’origine et cela plaira sans conteste aux joueurs de la première heure, mais pour les autres cela demandera forcément un temps d’adaptation. Il faut bien comprendre que Perfect Dark n’est plus tout jeune et commence sérieusement à accusé son âge. Malgré tout, la sensation au moment où on replonge dedans est assez agréable grâce à une maniabilité qui n’a pas autant vieillie que ça.

Un sentiment accompagné par le multijoueur qui n’a rien perdu de sa dynamique. Pouvoir affronter quatre amis en local est un pur bonheur, en plus de pouvoir activer jusqu’à huit bots qui se joindront à la partie. La multitude d’options paramétrable est un vrai régal et permet vraiment de varier les plaisirs. Malheureusement, la petite tâche au programme c’est qu’on peine assez facilement à trouver une partie en ligne avec un service qui est pratiquement abandonné par les joueurs.

 

En résumé

Pour les plus curieux, cela reste assurément un monument du jeu vidéo à découvrir à tout prix. Mais de par son ancienneté, il est difficile de conseiller un jeu qui parlera avant tout aux nostalgiques. Le portage de Perfect Dark n’est pas allé jusqu’au bout de son exercice, avec une aventure qui reste excellent de par son scénario, mais dont les mécanismes de gameplay risque de rebuter la plupart des nouveaux joueurs.

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