Test – Rayman Origins

En étant la figure de proue pour les Lapins Crétins, le futur vidéoludique de Rayman semblait bien funeste. Mais la mascotte d’Ubisoft attendait sagement son grand retour qui pour notre plus grand bonheur fut présenté en 2010, avec un épisode qui nous promettait un retour aux sources du personnage. C’est donc avec un bonheur non dissimulé qu’on accueille Rayman Origins et autant dire que le résultat s’annonce comme un grand jeu de plate-forme.

 

I’ll be back !

La première chose qui nous saute immanquablement aux yeux sur Rayman Origins, en plus du retour à un plan en 2D, c’est avant tout l’aspect graphique. On sent qu’un soin vraiment particulier y a été apporté et c’est une myriade de couleurs qui nous explosent au visage. La beauté des animations mais surtout des décors est vraiment saisissant. Il est difficile de rester insensible face à la superbe réalisation de ce jeu, au point où l’on se dit que l’attente en valait vraiment la peine. Le retour de Rayman se fait en grand pompe et ce n’est pas pour nous déplaire, au contraire. Admirer la petite mèche de notre héros balloté dans le vent, ou bien les nombreuses pitreries de Globox, cela n’a pas de prix. Un amour du détail qui se ressent à chaque instant et qui donne vraiment envie de se plonger dans l’aventure.
En dehors du délice de sa réalisation, on peut aussi noter une jouabilité irréprochable. Courir, sauter et donner des baffes, du grand classique pour ce type de jeu mais qui est parfaitement exploité. Surtout qu’il est rapidement possible de planer ou de se déplacer sur les murs et à partir de ce moment c’est la frénésie qui nous gagne. Les niveaux sont admirablement conçus pour offrir au joueur l’impression de ne jamais faire la même chose. Les situations différentes s’enchainent et on progresse avec un sentiment de découvrir de nouvelles choses à chaque instant. On pourrait reprocher le manque de diversité dans les environnements, avec quatre ou cinq thèmes qui revient constamment, comme la jungle ou la glace pour les nommer. Mais le tout s’alterne assez régulièrement et les passages aquatiques ou de tir en Moskito offrent une bouffée d’air frais et rend le tout très homogène, on ne s’ennuie vraiment jamais.

 

Ho la petite jaune !

La maitrise de notre personnage est un facteur important à cause de la grande exigence de certains tableaux, mais surtout si on souhaite mettre la main sur tous les bonus dont regorgent ces derniers. La progression est récompensée par l’obtention de nouveaux costumes pour Rayman et Globox, ainsi que pour les Ptizètres, mais pour les obtenir il va falloir récolter un nombre suffisant d’électoons. Pour trouver ces précieux jetons roses, il va falloir s’armer d’une bonne dose de dextérité en dénichant toutes les cages cachés, ainsi qu’en attrapant tous les Lums. Ces bestioles jaunes se ramassent un peu partout sur votre chemin, mais ce seront surtout les grosses pièces qui vont faire décoller votre compteur de points. Souvent bien cachées, elles sont la plupart du temps assez difficile à atteindre et mettront vos nerfs à rudes épreuves.
La convivialité à également une place de choix dans Rayman Origins, en empruntant allégrement des mécanismes qui ont fait le succès de jeux comme New Super Mario Bros Wii. C’est ainsi que quatre joueurs peuvent venir s’installer devant la console, dans la joie et la bonne humeur, mais aussi pour se mettre des bâtons dans les roues. Car si au début on essaye un temps soit peu de jouer en coopération, les petites taquineries amicales se mettent vite en place et on prend rapidement un malin plaisir à envoyer valser nos amis contre des ennemis, voir tout simplement dans le vide. A notre trépas on passe automatiquement sous la forme d’une bulle et il suffit qu’on nous touche pour revenir dans la partie. Ainsi la mort n’est pas une finalité et toutes les conditions sont réunis pour passer de bons moments de rigolade à plusieurs.

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Cours mon Lapin

Malgré une difficulté très progressive, ceux qui cherchent un défi à leur hauteur, en trouveront sans aucun problème dans Rayman Origins. S’il est facile de terminer un niveau, c’est une autre paire de manche de le faire en remplissant les conditions pour acquérir tous les électoons. En plus des 350 Lums et des cages, il est en outre possible de se lancer dans une course d’obstacles chronométré. Terminer un niveau dans un temps donné mettra toute votre adresse à l’épreuve et vous permettra de gagner dans un premier temps un électoons, ou bien une médaille si vous battez le plus haut record. Mais le plus gros challenge reste certainement la course au coffre qui vous demande de pourchasser un coffre dans un niveau, afin de mettre la main sur les dents de la faucheuse. Celle-ci en possession de tout son dentier, vous débloquera un monde bonus qui se révèle bien plus complexe, une véritable torture.
Et pour conclure, il serait inadéquat de ne pas mentionner les superbes musiques qui ornent ce Rayman Origins. Le travail accompli par Christophe Heral, qui avait déjà œuvré sur Beyond Good & Evil, est tout simplement remarquable. Les mélodies sont vraiment appropriées et contribuent à l’ambiance onirique et délirante qui nous imprègne à chaque fois un peu plus. Un accompagnement qui s’intègre parfaitement, comme dans les niveaux où l’on retrouve des instruments à vent ou à percussion. Autant de notes qui ne nous sortent plus de la tête même après avoir éteint notre console, on pense notamment au chant des Lums qui fleurte entre l’agacement et l’enivrance. Une atmosphère sonore d’une qualité qu’on aimerait entendre un peu plus fréquemment.

 

En conclusion

En mélangeant avec habilité une jouabilité et une réalisation presque parfaite, il est bien difficile de rester insensible face aux charmes que nous offre ce Rayman Origins. Un chef d’œuvre en puissance qui mérite amplement qu’on s’y attarde et ce serait un sacrilège de ne pas lui faire une petite place dans votre ludothèque. Notre ami Rayman est vraiment de retour et Michel Ancel et son équipe signe avec brio ce qui est certainement un des meilleurs jeux de plates-formes de ces dernières années.

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