Test – Rotastic

Dans une industrie qui ne cherche plus vraiment à se renouveler, ou alors trop rarement. Il fait parfois du bien de tomber sur des productions qui arrivent pourtant à se démarquer en offrant un peu de neuf, sans pour autant aller chercher la claque technique. C’est un peu ce que Dancing Dots a essayé de nous concocter, avec un jeu qui de prime abord ne brille pas vraiment par sa réalisation, mais qui prouve bien qu’il ne faut pas toujours se fier à l’enrobage d’un produit. rotasticlogo

Tournez manège

Afin de ranger Rotastic dans un tiroir qui lui convient, on pourrait dire qu’il s’agit d’un « One Button Game ». Pour comprendre cette définition un poil barbare, il suffit de savoir que dans la pratique il est nécessaire d’appuyer sur une seule touche pour se déplacer dans l’environnement. Une simple pression du bouton suffit pour lancer son grappin et s’accrocher aux points d’ancrages, et en le maintenant enfoncer pour tournoyer autour. Tout en le lâchant pour s’éjecter plus loin, afin de s’agripper à nouveau et ainsi de suite. Dans le but de récolter tous les joyaux dans le temps impartie, pour obtenir le plus haut score possible. Mais qu’on ne s’y trompe pas, derrière cette présentation assez minimaliste se cache en faite une certaine ingéniosité. Car en plus de la gravité, il va falloir faire attention à nos deux barres d’énergie. Une d’entre elle est un bouclier qui se charge dès qu’on reste suspendu à notre corde un minimum de temps, ce qui est très important car sans elle on ne peut pas s’accrocher à un nouvel ancrage. Et la deuxième représente en quelque sorte notre barre de vie et détermine le nombre de dégâts qu’on pourra subir, qui elle se remplit également au fur à mesure. Dans la pratique, ces mécanismes tout bête se révèlent être diablement efficace, et on se surprend à prendre plaisir sur un jeu qui pourtant au départ ne fait pas vraiment sensation. Car il faut bien avouer qu’on ne s’enfonce pas dans un design très recherché. Un univers médiéval, des personnages un brin humoristique avec l’elfe ou encore le viking et des fonds d’écran légèrement animés. Rien de bien transcendant, mais ce n’est vraiment pas la dessus qu’il faut s’attarder, sous peine de passer à coté de tout l’intérêt de Rotastic. rotastic_061 rotastic_031

Simple mais ambitieux

Même si les trois premiers mondes sont plutôt faciles à parcourir et se bouclent sans trop de problèmes. Il ne faut pas rester sur cette première impression, car les choses se compliquent assez vite. Une bonne dose de dextérité est rapidement requit, pour des niveaux qui deviennent de plus en plus ardus et qui demandent un peu de jugeote pour en voir la fin. Une difficulté qui s’agrémente par divers pièges qui n’hésiteront pas à malmener le joueur, un véritable pétage de plombs en perspective. L’objectif est de ramasser le plus de gemmes, tout en veillant à faire des chaînes de couleurs pour monter un multiplicateur, ce qui aidera à monter le score. Il ne s’agit là pas d’une finalité, car on retrouve aussi des tableaux de survie dans un temps imparti, ou encore des casse-têtes qui doivent être résolus pour terminer le tableau. Mais le scoring a vraiment la part belle, car même la prise de risque est récompensée. Faire de belles actions, comme se rattraper à la dernière minute après une chute, est gratifié d’un bonus de points. Autant de petites subtilités qui se dévoilent au fur et à mesure et qu’il va falloir maitriser pour atteindre un pointage parfait. Rotastic se targue aussi d’un mode multijoueur dans lequel jusqu’à quatre joueurs peuvent s’adonner à des joutes entre amis, pour de la chasse aux pierres précieuses ou bien tout simplement se taper dessus dans la bonne humeur. Bien qu’il reprenne tous les principes de la campagne, l’absence d’un mode en ligne le rend pourtant assez dispensable. Et on aura vite fait d’en faire le tour, cela malgré le fait qu’on puisse affronter une IA plutôt coriace.

En conclusion

Si Rotastic aurait peut-être mérité une réalisation avec un peu de plus de moyen, il n’en reste pas moins excellent et il mérite d’être découvert. C’est typiquement le genre de jeu sans prétention qui pourtant va engouffrer plusieurs heures de nos soirées, simplement car on aura envie de terminer le niveau qu’on vient de commencer. Même s’il faut nuancer cette enthousiasme, en se disant qu’il vaut mieux aimer la course aux scores pour vraiment apprécier tout son potentiel.

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