Test – Skydrift

La compétition est un des nombreux thèmes récurrents du jeu vidéo, mais c’est aussi surtout le fil d’Ariane qui motive beaucoup de joueurs à s’affronter entre eux. Que cela soit pour la performance de se retrouver parmi les meilleurs ou pour s’amuser, voir les deux, c’est toujours avec un plaisir non dissimulé qu’on terrasse nos adversaires. Alors si en plus on peut le faire a bord d’un engin mécanique et le tout en haute vitesse, c’est du bonheur en boite.

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Friction et explosion

Quand on pense à des courses de véhicules motorisés et des armes, on pense presque tout le temps à Mario Kart. Le succès de cette petite série à créée à elle seule tout un genre, une recette gagnante que beaucoup de développeurs ont forcément essayé de copier au fil des années. Si conduire des avions en folies n’a pourtant rien de bien révolutionnaire, SkyDrift ne manque pourtant pas d’intérêt et c’est ce que nous allons découvrir.

Sans faire de la surenchère technique, on peut en tout cas dire que le niveau graphique de SkyDrift est relativement élevé pour un jeu téléchargeable. C’est vraiment joli et c’est plutôt agréable de parcourir les environnements, même s’il faut reconnaitre qu’on n’a pas toujours le temps de les admirer à travers les explosions qui nous encercle de toute part. Car même s’ils ne sont pas nombreux, les six bonus récupérables durant les courses effrénées constituent un argument de poids pour contrer vos adversaires.

Surtout que leur système est bien conçu et s’offre même le luxe de proposer un aspect tactique très intéressant. Si deux bonus peuvent être gardés en réserve en même temps, on peut également augmenter leur puissance en ramassant le même pouvoir une deuxième fois. Ainsi un missile pourra être tirée plusieurs fois, ou une mitraillette gagnera en efficacité et pourra être utilisé plus longtemps. Il devient donc assez important de faire des choix et d’emmagasiner des bonus, qui en cas de besoin pourront retourner une mauvaise situation à notre avantage.

Skydive-6 Skydive (2)

La vitesse avant tout

Mais l’armement ne fait pas tout, et il va aussi falloir gérer une barre de boost qui va vite devenir votre meilleure amie. Car pour la faire monter, en plus de pouvoir convertir vos bonus en énergie, il est prioritaire de faire de belles actions pour la voir grimper assez rapidement. En détruisant vos concurrents par exemple, mais aussi en prenant des risques, en passant dans des endroits exigus ou bien en rasant de très près le sol. La vitesse ainsi gagnée, devient un atout indéniable pour arriver en première position, surtout que les pilotes en face ne vous feront pas de cadeaux.

Sans mettre de coté l’efficacité du gameplay, on ne peut pas en dire autant du soin qui a été apporté au contenu de SkyDrift. Même si la campagne solo est d’une durée honorable avec sa trentaine de courses répartie dans sept étapes. C’est surtout les trois uniques modes de jeux qui font pâle figure. On retrouve ainsi la course classique, la vitesse où on nous demande de traverser des anneaux pour aller plus vite, et la survie qui est un affrontement où après un certain temps le dernier en lice est éliminé de la compétition. Du grand classique et qui n’offre aucune surprises, ce qui est un peu dommage car on a vraiment l’impression de rester sur notre faim.

Un manque qui se ressent aussi du coté du multijoueur, car même si on peut saluer l’effort d’avoir inclus un jeu en ligne. On aurait aussi aimé avoir l’opportunité de s’adonner à SkyDrift en écran scindé, mais il faut se rendre à l’évidence que cette possibilité est tout simplement aux abonnés absents. Et il faut malheureusement reconnaitre que ce petit oubli fait toute la différence et enterre une grande partie de l’intérêt qu’on pourrait porter à ce jeu.

 

En conclusion

Sympathique mais sans plus, c’est vraiment ce qui colle le mieux pour décrire SkyDrift. Si sa jouabilité et sa réalisation est vraiment irréprochable et apporte son lot de jouissance, on ne peut pas en dire autant de son contenu très limité. Il y a de quoi se satisfaire en solo pendant quelques heures, mais on en fait vite le tour et le manque d’un mode multijoueur en local se fait cruellement ressentir. Dommage, ne pas pouvoir jouer sur le même écran avec des amis est vraiment regrettable, surtout pour un jeu qui base sa dynamique sur l’affrontement entre joueurs.

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