Test – Solar Struggle: Le Space Opera arcade revient

À l’aube du prochain Star Wars, le Space-Opera a le vent en poupe au cinéma avec la récente sortie des Gardiens de la Galaxie, Interstellar ou Jupiter Ascending. Dans le jeu vidéo aussi cela se ressent et même si Solar Struggle est de 2014, Z-Sofware a voulu profiter de cette vague nostalgique du genre.

Solar Struggle-head

Spatio-politiquement correct

Z-Software a mis un point d’honneur sur le background de Solar Struggle, en développant un environnement politique assez étoffé et riche. En effet, jusqu’à l’année 2016, les budgets de tous les programmes spatiaux du gouvernement ont été réduits au minimum. Pour continuer l’exploration de l’espace, un groupe privé d’entreprises a créé une nouvelle alliance qui a pour nom: le Consortium. Celui-ci  a été en mesure de démontrer un succès étonnant sur plusieurs décennies. Il a rapidement assumé une position de monopole dans le développement et la production d’équipements de l’espace.

Pendant ce temps, en 2087, l’humanité s’est unie à un gouvernement mondial créant une fusion des forces armées des anciens gouvernements pour une nouvelle police militaire au service de ce nouvel ordre mondial. Son premier succès a été la création d’une colonie permanente en mars 2094 dont le Consortium a participé activement. Aujourd’hui, en 2169, l’Humanité est présente dans les coins les plus reculés du système solaire. Une ruée vers l’or a mis en place des colonies minières partout où il a été possible d’extraire des matières premières dans des complexes miniers. Le Consortium a ainsi prospéré et il est devenu la plus grande puissance économique dans le système solaire. Il contrôle une grande partie de toutes les opérations minières et tire des revenus de la vente de navires et la technologie pour les colonies.

Mais la prospérité générale attire aussi des individus qui cherchent à s’enrichir aux dépens des honnêtes travailleurs. Et à cause des énormes distances entre les planètes, il est extrêmement difficile aux forces de l’ordre de garder le contrôle. Par conséquent, beaucoup d’événements tragiques se produisent encore…
C’est donc dans cet environnement que commence notre vie de jeune pilote qui échappe à la mort de justesse alors que son convoi a été attaqué.

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Triste effort…

Solar Struggle est donc un arcade shooter sur un fond de Space-Opera où l’on incarne un jeune pilote qui au travers de 11 missions devra prendre les commandes de 9 vaisseaux différents pour combattre de nombreux ennemis en mode escarmouche. À part le mode histoire, il y a un mode challenge pour réaliser différentes missions avec une ou plusieurs conditions données. Graphiquement, le jeu est correct sans pour autant casser la baraque, mais ce qui m’a choqué tout de suite c’est ce non-sens du fait que malgré que l’on soit dans un environnement 3D on évolue en 2D, si bien que notre vaisseau ne peut en aucun cas monter ou descendre. Pourtant ce n’est pas super compliqué quand on regarde “Freelancer” de Chris Roberts en 2003 où malgré la restriction de zone , les phases phases de combat étaient entièrement en 3D et de bonnes factures, impensable de faire moins bien presque 10 ans après.

Les missions s’enchaînent de façon saccadée avec une coupure texte et Cut-Scene entre chaque pour avancer dans le synopsis sans pour autant être très diversifiées. Celle-ci s’arrête à aller ici, tuer les ennemis, escorter et protéger ce vaisseau, aller aider tel ou tel vaisseau, bref pas de grosses surprises et c’est dommage. Les batailles de type arcade devraient être épiques! C’est loin d’être le cas, car l’IA part vite aux fraises, les vaisseaux ennemis ont des comportements assez atypiques comme tourner en rond ou slalomer dans le vide sidéral et les plus gros vaisseaux ne bougent même pas, c’est sidérant! (Désolé, j’ai pas pu m’en empêcher…).

Bon généralement, les “Dogfights” se passent en 3D comme un bon “Ace Combat” où la capacité de se retrouver derrière l’adversaire pour le transformer en passoire dépend de nos facultés de pilotage dans un environnement 3D, ce qui donne de la dynamique à l’action. Ici, on se limite aux aller et retour des vaisseaux ennemis sur votre personne et le combat devient vite ennuyeux et insipide, loin de ce que pourrait être l’Arcade… D’ailleurs le Gameplay souffre d’une certaine réponse intensive, votre vaisseau tourne trop rapidement rendant approximatif votre visée. Il arrive que l’on rencontre des champs d’astéroïdes, ce qui pourrait augmenter la difficulté de progression…Ben non, là aussi on peut toucher un obstacle se contentant d’un “Pok” et la vie continue! et c’est aussi valable avec les collisions entre vaisseaux.

Tout au long de notre progression, nous pouvons upgrader notre vaisseau avec des éléments d’attaques et de défenses, ainsi que le “boost” et même si l’idée est bonne, il ne reste pas moins que peu de choix s’offrent à nous et c’est bien dommage malgré le fait que le mode Challenge permet d’enrichir ce choix. La musique est sans vie, répétitive sur plusieurs missions et elle n’illustre pas du tout l’action…enfin si finalement puisque l’action n’est pas du tout retranscrite. Quant aux BMG…bah…hum…euh…se limite à “piouw piouw”, “Haaarg” et “Ho no!”, pas super riche pour un jeu de 2014.

En Conclusion

Z-Sofware avait à la base une bonne idée de jeu, mais on a surtout un sentiment d’un Solar Struggle inachevé et pourtant il aurait mérité un traitement plus précis pour en faire un bon jeu, quel dommage…

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