Test – Solstice Chronicles : MIA, un Twin-Stick Shooter bien glauque

Il faut croire que le Hack’n Slash et le Twin-Stick Shooter sont deux genres qui se marient bien, car les développeurs adorent nous sortir des jeux qui piquent des idées à ces deux catégories. Et c’est justement ce que le studio Ironward a tenté de faire avec Solstice Chronicles : MIA.

La Terre est un peu mal en point

Notre petite planète bleue n’est plus très paisible depuis qu’un virus s’est installé et que cela à forcé l’humanité à trouver refuge sur Mars. Une colonisation qui ne se passe pas très bien, car d’un coté il y a des sociétés qui veulent profiter de la situation, tandis qu’en même temps il y a des organisations qui veulent lutter contre le virus et s’emparer de la Terre. C’est ainsi qu’on tombe au milieu de tout ça, tentant de survivre dans une colonie qui est infesté par des humains qui ont été transformé par le virus. Pas besoin de vous dire que le coin est loin d’être accueillant et qu’il sera nécessaire de faire parler nos flingues pour s’en sortir.

C’est durant cette mésaventure qu’on va faire la rencontre de Saffron, un drone très utile mais aussi à l’humeur légèrement cynique. Ce compagnon de fortune pourra nous apporter son aide, tandis qu’il sera possible de l’améliorer en ramassant des modules qui pourront être posé sur lui afin de le faire évoluer. Par contre cet aide aura également des contraintes parfois très désagréables. Il sera par exemple possible de déployer un bouclier autour du drone, qui viendra bruler tous les ennemis qui s’en approche de trop près. En revanche, l’utilisation de ce module aura pour effet d’invoquer un Béhémoth dans les environs et qui viendra forcément en découvre avec nous.

Le niveau de difficulté de Solstice Chronicles est plutôt pervers, dans le sens où le jeu nous épargnera à aucun moment. Il est facile de mourir, notamment si l’on ne prend pas le temps de fouiller les environnements à la recherche de munitions pour nos armes. Les précieux projectiles sont parfois limités et ils sont loin d’être posé en abondance sur notre chemin. Il faudra faire quelques détours et se plonger dans des impasses, juste pour avoir l’espoir de trouver de quoi remplir nos chargeurs. C’est d’autant plus vrai si l’on essaye de traverser le jeu dans des niveaux de difficulté plus élevés. Jusqu’à six paliers de difficulté peuvent être débloqués, nous soumettant à chaque fois à des monstres avec plus de points de vie et qui naturellement, nous ferons aussi beaucoup plus mal. Un beau challenge auquel se confronter et qui ne nous fera aucun cadeau.

L’atmosphère du jeu est vraiment très froide et glauque par moment

Tous les outils pour faire face à l’enfer

Que l’on joue dans la campagne ou en mode survie, l’évolution de notre personnage se fera par le biais d’un arbre de compétence. Il est constitué de trois branches : Général, Classe, Drone. Il est ainsi très clair de savoir à quoi appartient chaque embranchement et on pourra ainsi facilement choisir les compétences qu’on souhaite améliorer. Cela se fera de manière assez classique, dans la mesure où on gagne des points qui pourront ensuite être distribué. Un point mit dans une capacité augmentera ainsi son efficacité de quelques pourcents. Santé, régénération, vitesse de rechargement, améliorer les effets de notre drone, tout est quand même assez prévisible et il ne faudra pas s’attendre à y trouver une grande originalité. Dans le meilleur des cas on pourra dire que le procédé a le mérite d’être facile à assimiler et qu’on a vraiment le choix d’améliorer notre héros en fonction de nos goûts et de notre façon d’aborder le jeu.

Là où le gameplay de Solstice Chronicles se démarque un peu plus, c’est qu’on nous propose le choix parmi quatre classes de personnages. Pas de quoi crier au génie, mais au moins cela donne l’opportunité d’aborder le jeu de différentes manières. Ayant chacune leurs propres avantages ou faiblesses, on aura donc la possibilité d’avoir une maniabilité légèrement différente selon nos envies. L’Assault est une brute de puissance, le Demolition peut utiliser trois compétences actives à la fois, ce qui lui permet d’utiliser plusieurs genres de tourelles en même temps. Hellfire en contrepartie offre une grosse résistance face aux monstres, mais sa deuxième arme est bloquée sur l’utilisation du lance-flamme. Et pour finir, le Terminator est capable d’engendrer rapidement un grand nombre de dégâts à ses assaillants, mais l’utilisation de ses compétences fera drastiquement chuter sa vie.

Mais ce qui démarque vraiment Solstice Chronicles c’est son ambiance. Même s’il n’est pas le plus beau jeu de sa catégorie, on peut tout de même souligner l’effort qui a été fait pour proposer des décors glauques et oppressants. Bien que très linéaire, il est tout de même possible de s’engouffrer dans de larges couloirs qui nous obligent parfois à explorer des recoins qui sont loin d’être accueillant. Prenant ainsi le risque de faire face à des monstres qui vont rapidement vider le chargeur de nos armes. L’atmosphère est crade à souhait et le design des bestioles et des boss qu’on affronte l’est tout autant. Il y a vraiment de quoi se faire plaisir et on ne se lasse pas d’arpenter le jeu, même après l’avoir terminé plusieurs fois de suite.

 

En conclusion

Malgré son approche trop classique du Twin-Stick Shooter, Il n’en reste pas moins très amusant à jouer. Solstice Chronicles : MIA n’a pas la prétention de réinventer la roue ou de proposer quelque chose qui sort de l’ordinaire, mais au moins il y a de quoi faire. Le fun est au rendez-vous, ainsi qu’un défi à la hauteur de nos espérances et qui nous encourage grandement à refaire plusieurs fois le jeu dans son intégralité. Juste pour l’envie de découvrir chaque classe, mais aussi pour nous casser les dents contre des monstres en plus en plus fort, histoire de débloquer tous les niveaux de difficulté. Il en ressort une durée de vie vraiment agréable et qui aura de quoi nous satisfaire pendant un bon moment.

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